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VOTRE SAGA YOUNGTIMER : BMW Z1 (1987 - 1991)

  • décembre 23, 2020
  • sur Alexandre

Présenté au salon de Francfort en 1987, le cabriolet Z1 est le lointain héritier du prestigieux roadster BMW 507 produit à seulement 252 exemplaires entre 1956 et 1959. Un héritage prestigieux que le Z1 devait perpétuer en suscitant le désir et la passion chez tous les amateurs de belles automobiles, ouvrant ainsi la voie aux futurs Z3 et Z4. Le cahier des charges pour sa conception avait été limpide et se résumait à 3 verbes: innover, surprendre, séduire !

 



Une naissance accélérée pour ce premier roadster de la lignée Z

Mille jours vont suffir à l'équipe dirigée par Harm Lagaay et Ulrich Bez pour mener à terme le projet Z1. D’abord les stylistes proposent une série d'ébauches très originales: par exemple des roadsters sans toit ni pare-brise. Pendant ce temps les ingénieurs ont carte blanche pour les innovations techniques. Deux solutions font alors consensus : une version à moteur central arrière et quatre roues motrices et une proposition à moteur central avant et propulsion arrière. Six mois après le début du projet, le choix est arrêté : le moteur sera à l'avant. Par contre, la conception, la ligne, la dynamique de conduite, l'existence de pièces de série ainsi que la possibilité d'un développement rapide et d'une capacité de production plaident en faveur du moteur central avant. L'aérodynamique du Z1 est remarquable avec un Cx de 0,43 décapoté et de 0,36 capoté. La carrosserie est constituée par un habillage de panneaux en plastique fabriqués aux Etats-Unis par General Electric Plastics, excepté le capot, le coffre et le couvercle du logement de la capote produits par une firme allemande. A l'intérieur, l'assemblage de cuir, les sièges baquets et le tableau de bord compétition apportent une touche de classe.

 

Un moteur de grande série pour le Z1

L'ensemble moteur-boîte est intégralement repris de la BMW 325i e30. Un six cylindres en ligne de 2494 cm3 qui développe sous le capot du Z1 la même puissance de 170 ch à 5800 tr/mn et un couple 22.6 mkg à 4300 tours. Placé en position centrale avant, à l’arrière de l'essieu avant, il permet d'afficher une répartition des masses presque parfaite, soit 49% sur l'avant et 51% sur l'arrière. Côté transmission, on retrouve fort logiquement les mêmes défauts que ceux déjà connus sur la 325i. Si la boîte mécanique à 5 rapports révèle un maniement agréable, son étagement (typé long) est peu adapté au caractère du moteur qui manque parfois de couple pour relancer efficacement les plus de 1300 Kg du Bmw Z1. Il en découle des reprises assez moyennes par rapport à la cylindrée du moteur. Le Z1 annonce d'ailleurs des accélérations tout aussi moyennes, seule vitesse maxi de 225 Km/h est relativement satisfaisante. Le bon point, en revanche, c'est la sonorité typique et flatteuse du 6 cylindres BMW, un moteur ronronnant à merveille grâce à une ligne d'échappement spécifique, équipée ici d'un catalyseur.

 

Sur la route avec le Z1. Beaucoup de bonheur.

Principale originalité de ce roadster, ses portes escamotables électriquement qui se glissent dans les bas de caisse. Il est d'ailleurs possible de rouler portes baissées ce qui procure des sensations inoubliables, équivalentes à celles que l'on peut rencontrer dans un buggy. Grâce à leur épaisseur, ces bas de caisse offrent une excellente protection en cas de choc latéral.
Sous la courte casquette, deux cadrans ronds, le compte-tours et le tachymètre, (gradué jusqu’à 240 km/h), entourés seulement de deux jauges de part et d’autre. Perché sur son tunnel central, le levier de vitesses dont la commande tombe naturellement sous la main et son guidage est précis.

 

Tout aussi caractéristique des “Béhèmes” de cette lointaine époque, la course de la pédale d’embrayage nécessite une belle souplesse de la jambe gauche. Le volant, de grand diamètre contrairement aux volants actuels, arbore fièrement ses trois branches rectilignes. Lourde et incroyablement démultipliée par rapport aux voitures actuelles, la direction invite à une certaine prudence lors des premiers enchaînements. L’impression de vitesse est omniprésente. Docile, le 2.5 accepte de reprendre à 900 tr/min sur un filet de gaz tout autant que de se hisser vers la zone rouge qui débute au-delà des 6 000 tr/min. Mais dépourvue de turbo, l’accélération n’a rien de foudroyant et semble parfois interminable. En plus la démultiplication est exagérément longue et la transmission à 5 rapports retarde encore un peu plus la montée dans les tours. Mais ce petit roadster est un pur enchantement à piloter, agile, maniable et réactif dans les enfilades de virages.

 

Le BMW Z1 en quelques chiffres

  • Moteur : central avant, 6-cylindres en ligne, 12 soupapes, 2 494 cm3
  • Puissance (ch à tr/min) : 170 à 5 800
  • Couple (Nm à tr/min) : 22,5 à 4 300
  • Long Larg Haut (m) : 3,92×1,69×1,28
  • Poids (kg) : 1 325
  • Vitesse maxi (km/h) : 225
  • 400 m DA en 16,4 secondes
  • 1000 m DA en 29,6 secondes
  • Consommation selon anciennes normes (90/120/urbaine) en litres aux 100 km : 6,7/8,2/12,6 ; moyenne réelle estimée : 12,9 l/100 km.

 

Conclusion

Roadster exclusif, atypique et attachant, le BMW Z1 est rare sur nos routes. il a été construit à 8000 exemplaires au total, auxquels on peut ajouter les 12 modèles de présérie. Sur ce volume, seules 347 voitures ont été livrées par le réseau Bmw France, ce qui laisse imaginer la rareté de ce cabriolet et la difficulté d'en trouver un ! et pourtant, la cote de cet engin rarissime n'a pas encore explosé et ses cours se situent généralement autour de 25.000€ pour un bel exemplaire. Alors, bonne chasse au trésor !