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VOTRE SAGA YOUNGTIMER CITROËN BX 19 GTI (1987-1992)

  • octobre 8, 2020
  • sur Alexandre

Soucieux de rajeunir son image, Citroën profite de l’année 1986 pour muscler la version sportive de sa familiale, la BX. C’est donc la version GTI qui vient désormais remplacer la « Sport », un modèle qui aura connu une carrière vraiment très courte.



Citroën BX GTI. Un visuel rajeuni.

Elle conserve une partie de l’équipement sportif de celle qu’elle remplace: un aileron de coffre arrière intégré, de gros boucliers, des feux additionnels et des bas de caisse surlignés mais abandonne les ailes élargies. Cette Citroën BX GTI hésite entre un style bourgeois et un look sportif, mais parvient néanmoins à réaliser un heureux compromis, en moins “m’as-tu vu” que la « Sport ». Ses baguettes et ses entourages de vitres noires tranchent, avec réussite, sur les teintes proposées dans le catalogue Citroën.

 

A l’intérieur, la GTI se veut résolument plus classe. Son intérieur est soigné avec un équipement généreux. On trouve une sellerie en velours réglable en hauteur, des rétroviseurs et des vitres électriques, la direction assistée, la fermeture centralisée avec télécommande, un manomètre de pression d'huile et un indicateur du niveau d'huile. Au niveau des commandes, les satellites de commande ont disparu au profit de commodos plus classiques. Des cadrans ronds à aiguille remplacent le tachymètre et le compte-tour à rouleau . Les bords de la console d'instruments sont désormais occupés par des boutons pour déclencher les feux de brouillard (avant ou arrière), le dégivrage de la lunette arrière, la centrale clignotante. Seule faute de goût, les jantes en tôle avec enjoliveurs “offertes” de série. Pour les jantes alu il faut aller piocher dans la liste des options…

 

Citroën BX GTI. Un moteur plus gros que la Sport mais moins pointu.

La nouvelle motorisation est un 1905 cm3 de cylindrée bien connu chez PSA. Il équipe déjà de nombreux modèles du groupe. Par exemple la 205 GTI 1,9 avec 130 ch. Disposé transversalement, il est moins sportif que le 1.6 utilisé auparavant. Sa distribution est assurée par une courroie. Autres caractéristiques: 8 soupapes et un arbre à cames en tête. La nouveauté est l’arrivée de l’injection Bosch LE-3 Jetronic. La puissance atteint 125 ch à 5 000 tr/mn et le couple à 175 Nm à 4 500 tr/mn. La BX GTI se distingue par une mécanique disponible dès 2000 tr/mn avec une belle plage de couple. En plus, l’étagement de la boîte de vitesses manuelle à 5 rapports est parfaitement raccord avec le moteur, ce qui rend la conduite plus qu’agréable. En revanche, la vitesse maxi est pénalisée par l’aérodynamique. Mais les accélérations sont attractives avec un 0 à 100 km/h en moins de 9 secondes, tandis que le kilomètre DA est effacé en 31’’1.

 

BX GTI sur la route. Un tapis volant sportif.

L’atout majeur de la Citroën BX GTI c’est évidemment sa suspension hydropneumatique et ses quatre sphères de suspension raffermies. Le train avant assez ferme permet avec l’aide de la direction à crémaillère assistée (de série) une belle précision de conduite et surtout une motricité époustouflante sur tous les terrains. Sur l’asphalte, la Citroën dispense un réel compromis confort/efficacité vraiment appréciable. Evidemment, comme c’est une “berline” sportive, elle est moins vive que les petites GTI, mais le résultat est à la hauteur des attentes, sans pour autant entacher la réputation de confort et de tenue de route du constructeur aux chevrons. Confortable et agréable, la Citroën BX GTI conserve un confort de roulement bien agréable sans être aussi balançoire que les versions plus placides de la gamme. Seul bémol, le quatre cylindres se montre bruyant à bord sur les longs parcours autoroutiers.

 

Les évolutions de la BX GTI. Beaucoup en peu de temps.

La Citroën BX GTI va connaître quelques évolutions au cours de sa courte carrière.
En 1987, pour le millésime 1988, l'option ordinateur de bord disparaît.
Le millésime 1988 voit alors apparaître la BX GTI 16 Soupapes qui rétrograde la GTI au second rang.
En février 1989, c'est l’arrivée de la BX 4x4 à 4 roues motrices permanentes, avec le différentiel arrière type Torsen de la Peugeot 405 Mi16x4, qui fait l'actualité.
Cette GTI 4x4 possède des équipements supplémentaires par rapport à la BX GTI : Glaces teintées, témoin de verrouillage du différentiel central, ABS en série.

 

Mais son poids grimpe à 1135 kg et les performances ne sont plus réellement celles d'une GTI : vitesse maxi de 192 km/h, 0 à 100 km/h en 10", 1000 mètres départ arrêté en 31"8…
Les BX du millésime 1990 sont facilement identifiables grâce à leurs enjoliveurs redessinés et leurs feux arrières fumés. Pour le modèle BX 19 GTI, celui-ci est rebaptisée tout simplement BX GTI, tandis que l'intérieur à motifs « chevrons » est remplacé par un habillage « Kerkyra/Caspienne ».
Enfin, en juillet 1993, pour cause de pot catalytique obligatoire, la BX GTI 8 soupapes quitte la scène.

 

Conclusion

La Citroën BX GTI est certes moins rageuse que la Sport qu’elle a remplacée. Mais elle cache bien son jeu de sportive dans ses atours de bourgeoise Ce n'est certes pas une séductrice née, mais elle demeure encore aujourd'hui une bonne familiale, saine, globalement fiable et plaisante à conduire. Vu les prix auxquels on peut la trouver sur le marché, que demander de plus ?