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VOTRE SAGA YOUNGTIMER : LA TRIUMPH TR8 (1977-1981)

  • février 4, 2021
  • sur Alexandre

Nous vous invitons aujourd’hui à la découverte d’une automobile oubliée, la Triumph TR8. Évolution de la TR7 mais conçue en priorité pour le marché américain, elle n’a été qu’une étoile filante dans la galaxie de l’automobile mondiale de la fin des seventies et du tout début des eighties. Une rareté qui en fait une pépite pour les aficionados. Née au mauvais moment et au mauvais endroit, elle reste l’unique et rare Triumph qui, comme son nom l'indique, abrite un V8 sous son capot !

 



Partons à la découverte de cette exception!

Son design extérieur est très proche de la TR7 mais la TR8 se démarque par des détails spécifiques sur le capot et la malle et par un échappement double. Intérieurement, aucune différence si ce n'est le volant, de marque Moto-Lita à 3 branches, recouvert de cuir. La présentation est typique de l’époque fin 70, début 80. Concrètement, tout est carré et tout est…plastique ! La seule grande nouveauté de la TR8 est cachée sous le capot. La marque a hésité entre deux appellations:TR7 Sprint ou TR7 V8. Finalement, l’auto s’est appelée TR8, un nom qui sonnait bien et mettait en exergue son moteur.

 

En fait, le chiffre retenu n’était prosaïquement que le nombre de cylindres de l’antique et vénérable V8 Rover. Ses caractéristiques étaient donc déjà (défavorablement) bien connues et pas vraiment plébiscitées: un rendement médiocre et une fiabilité folklorique. Selon ses deux types d’alimentation (carburateurs ou injection Bosch) disponibles, sa puissance variait de 135 à 150 chevaux pour une cylindrée exacte de 3 528 cm3.

 

Le moteur est de conception ancienne, mais il est noble.

La Triumph TR8 utilise donc le V8 de Rover, apparu sur les berlines P5B et le Range Rover. Dans la Triumph TR8, le V8 est alimenté par 2 carburateurs Zenith - sauf en Californie où la législation imposait déjà à l’époque l'injection et un pot catalytique. Il délivre ici modestement 133 ch à 5000 tr/min et un couple de 224 Nm à 3000 tr/mn avec un taux de compression de 8,1:1. Plus cheval de trait que pur sang de course mais sa qualité d’architecture 8 cylindres permettait à l’auto d’être qualifiée de sportive.

 

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Destinée en priorité aux USA, la TR8 ne sera que très peu vendue en Europe, car Triumph préférait commercialiser sur le vieux continent une TR7 Sprint équipée d’une motorisation plus moderne. Mais cette TR8, malgré un surpoids de presque 140 kg par rapport à la TR7, octroyait des performances réellement en hausse avec un 0 à 100 km/h en 8", soit 3" de mieux que la TR7. Sa boîte est manuelle à 5 rapports ou automatique provenant, elle, de chez Borg Warner à 3 rapports en option.

 

Les évolutions pendant la carrière éclair de cette Triumph.

En juillet 1979 la paire TR7/TR8 devient disponible en version décapotable, d’abord sur le marché américain puis en août 1980 en Europe. Nettement plus aguichant que la version fermée, le cabriolet représente dès lors l’essentiel des ventes. Son design réussi réconcilie beaucoup de monde avec les lignes de la TR7/TR8 et Triumph la propose aussi avec le V8 aux USA en juin 1980. En 1981, le V8 destiné à l'export aux USA passe à l'injection Bosch L-Jetronic avec une gestion Lucas. La puissance augmente très légèrement à 137 ch.
Enfin en octobre 1981, la doublette TR7/TR8 tire sa révérence (la maison mère British Leyland ayant fait faillite) après 2815 exemplaires dont 2106 cabriolets.

 

Et aujourd’hui ? Elle est rarissime mais…abordable !

Il faut savoir d’abord que dans les années qui ont suivi l’arrêt de la commercialisation, un certain nombre de propriétaires de TR7 ont suivi l’exemple de l’usine en remplaçant le quatre-cylindres d’origine par le V8 Rover. De nos jours, trouver un exemplaire sous nos cieux est un petit peu difficile. En effet, c'est en Amérique que la très grande majorité de ces voitures ont été vendues. Mais tout peut arriver: certaines d’entre elles ont refait le chemin dans l’autre sens et réapparaissent ponctuellement. Pour l’heure, la Triumph TR8 ne passionne qu’une poignée d’initiés.
Par contre, vu les remplacements de moteur évoqués plus haut, l’authenticité de la voiture constitue le principal écueil au moment de l’achat.
En tout cas, la TR8 ne vous ruinera pas : comptez entre 15 000€ et 20 000 €.