Bienvenue sur Auto-ies.com

NOUVELLE GOLF, 45 bougies et huitième version. Pas le droit à l’erreur !

  • juin 8, 2020
  • sur Alexandre

Lancée en France fin 2019 pour le 45e anniversaire de la première Golf sortie en 1974, la huitième du nom se doit de réussir, elle-aussi, sa carrière. Depuis la naissance du modèle, ce sont quelque 35 millions de voitures qui ont trouvé preneurs à travers le monde. La Golf reste bien la Volkswagen la plus vendue de l’histoire.



Est-on face à un nouveau design ?

Volkswagen fonctionne pour sa Golf, à la manière d’Apple avec ses Iphones. C’est à dire une évolution plus profonde toutes les deux générations. Il ne faut surtout pas trop démoder la précédente, ni déboussoler les clients fidèles. La Golf 8 suit ce principe. Elle se veut une évolution profonde de la 7, tout comme la 6 n’était qu’une 5 largement revue.

 

Extérieurement, c’est surtout par sa face avant que la Golf 8 se distingue de la 7. Une ligne nettement plus plongeante, qui se veut à la fois plus agressive et aérodynamique.
Ce que l’on remarque d’emblée, c‘est, sans aucun doute, ses feux très fins équipés de la dernière technologie LED. Mais pour ce qui concerne l’arrière et surtout le profil, c’est «du pareil au même».

 

GOLF 8, un bien bel intérieur

En pénétrant dans l’habitacle, on remarque immédiatement l’énorme travail réalisé par les “designers d’intérieur”. La planche de bord est longiligne et a perdu de très nombreux boutons. Cette nouvelle génération se contrôle du bout des doigts sur l’écran ou plutôt les écrans multimédia. Ils sont deux, un de 10 pouces derrière le volant, et un autre de 8,25 pouces sur la console centrale. Le premier permet de choisir entre 5 configurations d’affichage, le second est tactile.

 

De plus, le système est, de façon amusante, contrôlable par la voix : il suffit de dire « j’ai chaud ou bien j’ai froid » pour que automatiquement, il augmente ou diminue le volume d’air frais.
Autre satisfaction, les sièges, particulièrement bien adaptés aux grands gabarits avec leur longueur d’assise extensible. L’habitabilité demeure excellente, surtout en regard de la longueur qui ne dépasse pas 4,28 m. Par contre avec 380 l, le coffre reste du même cubage que celui du modèle précédent et ne dépasse pas pour la catégorie un volume médiocre...

 

Autre nouveauté pour l’intérieur, les aiguilles du compteur s’effacent au profit de l’Innovision Cockpit . Un outil simple et efficace, qui permet d’augmenter les possibilités d’affichage du combiné et du multimédia. Enfin cette nouvelle Golf propose également un vrai plus pour la conduite: un affichage tête haute par projection sur le pare-brise.

 

Quoi de neuf sous le capot de la Golf 8 ?

Si la nouvelle Golf 8 promet (pour l'avenir !) un grand chambardement dans ses mécaniques, avec au moins huit nouvelles motorisations, mieux vaut s’en tenir à la maxime de ce cher La Fontaine :”Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage !”. En effet, les premières Golf 8 à sortir d’usine, ne proposent que trois moteurs turbo essence et Tdi qui vont de 115 ch à 150 ch. Déjà présents sur la Golf 7.

 

Pour les hybrides, Il faudra rester sage au moins jusqu’à la rentrée 2020 pour partir à leur volant. Dommage car ces nouvelles motorisations semblent affriolantes ! Le 1.4 TSI de l’ancienne génération a été remplacé par le dernier 1.5 TSI bien plus efficace avec en plus une batterie qui gagne plus de 50 % de capacité pour atteindre 13 kW. De quoi faire 40 km sans émission de gaz. Cerise sur le cake, l’acheteur aura le choix entre une Golf e-Hybrid de 204 chevaux et une Golf e-Hybrid GTE qui va shooter sa puissance à 245 ch.

 

Ne rêvons pas, ce n’est pas pour demain matin ! (seulement pour demain après-midi !) En attendant et pour appâter le chaland, Volkswagen propose sa Golf e-Tsi. Une version micro-hybride de 48 volts. Pour vous la faire courte, les ingénieurs annoncent une économie de 0,7 litre aux 100 km, via cette solution qui récupère l’énergie au freinage et optimise la roue libre en stockant le surplus de courant dans une batterie à haute tension.

 

Sur la route

Depuis 45 ans, une Golf, c’est une automobile qui doit se conduire sans se soucier de rien. On appuie sur le bouton « start » et elle doit rouler aussi bien en ville que sur voie rapide et même hyper rapide. En pratique, pour le nouveau bébé de la marque les ingénieurs ont fait du bon boulot (good job en anglo-saxon dans le texte). La Golf 8 est une vrai Golf !

 

Simplissime à prendre en main, on se sent très vite à l'aise à son bord. Les ajustements du mobilier sont bons. Les passagers profitent en toute quiétude de la sono Harmann Kardon (en option) sans se préoccuper de la vie à l’extérieur.

Pour le conducteur , c’est le zen absolu !

Rien ne vient perturber sa concentration. Un virage à droite ou à gauche ? Il tourne le volant, et l’auto vire à plat grâce à ses suspensions pilotées par l’électronique. Il est arrivé trop vite dans la suivante ? Pas de souci, l’électronique pilote à sa place et récupère lentement la bonne trajectoire.
Les moteurs sont suffisamment généreux pour toutes les situations sans être non plus des foudres de guerre. On appuie sur la pédale de droite et ça accélère comme il se doit. Un point c’est tout !

 

Conclusion

La recette “on fait du vieux avec du neuf “ est parfaitement maîtrisée par Volkswagen. Et ce qui est formidable, c’est que ça marche. Chaque nouvelle génération de Golf est plus confortable et plus sûre que celle qui l’a précédée. La Golf 8 ne fait pas exception à cette règle. Plus mature, elle ne se disperse pas dans des circonvolutions esthétiques. Elle confirme son statut sur tous les points : performances, sécurité, équipement, tenue de route, électronique et même les moteurs avec les futurs hybrides. En résumé cette nouvelle Golf 8 est bien une Golf. C’est donc une automobile sérieuse, efficace, sûre, technologiquement en avance… et surtout dispendieuse.