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ESSAI HYUNDAI KONA

  • août 5, 2019
  • sur Alexandre

Si l’on demande aux acheteurs de SUV de faire l’énumération de ce qu’ils recherchent dans ce type de véhicule, bien sûr, ils vous parleront de sécurité, de position de conduite, d’espace, mais cela est difficile à illustrer. Le style, quant à lui, est aussi dans la liste des priorités. Il semble que Hyundai a bien compris le message. Un air nouveau flotte désormais chez le constructeur coréen.



Kona, un certain style

Il n’y a pas de révolution dans l’approche, mais Hyundai a su exploiter certains éléments en sa faveur comme l’utilisation des couleurs. Bien sûr, il y a le blanc, le noir et le gris, mais nous avons droit à des teintes “flashy” dont un bleu lagon, un orange tangerine et un jaune-vert citron acide, des coloris qui valorisent pleinement ses formes et son style. L’occasion de se la jouer différente et surtout de se démarquer face aux concurrents qui sont très nombreux. Au-delà des couleurs, il y a aussi une silhouette qui se remarque avec la présence d’une grille en cascades à l’avant, des phares à deux étages et un capot nervuré. Des traits de caractère qu’on attribue plus facilement à Kia que Hyundai. Les passages de roues en plastique donnent une certaine légitimité au qualificatif utilitaire d’un SUV, tout comme le rail de toit. Les versions haut de gamme profitent aussi de jantes en alliage spécifiques de 18 pouces et vous avez aussi des versions deux tons très réussis. Hyundai a compris que les acheteurs, plus jeunes, de cette catégorie de véhicules veulent visuellement se démarquer du lot et, sur ce chapitre, c’est mission accomplie! Cela n’est pas un gage de succès, mais le fait de ressortir du lot est, à notre avis, un point positif.

 

Un peu plus timide à l’intérieur

Comme nous sommes à bord d’un véhicule abordable, il ne faut pas s’attendre à être foudroyé en prenant place derrière le volant. Le noir domine l’habitacle et Hyundai a ajouté quelques petites touches de couleurs qui passent par l’intérieur des grilles d’aération au contour du levier de vitesse en ajoutant des surpiqûres sur les sièges qui s’harmonisent à la couleur de la carrosserie. La facture générale est de qualité, même si les plastiques durs couvrent l’ensemble de l’habitacle. La finition est minutieuse et le conducteur profitera d’un ajustement électrique dans les versions haut de gamme alors que le siège du passager avant demeure manuel. L’espace aux sièges arrière se situe entre le CX-3 de Mazda qui est le moins généreux et le HR-V chez Honda qui est le plus généreux. Disons que c’est suffisant et que la troisième place est plus symbolique que réaliste tandis que l’assise gagnerait à être un brin plus moelleuse. De série, le Kona reçoit un écran tactile de 7 pouces compatible avec Apple CarPlay et Android Auto associé à deux prises 12 Volts, une prise USB et une entrée auxiliaire. Les versions haut de gamme reçoivent un écran de 8 pouces, la navigation et un chargeur par induction pour les smartphones. On compte aussi un afficheur tête haute rétractable en plastique, un peu à la manière Mazda ou Peugeot, mais avec un écran plus clair et plus grand. Le coffre dispose d’un volume de chargement compris entre 361 et 1 143 litres, avec en bonus un plancher plat lorsque la banquette 60/40 est pliée. De plus, des compartiments de rangements sont présents sous le plancher.

 

Les choix de moteurs

Deux motorisations diesels sont au catalogue. Un nouveau quatre cylindres 1.6 proposé en deux niveaux de puissance, 115 et 136 chevaux avec la possibilité de coupler avec une boîte à double embrayage et une transmission intégrale pour la version 136 ch. Ce n’est pas le moteur plus énergique du plateau mais il convient à la tâche en délivrant des accélérations et des reprises convenables sans trop passer souvent à la pompe, avec une moyenne de 5,7 l/100 km relevée sur un parcours mixte. Il est en réalité pénalisé par le surpoids de la caisse qui affiche près de 1 400 kg sur la balance. C’est en moyenne 150 kg de plus que ses petits camarades que sont les Renault Captur ou Seat Arona. L’agrément est en revanche bien meilleur qu’auparavant avec davantage de souplesse et de discrétion. La boîte mécanique à 6 rapports privilégie quant à elle l’efficience avec un étagement long. Les émissions de CO2 restent donc maîtrisées avec un taux homologué à 109 g/km, ce qui place le coréen dans la zone neutre du bonus/malus même en 2019. En contrepartie, il faudra jongler avec les rapports pour trouver le couple maxi et assurer les dépassements. Egalement proposé avec un moteur 1.6 turbo essence développant 177 ch et une transmission intégrale, le Kona se satisfait pleinement de son 3 cylindres 1.0 T-GDi 120 ch. Ce moteur 1 litre 3 cylindres turbo très agréable combine silence de fonctionnement, couple et puissance et avec la boîte mécanique à 6 rapports, il est un modèle d’agrément et d’efficacité avec une consommation mixte qui tourne autour des 7 l/100 km en usage normal. Franchement, inutile d’envisager une autre motorisation d’autant que ce 3 cylindres pas trop lourd ne charge pas le train avant qui garde ainsi une certaine agilité et précision dans son guidage. Posé sur de belles roues en 18 pouces aux pneus taille basse, le Kona est vraiment plaisant à conduire d’autant qu’il gère plutôt bien le roulis, mais du coup sa suspension est ferme et le confort en prend un petit coup. Enfin, polyvalent et très agréable à conduire, le nouveau Kona est désormais disponible en 100 pour cent électrique.

 

Vous le vivez, il vous électrise

Conclusion. Avec son crossover urbain Kona, le constructeur coréen se lâche et souhaite sortir du lot dans un segment très concurrentiel dans lequel le style est l’un des principaux critères d’achat. Original, décalé et presque dévergondé, le Kona propose un style extérieur qui ne passe pas inaperçu. La clé du succès?

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