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VOTRE SAGA YOUNGTIMER MAZDA RX7 (1978-1985)

  • août 24, 2020
  • sur Alexandre

A la fin des années 60, un moteur plein de promesse voit le jour, le moteur “rotatif”. Son concepteur Wankel a l’idée de remplacer le mouvement alternatif du piston par le mouvement d’un rotor dans une chambre circulaire (appelée stator). Cette invention présente de nombreux atouts: une taille et un poids très réduits associés à une puissance élevée, et une absence de vibrations… mais ce bijou d’ingénierie recèle aussi quelques défauts: peu de spécialistes pour entretenir ces moteurs, et des problèmes d'étanchéité entre le rotor et le stator qui provoquent des consommations peu raisonnables d’huile (et de carburant) et un manque affiché de fiabilité mécanique. Pourtant Mazda relève le challenge et s’autoproclame champion du moteur Wankel.



RX-7. De beaux débuts.

Mazda propose avec cette RX-7 un modèle sportif destiné à un public assez vaste et doté d’une esthétique largement inspiré par la Porsche 924. Cette RX-7 présente des solutions très classiques pour l'époque (boîte à 4 vitesses, essieu arrière rigide…), mais sous le capot avant “hulule” un birotor Wankel de 2,3 litres, développant 105 chevaux. Positionné bas et très reculé, ce moteur garantit une belle répartition des masses, gage d’équilibre sur la route.

 

Très bien dessiné, nanti d’une jolie finition, l’habitacle flatte l’œil et accueille même des passagers arrière (sur de courts trajets). Tous les essayeurs de l’époque soulignent le très bon équilibre dynamique de la RX-7. Cette sportive est maniable, scotchée à la route (sur bon revêtement) et semble sans défauts majeurs. Certes sa direction manque un peu de précision, mais elle n’est pas pesante et bien que, relativement ferme, la commande de boîte procure du plaisir.

 

Côté moteur ? Il est doux et silencieux, mais manque pourtant de pêche à bas régime. C’est voulu : en cas de faible sollicitation, le carburateur à quatre corps envoie très peu d’essence, ce qui limite la consommation…

 

Et pour la puissance ? Si on appuie franchement, la RX-7 montre tout son caractère et, s’envole à près de 200 km/h mais se met à boire comme un Bavarois un jour de fête de la bière. Impossible de tomber sous les 11 l/100 km, même en roulant pied léger. En résumé, une bonne petite GT, rare et exclusive, à déguster tranquillement entre deux radars.

 

Mazda RX-7 les évolutions

La Mazda RX-7 série 2, appelée aussi FB apporte quelques nouveautés esthétiques et techniques pour le millésime 1981. Dès la fin de l'année 1980, la puissance du moteur jugée un peu juste à sa sortie est portée à 115 ch et ses tambours ventilés sont remplacés par des disques, non ventilés. Mazda apporte, en plus, des changements visuels pour aborder la décennie 80, comme des boucliers plus enveloppants en uréthane, des moulures latérales plus larges, des jantes en alliage qui judicieusement affichent le dessin du piston rotatif triangulaire et un aileron arrière (en option) qui permet d'augmenter l'appui, tout en ne améliorant le Cx. La capacité du réservoir est augmentée et passe à 60 L (ce qui est bienvenu !). L'intérieur reçoit aussi quelques modifications esthétiques. Enfin la belle est livrée en série avec un équipement enrichi comprenant les vitres électriques, les sièges chauffants, la fermeture centralisée, un essuie-glace arrière, deux rétroviseurs extérieurs à commande électrique, un témoin d'allumage des phares (devenus à halogène), une télécommande du hayon et l'air conditionné. Mais la direction reste à l’ancienne, à recirculation de billes, un défaut important de cette voiture.

 

En automne 1983, Mazda commercialise une version 12A Turbo à injection d'essence électronique. Forte de de 165 ch elle n'est vendue qu'au Japon. Mais elle fait entrer l le moteur rotatif Mazda dans le monde de la suralimentation.

 

La RX7 série 3 a une durée très courte (1984–1985) mais elle se distingue par sa face avant légèrement plus basse. Les modèles américains, eux, reçoivent une instrumentation modifiée et le modèle GSL-SE apporte une nouvelle version 1.3 (2x 654 cm3) du moteur rotatif (13B) alimenté par injection électronique et délivrant 135 ch et 183 Nm. Il sera repris pour base dès la seconde génération de RX7 (FC).
A l'intérieur de la sportive, un nouveau volant à 3 branches et une planche de bord revue apparaissent.

 

Pourquoi pas ?

Face aux sportives traditionnelles, la RX-7 apporte l’originalité de son moteur à la voix dissonante , un comportement routier efficace (plutôt sur les bonnes routes) et aussi, habitude japonaise, un équipement complet ! De quoi séduire de nombreux amateurs ? Pas vraiment, hélas, et si la voiture a eu un certain succès au Japon, en trouver une en bel état en Europe relève aujourd’hui de la chasse aux trésors. Le problème, c'est sur la durée : le moteur rotatif capitule généralement aux alentours de 150.000 km, voire bien avant et une réfection s’avère aussi compliquée que dispendieuse. En cause ? L’absence de spécialistes de cette mécanique très pointue ! Et il faut également s’habituer aux contraintes imposées par le moteur, comme une vérification systématique des niveaux avant chaque départ, une vidange tous les 5000 km et un manque de couple à bas régimes.

 

Conclusion

Mazda a vendu plus de 1,8 million de RX-7 faisant de ce modèle la voiture de sport à moteur rotatif la plus populaire jamais construite. La RX-7 était parfaitement en phase avec les années 1970. Originale et décalée faite pour ceux qui refusaient d’être des acheteurs moutonniers. 90% de la production s’est vendue aux USA, la Mazda RX-7 de première génération a été très peu diffusée en France.Les derniers pointages donnent un total de 600 voitures immatriculées dans l'hexagone ce qui en fait une véritable rareté plus de 45 ans plus tard.