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RENAULT KOLEOS 2, Un SUV haut de gamme

  • avril 30, 2020
  • sur Alexandre

Deux ans après sa sortie le Renault Koleos version 2 a déjà droit à un restyling.
Surprenant ? Pas vraiment, vu la faiblesse des ventes réalisées jusqu’à présent pour ce modèle.



Le restylage du Koléos

Bien que le segment des SUV soit porteur, il profite moins aux “grands” modèles qu’au compacts ou aux modèles citadins. Certains constructeurs s’en sortent mieux. En France par exemple Peugeot vend 10 fois plus de 5008 que Renault de Koléos. Le constructeur au losange tente donc un coup de poker en faisant bénéficier son SUV d’une mise à jour relativement tôt dans sa carrière, pour tenter de relancer ce modèle méconnu (et peut-être mal-aimé) … ou du moins de limiter les dégâts. Du coup le grand SUV de Renault ne bénéficie que d’une refonte visuelle discrète et porte ses efforts avant tout sur les motorisations.

 

Rien de très visible dans l’évolution extérieure

Vu la jeunesse du dessin, il n’a pas vraiment eu le temps de se démoder. Les évolutions esthétiques sont à très, très petites doses. Il faut regarder l’engin avec beaucoup d’attention pour déceler visuellement les changements: les barrettes de calandre sont plus fines, les parties basses des boucliers avant et arrière sont redessinées. Et si l’on s’amuse à jouer au jeu des sept erreurs, en scrutant avec encore plus de patience, on remarque des entourages d’antibrouillards modifiés et l’apparition d’un jonc chromé. On est en présence d’une évolution extrêmement limitée. Mais pouvait-il en être autrement ?

 

Du nouveau à l’intérieur ?

Mais la surprise se prolonge dans l’habitacle qui ne dévoile aucun changement. La planche de bord est … la copie conforme de la version précédente. Le conducteur retrouve donc la même instrumentation numérique et un écran multimédia vertical de 8,7 pouces.
La présentation archi-classique est nettement moins originale que celle de nombre de ses concurrents.

 

L'interface smartphone a bien été retravaillée, mais Renault semble avoir abandonné en chemin toute velléité de modernisation technologique puisque le multimédia embarqué ne reprend même pas les nouveautés vues sur les récents modèles Clio et Captur. Par exemple le nouvel Easy Link.
Du côté du mobilier, l’ambiance n’apporte pas de nouveautés. On est dans le sérieusement construit mais pas dans le classieux sauf à pouvoir s’acheter la version sommitale du catalogue “Initiale Paris”.

 

Si l’on regarde les aspects pratiques, le Koléos soigne ses occupants. A bord beaucoup d'espaces que ce soit à l’avant ou à l’arrière et un volume de coffre qui varie de 579 à 1 795 litres. Point noir, l’absence d’une version 7 places et d’une modularité plus poussée. En effet, pas non plus de banquette coulissante et pas de plancher plat, ce qui pénalise lourdement le Koleos face à sa concurrence directe. Renault a quand même apporté quelques modifications comme la possibilité de régler le dossier de la banquette arrière sur 2 niveaux d’inclinaison (25 et 32 degrés).

 

Motorisations ? Eh oui les nouveautés, c’est ici qu’on les trouve !

Finalement les principales nouveautés sont sous le capot: Le 1.6 dCi 130 ch cède sa place à un 1.7 dCi 150 ch tandis que le 2.0 dCi 175 ch passe le relais à un 2.0 dCi 190 ch, qui est disponible uniquement en 4 roues motrices. Deux motorisations couplées à une boîte à convertisseur de couple X-Tronic. Donc, par ici la sortie pour la boîte manuelle.
A l'usage, le fonctionnement de cette boîte X-Tronic est plutôt agréable et fluide.

 

L’impression de patinage est ici bien canalisé, exception faite en cas de forte accélération où l'on retrouve alors une désagréable sensation d'emballement du moteur. Ce dernier est un peu bruyant d'ailleurs, par manque de travail sur l’insonorisation du compartiment moteur. En tous cas, le Diesel reste le carburant de référence sur ce segment car, par nature, le plus adapté aux grands SUV. En mécanique, il n’y a pas de miracle, il faut du couple pour mouvoir le poids généreux de ces autos.

 

Sur la route le Koleos privilégie le confort

Au volant l’ambiance est assez feutrée, même si les jantes de 19 pouces nuisent à la filtration à basse vitesse. Le Koleos reste une automobile plus branchée confort que dynamisme. Pas le genre de la maison.
Si le conducteur accélère le rythme, l’apparition de mouvements de caisse et une direction qui manque de précision le rappelle à l’ordre immédiatement.

 

Les courbes rapprochées et les enchaînements rapides ne sont manifestement pas sa tasse de thé.
Le Koleos lui, c’est plutôt le SUV des grands espaces, des longues lignes droites. L’engin parfait pour “cruiser” cool à l’américaine.

 

Conclusion

Finalement, pas de surprise, ce restyling ne devrait pas avoir beaucoup de poids pour relancer la discrète carrière du Koleos. L’évolution stylistique est très légère et malgré l’arrivée des nouveaux moteurs qui se révèle une bonne option, le problème reste entier.
Oui, le Koleos est une bonne automobile, mais il peine à séduire car les concurrents sur le marché, jouent un ton au-dessus.