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VOTRE SAGA YOUNGTIMER CITROËN CX 2400 GTI (1977-1983)

  • juillet 27, 2020
  • sur Alexandre

Définition de l'appellation Youngtimer

Les youngtimers sont des véhicules dont les plus anciens datent des années 1980. Ils sont devenus ou vont devenir des collectors, car leur production a cessé depuis de nombreuses années. Pour obtenir ce vocable de “youngtimer”, ces automobiles doivent avoir été particulièrement populaires dans les années 80 et même 90. Les youngtimers sont donc souvent des véhicules (en général des sportives de l’époque) qui ont aujourd'hui plus ou moins la quarantaine et sont devenus rares. Enfin, côté pécuniaire, les youngtimers doivent être faciles à entretenir et/ou à restaurer. A savoir, les vraies youngtimers sont des voitures qui disposent toujours de leurs pièces d'origine.

 



Remplacer, avec succès, la mythique DS, c’est le challenge imposé à la CX.
Finalement, le défi a été relevé (et avec brio) par ce nouveau vaisseau amiral de la marque. Moins révolutionnaire il est vrai que l’aînée en son temps, mais tout aussi fréquentable. Avec son ressenti à bord de tapis volant véloce et puissant, équipé de la fameuse suspension hydraulique donnant l’impression de coller la voiture à la route tout en la survolant.

 

Le design. Evolution mais pas Révolution.

La ligne de la Citroën CX se remarque grâce à une aérodynamique soignée et un coefficient de pénétration dans l'air époustouflant : de 0.30. Le dessin des pare-chocs avant est très réussi et original. Il permet de ne pas charger la ligne. On peut trouver à son dessin un air de famille avec la Citroën GS, c’est normal . Par contre, la plateforme plus longue permet à la Citroën CX d'affirmer plus de caractère et d'élégance. La forme concave de la lunette arrière est originale et évoque aussi un équipement qu’elle n’aura jamais, un hayon que sa position de haut de gamme de l’époque lui empêchera d’avoir.

 

La CX 2400 GTI reste étonnamment discrète et sobre pour un modèle sportif. Peu de détails extérieurs permettent de la différencier d'une autre CX. Au départ, elle ne propose que de simples jantes en tôles et ses pare-chocs chromés sont partiellement recouverts de bandes en caoutchouc noires. Des antibrouillards additionnels sont installés sur la face avant. Une baguette latérale noire court le long de la caisse. Enfin, à part son le sigle GTI, rien ne permet de remarquer vu de l’arrière une CX 2400 GTI d'une CX classique.

 

A l'intérieur, en revanche, place à l’originalité débridée (pour toute la famille CX). Le bloc d'instruments grâce à une forme très étudiée, permet d'avoir accès du bout des doigts à toutes les commandes "satellites" car sur la CX, il n'y a pas de commodos. L'habitacle est un peu étriqué pour la catégorie, surtout aux places arrière. D’ailleurs Citroën propose plus tard des versions allongées baptisées Prestige (mais pas en GTI). L'équipement de série est correct sans plus pour l'époque, et en option le client peut opter pour un intérieur cuir bicolore inspiré des damiers. A noter que les contreforts de portes sont moulés d'une seule pièce. Enfin, les habitués de la marque retrouvent l’incontournable volant monobranche frappé du sigle " GTI ".

 

Côté moteur. Du vieux pour faire du neuf.

Comme lors du lancement de la Citroën DS, la CX va souffrir de l’absence d’un moteur digne de ce nom. C'est donc un vieux bloc en fonte mais avec culasse en aluminium, quand même, qui va animer la CX 2400 GTI. Pas d’arbre à cames en tête mais un peu glorieux simple arbre à cames latéral actionné par des tiges et des culbuteurs pour mouvoir la sportive. Avec 2347 cm3, ce quatre cylindres en ligne développe 128 ch à 4800 tr/mn et 20,1 à 3600 tr/mn. Grâce à une injection électronique Bosch L-Jetronic. En revanche côté boîte, c'est une boîte mécanique à 5 rapports qui officie et non quatre comme sur le reste de la gamme. A l'usage, ce 2,3 litres injection est performant et surtout souple. Sa sonorité est en revanche peu agréable dans les tours. Point positif, le passage à l'injection a tout de même permis de diminuer le niveau sonore dans l'habitacle. Avec 189 km/h, la Citroën CX 2400 GTI se place en 1977 sur le podium des routières et reprend surtout le flambeau laissé depuis deux ans sur le bord de la route par l'arrêt de la production de la Citroën DS 23ie. L'injection permet également de garder une consommation très raisonnable au regard de la cylindrée et des performances.

 

Au volant de la CX 2400 GTI.Que du bonheur !

Son ambiance intérieure est …déstabilisante au début. On évolue dans le bizarre: le bloc compteur est en forme de lunule , les satellites de commandes remplacent les commodos, l’autoradio est arbitrairement coincé entre les sièges… Une fois toutes ces spécificités intégrées, on découvre une auto extrêmement précise, qui se conduit avec un minimum de gestes, et dotée d’un comportement routier remarquable.

 

Lorsque le rythme de conduite augmente, la Citroën CX 2400 GTI vire à plat, prend peu de roulis et distille un bel agrément de conduite. Il est juste de préciser tout de même que le bon usage de la pédale de frein nécessite une période d'adaptation car sa course est réduite au strict minimum vu la sur-assistance dont dispose le système Citroën.

 

Les roues sont rivées au sol, le châssis efface les pires aspérités en toute sérénité, la tenue de cap demeure souveraine quelles que soient les situations, y compris sous la pluie et sur la neige. Hyper bien conçu, le train avant encaisse sans broncher la puissance, et tout cela sans pertes de motricité. Le confort est “particulier” (suspensions hydraulique) mais impressionnant et la CX 2400 GTI se révèle une fabuleuse autoroutière. Par son comportement, la Citroën CX 2400 GTI mérite amplement le titre de " Reine de la Route " tant elle semble avaler l’asphalte avec allégresse. Ceci étant dit, on ne peut parler réellement de sportive à cause de ses dimensions, son poids et son statut. De même, le titre " GTI " doit plus être considéré dans son acception originelle (GT à moteur Injection) et non en comparaison d’une Golf GTI ou d’une 205 GTI de la même période.

 

Les évolutions successives de la CX 2400 GTI

Présentée en juin 1977, la Citroën CX 2400 GTI évolue dès l’année suivante: améliorations du système de chauffage, nouvelle console centrale, nouveau cendrier " boule ". Le toit ouvrant électrique apparaît au catalogue dans les options. En 1980, la Citroën CX 2400 GTI se pare d'un becquet, de nouveaux panneaux de custode en plastique noir mat et de poignées de portes noires. Un nouveau cendrier " tiroir " est conçu et monté à la place du cendrier " boule ".

 

Une grosse modification de structure intervient pour l'année 1981 : les ailes avant sont élargies en raison du montage (en série) des pneus TRX. Les Citroën CX 2400 GTI profitent d'un nouveau monogramme arrière en relief et de custodes en plastique noir mat. Pour sa dernière année de production (1982) une nouvelle face avant avec de nouvelles fixations d'optiques, une nouvelle calandre et des crosses de pare-chocs élargies sont montées. Le client peut alors opter en option pour un régulateur de vitesse. La sellerie velours évolue elle aussi pour le millésime mais malheureusement, la marque aux chevrons ne retouche pas les sièges trop peu enveloppants dont le maintien en courbe manque de sérieux.

 

Conclusion

Cette CX 2400 GTI est intéressante et originale à plus d'un titre : Avec son essuie-glace immense et unique, ses satellites ainsi que son tachymètre et son compte tour de style “pèse-personne” elle dégage un cachet un peu désuet mais bien sympathique. Ses performances sont encore honnêtes de nos jours et son confort de roulement est bien réel. Un conseil, privilégiez une version équipée d'un intérieur cuir si possible, c’est quand même plus classe.