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SUZUKI SWIFT, La petite maligne !

  • juillet 30, 2020
  • sur Alexandre

Best-seller de Suzuki, la Swift (5 millions d’unités vendues à travers la planète depuis 2004) avait besoin d’une petite cure de rajeunissement. Cette quatrième génération de la petite japonaise est arrivée à point nommé en 2019. Pour la rebooster Suzuki a repris la recette qui a fait son succès: joli minois, prestations routières sympathiques et tarifs aguicheurs.



La Suzuki Swift et son design. La même et pourtant …pas la même.

Quelque soit le segment automobile, les acheteurs sont souvent “moutonniers”. Ils se satisfont d’acheter la même auto que leurs voisins. Or l’originalité paie, la Swift en est la preuve. Originale, la japonaise l'est sans conteste avec son charmant petit look et son pavillon flottant. Les années passent et la Swift conserve toujours son dessin originel. Suzuki se contente de moderniser, d'une génération à l'autre, le coup de crayon initial qui a fait son succès. La quatrième génération ne fait pas exception à la règle. En fait, pour découvrir les vrais changements, il faut regarder la nouvelle venue les yeux dans les yeux, en face à face. Plus dynamique, la proue dispose maintenant d'une calandre hexagonale légèrement proéminente et de phares qui s’étirent vers l’arrière. La partie basse du bouclier est elle aussi modifiée de fond en comble.

 

De profil ce qui se remarque le plus ce sont les poignées de portières arrière qui sont maintenant intégrées au montant des vitres, ce qui donne à l’auto un air de coupé 3 portes.
Vue de dos, l’auto semble sortir d’une cure de gonflette. Elle ressort plus athlétique. Les pare-chocs sont devenus plus enrobants et les feux sont désormais plus verticaux. Enfin, un pli de carrosserie plutôt marqué fait son apparition sur la malle.

 

L’intérieur de la Suzuki Swift. Sympathique.

Malgré ses dimensions très compactes, la Swift mérite une bonne note en matière de vie à bord. L'habitabilité aux places arrière est correcte, surtout en ce qui concerne l'espace aux jambes et la hauteur sous le pavillon. En revanche, la capacité du coffre se contente d'un volume de chargement de 265 litres, inférieur à la moyenne du segment et en retrait par rapport aux références de la catégorie qui affichent souvent, il est vrai, une longueur supérieure à la petite nippone.

 

La planche de bord reste joliment dessinée et ne jure pas avec le reste de la voiture. Les assemblages sont corrects, les matériaux le sont aussi, même si les plastiques utilisés ne sont pas extrêmement qualitatifs. Mais l’aspect général de l’intérieur de l’habitacle joue la solidité, c'est le principal.

 

L'écran tactile de 7 pouces est facile à manipuler car intuitif et les commandes tombent bien sous la main. En résumé, on se sent vite à l'aise à bord de cette Swift, d'autant que les réglages en profondeur et en hauteur du volant permettent de trouver rapidement la position idéale de conduite. Seul bémol, les sièges sont vraiment très (trop ?) fermes. Comme en plus le même qualificatif peut aussi être attribué à l’amortissement, ferme lui aussi… le confort n’est pas la qualité première de cette citadine. Ceci dit, rien à voir non plus, avec l’absence de confort dans un kart.

 

Sur la route. A nous l’asphalte avec la Swift.

A la pesée, seulement 875 petis kilos sur la balance. Sa légèreté facilite le travail du moteur, qui n'a aucune difficulté à mouvoir la Swift. Elle est disponible avec deux moteurs essence, un 4-cylindres 1.2 de 90 chevaux et un 3-cylindres 1.0 de 111 ch. Ces deux motorisations peuvent être associées au système d'hybridation légère SHVS. A noter qu'une boîte automatique à 6 rapports, incompatible avec le SHVS est disponible avec le 1.0 et que le 1.2 peut être associé à la transmission intégrale ALLGRIP et au SHVS.

 

La Swift est donc une voiture à l'aise sur la route, grâce à son châssis diablement efficace et son poids plume. Elle enfile les successions de virages avec sérénité, sans jamais quitter sa trajectoire. Là où la Swift surprend, c'est sur le plan technique, en raison de son hybridation légère évoquée plus haut. Ce dispositif composé d'un alterno-démarreur, distille au maximum 3 ch et 50 Nm de couple, et dispose d'une petite batterie de 36 Wh, qui se recharge lors de certaines phases de conduite. Il sert surtout à soulager le moteur thermique lorsque celui-ci est plus vigoureusement sollicité, afin d'économiser un peu d'essence. En vrai, il permet à la Swift d'afficher des consommations tout à fait raisonnables. Mais il faut aussi le reconnaître, les économies de carburant ne sont pas époustouflantes par rapport à un modèle dépourvu de ce système optionnel (0,3 centilitre/100 km en cycle mixte, d'après Suzuki). Par conséquent, il est plutôt réservé aux citadins (on peut gagner jusqu'à 1 litre/100 km en ville selon le constructeur).

 

Conclusion

Comment résumer cette Swift ? Elle est convaincante, malgré quelques petits défauts. Joliment dessinée, cette petite japonaise est agréable à conduire et consomme peu. Petite par la taille, elle se révèle fort habitable, mais elle est dotée d’un confort un peu ferme. Au final, globalement, le bilan reste positif.