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TROIS COMPACTES ALLEMANDES FACE A FACE

  • mai 23, 2019
  • sur Alexandre

Les constructeurs germaniques pèsent lourd dans la production automobile mondiale. Leurs modèles compacts premiums sont très présent sur nos routes. Les connaissez-vous bien ?



AUDI A3

l’A3 continue sa carrière de vedette (plus de 3 millions d’exemplaires vendus) sur un marché traditionnel de la berline compacte. Lancée en 2012, cette troisième génération est passée à nouveau par la case restylage. Mais cette mise à jour est davantage d’ordre technologique qu’esthétique. Génération après génération et restylage après restylage la silhouette de l’A3 demeure malheureusement (ou heureusement ?) un copié/collé. Il ne s’agit pas de froisser sa clientèle très conservatrice. Le modèle actuel se distingue seulement par une face avant qui intègre une calandre « single frame » resserrée et la possibilité de bénéficier, en option, des feux Matrix LED qui adaptent le flux lumineux en fonction des conditions rencontrées. À l’arrière les optiques aussi évoluent avec toujours des clignotants à défilement. Les principales évolutions sont à bord avec l’arrivée du « virtual cockpit » en provenance des grandes sœurs. Cet affichage numérique de 12,3’’, placé derrière le volant, regroupe toute l’instrumentation classique ainsi que la navigation et les systèmes multimédia. Un système facturé 550 € en option. Le système d’infodivertissement MMI a aussi été simplifié via des raccourcis à la manière d’un I-Phone. Enfin, la batterie d’équipement sécurité déjà en place s’enrichit du « Traffic Jam Assist », un système de conduite autonome dans les bouchons. Audi n’a touché à rien d’autre et c’est tant mieux car l’A3 et notamment avec la carrosserie Sportback (5 portes) est une automobile de qualité accueillante pour les passagers et les bagages (380 litres). La finition reste quant à elle irréprochable et justifie les tarifs salés réclamés par la compacte allemande. À son volant, l’allemande n’est pas la plus amusante, mais elle fait partie des compactes les plus abouties du moment. La voiture est clouée au sol, même à allure très vive. Moins agile qu’une BMW Série 1, elle se veut rassurante et surtout beaucoup plus confortable. Les ingénieurs ont apporté un soin tout particulier au calibrage de l’amortissement. L’insonorisation, elle, fait partie des meilleures de la catégorie. L’A3, reine des compactes enrichit son offre avec l’arrivée d’un 3 cylindres essence ultra-performant qui vient changer la donne pour la compacte qui offre dorénavant une entrée de gamme très séduisante. L’allemande, notamment en carrosserie 5 portes (Sportback) reste plus que jamais une valeur sûre face à ses deux rivales, les BMW Série 1 et Mercedes Classe A.

 

BMW Série 1

La compacte bavaroise a reçu à l’occasion de son dernier restylage un moteur trois cylindres destiné à abaisser tous ses paramètres (consommations, émissions, tarifs) sauf celui de la performance. Cette Série 1 est le modèle le plus vendu par BMW en France. C’est désormais la version 116, équipée d’un trois cylindres qui se chargera de vous faire découvrir les délices de la marque à l’hélice. Esthétiquement, la compacte profite des nouvelles optiques (avant et arrière) élargies et s’offre toujours en deux carrosseries : 3 ou 5 portes, moyennant 750 € supplémentaires.
A bord, l’univers est typiquement BMW, privilégiant la position de conduite et l’ergonomie. C’est toujours aussi classique, mais la finition est irréprochable. Seuls quelques plastiques moins valorisants sur les contre-portes viennent ternir le tableau. La BMW Série 1 offre en série dès l’entrée de gamme la climatisation automatique, l’appel d’urgence intelligent et le système multimédia iDrive avec un écran de 6,5 pouces. Au final, l’allemande n’est pas si bon marché pour qui souhaite un minimum d’équipement. La grande nouveauté, c’est donc l’apparition du trois cylindres 1.5. Une première pour la compacte en 11 ans de carrière. Il s’agit d’un bloc diesel de 116 ch animé par un turbo à double flux d’échappement. Dans cette version « Efficient Dynamics » exclusivement disponible en boîte manuelle à six rapports, il ne rejette que 89 g de CO2/km et se place dans la zone neutre du bonus/malus. Une performance pour la catégorie. Au volant, cette 116d se révèle enthousiasmante. Elle est vive à conduire, reprend bas et offre assez de peps pour évoluer sereinement sur toutes les routes. Les vibrations et la sonorité typiques d’un 3 cylindres ont été compensées efficacement par les ingénieurs allemands pour offrir un excellent confort acoustique. En revanche, en matière de consommation, il vous faudra impérativement laisser le véhicule en mode Eco-Pro, pour vous rapprocher des consommations annoncées par BMW (3,4 l/100 km). Au final, la 116d brille par son homogénéité. Elle fait oublier sans trop de problèmes sa devancière équipée d’un 4 cylindres. La boîte de vitesses au verrouillage ferme et aux débattements courts, rappelle la conduite de ses grandes sœurs plus puissantes. Côté comportement, cette propulsion pur jus conserve un excellent compromis entre confort et dynamisme, de surcroît avec la monte d’origine 16’’ livrée de série. La direction est franche, directe et précise et l’arrière-train très sécurisant. À ce niveau de puissance, difficile de passer les courbes à l’équerre mais malgré tout elle conserve son caractère typiquement BMW. La Série 1 réussit avec brio sa descente en gamme. Ce performant 3 cylindres n’est jamais en difficulté, il boit peu et délivre un agrément de conduite satisfaisant. En prime, elle conserve son touché de route typiquement BMW.

 

MERCEDES Classe A

L’ancienne avait planté les bases, la nouvelle enfonce le clou. Les innovations apportées à la nouvelle Classe A sont si nombreuses et sophistiquées qu’elle est, sur le papier, la meilleure compacte premium du moment. Elle a débuté sa carrière comme un petit monospace avant de se transformer en véritable compacte, la Classe A avec ses dérivés est d’ailleurs le modèle le plus vendu par Mercedes dans l’Hexagone. Cette quatrième génération a posé les bases d’une nouvelle ère chez le constructeur de Stuttgart, celle de la modernité. Une modernité, qui se traduit tout d’abord par le design. La précédente Classe A avait déjà dépoussiéré la marque, celle-ci donne un nouveau coup de jeune. La silhouette évolue peu mais les lignes sont tendues, et le regard agressif est inspiré du coupé 4 portes, CLS. L’allemande présente un caractère affirmé et c’est plutôt bienvenu face à des concurrentes plus classiques comme l’Audi A3 ou la BMW Série 1. A bord, c’est la révolution. Mercedes franchit un cap face à ses concurrentes en proposant un cockpit très futuriste. Désormais, la planche de bord est constituée d’une très longue tablette avec deux écrans dont la taille varie selon les niveaux de finition. Le premier sert d’instrumentation et le second dispense toutes les informations de loisir et confort et cerise sur le gâteau il est enfin tactile ! Un nouveau pavé tactile placé au pied de la console centrale permet aussi de piloter l’écran. Aussi plaisant à l’œil qu’au toucher, cet intérieur à la présentation soignée s’agrémente d’aérateurs en forme de turbine et d’un éclairage d'ambiance offrant un choix de 64 couleurs. Parmi les nombreuses technologies proposées, elle inaugure un système multimédia doté d’une intelligence artificielle qui va permettre à la voiture d’apprendre vos habitudes. Par exemple, si chaque matin vous allumez la radio pour écouter votre station préférée, elle sera capable de l’anticiper et vous brancher dessus. En parallèle, un assistant vocal comme Siri avec l’Iphone permet d’exécuter plusieurs actions. Exemple : si vous lui adressez un « Hey Mercedes, j’ai froid », la voiture démarre instantanément le chauffage. Cette compacte progresse en matière d’accueil puisque l’empattement lui aussi est en hausse. L’accès à bord est plus facile pour les passagers qui ont à disposition un espace plus généreux qu’auparavant. Les bagages aussi en profitent avec un volume de coffre qui s’établit désormais à 370 litres. Une valeur à mi-chemin entre la BMW Série 1 et l’Audi A3. Ces progrès replacent la Classe A dans la moyenne de la catégorie. Une innovation la coupure des cylindres: Quand le régime est peu sollicité, les 2ème et 3ème cylindres se désactivent pour réduire la consommation. Un fonctionnement pratiquement transparent pour le conducteur. La Classe A est facile à prendre en main, ludique sur petites routes. L’amortissement (adaptatif) fait merveille et assure un très bon confort sans jamais délaisser le maintien de caisse. Enfin, la position de conduite basse, le bon maintien du siège et le volant à l’implantation verticale renforcent le sentiment de « faire corps » avec la voiture. Pour ce qui est des aides à la conduite la compacte prend le leadership puisqu’elle reçoit un système de conduite semi-autonome en lien avec la cartographie. Cette dernière anticipe les ronds-points, les virages serrés et intègre changements de voies. D’autres technologie comme l'évitement des piétons ou des cyclistes ainsi qu’un alerte de collision arrière complète un catalogue d’options déjà très fourni.

 

Quel que soit votre préférence la route vous sera belle au volant de l’une de ces trois allemandes.

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