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NOTRE ESSAI DU RENAULT ESPACE

  • janvier 27, 2020
  • sur Alexandre

Depuis 2015 le Renault Espace (cinquième du nom) a intégré la catégorie des crossovers.
Mais le pari d’abandonner le monospace pour une carrosserie de crossover était osé de la part de la firme au Losange. Anticiper l’évolution du marché et des goûts de la clientèle, c'est aussi prendre le risque de détourner des acheteurs traditionnels du modèle. Alors quel est le verdict ?



Renault Espace 5. Du changement !

Il était devenu impératif pour la firme au Losange de renouveler son porte-drapeau. Un pari risqué tant le marché du grand monospace s'était essoufflé. Voilà donc pourquoi Renault est reparti d'une feuille blanche ou presque pour ce nouvel opus. Pas besoin d'avoir un regard affuté pour constater le succès des SUV et autres crossovers sur nos routes. Renault se devait d'élargir son offre dans ce créneau, en plus des Captur et Kadjar. Bien que, pour l’Espace le positionnement soit différent de ces deux derniers. Désormais, donc, il combine le SUV 7 places et le monospace sportif.

 

Depuis sa commercialisation en 2015, le Renault Espace 5 n’a pas pris une ride. Son design nerveux et statutaire a lancé la nouvelle identité stylistique de la marque. Long de 4,86 mètres pour 1,89 m de large, le Renault Espace 5 se distingue par sa ceinture de caisse haute et par ses faibles surfaces vitrées. Une particularité esthétique surtout marquée à l’arrière, avec sa vitre de custode en forme de triangle et sa proue très verticale. A noter que contrairement à son devancier, l'actuel Renault Espace 5 n'est pas disponible en version à empattement long, mais offre néanmoins l'option 7 places (1500 €).

 

Le mix est plutôt réussi, avec une vraie personnalité. La ceinture de caisse haute, la faible hauteur de pavillon, des chromes généreux et des épaules larges donnent à l'Espace 5 une belle prestance. Crossover ou pas, le Renault Espace 5 est un beau bébé. On le rappelle, 4,86 m de long pour 1,89 m de large. De quoi craindre pour sa maniabilité, même si Renault affirme que les versions équipées des 4 roues directrices braquent aussi bien qu'une Renault Clio.

 

Renault Espace 5 à l’intérieur

Un style qui a, lui aussi, profondément évolué d'une génération à l'autre. L'habitacle est désormais moderne, bien plus "premium" que sur l'ancienne génération, dont la qualité d'assemblage restait en retrait, même en fin de carrière. On se croirait même à bord d'un vrai SUV, avec une position de conduite qui domine la route et une planche de bord moderne, avec une tablette multimédia R-Link 2 bien intégrée. Oublié l'Espace 4 et sa finition en demi-teinte pour un Espace 5 accueillant et mieux construit. La planche de bord est moderne et aérée… La position de conduite "camionnette" du modèle précédent n'est plus qu'un lointain souvenir. On trouve désormais une ambiance davantage typée SUV, où l'on domine la route. Sans rivaliser avec les meilleures allemandes, l'Espace 5 est bien assemblé et fini, surtout en Initiale Paris avec ses cuirs Nappa et plastiques moussés surpiqués. L'habitacle est flatteur, de même que l'habitabilité. Du moins aux 5 premières places. Les places d'appoint sont en revanche moins accessibles que sur l'ancienne génération.

 

Renault Espace 5. Un 7 places, ou un 5 + 2 ?

Le confort aux places avant et intermédiaires est royal. Les sièges sont bien dessinés, et ils disposent même d'une fonction massage à l'avant. Les places de la deuxième rangée se composent de trois vrais sièges, coulissants sur plusieurs centimètres. Mais pour la dernière rangée de sièges on doit se contenter de la portion congrue. L'accès et l'espace les destinent seulement à des enfants, où alors pour dépanner des adultes sur une courte distance, seulement quelques kilomètres (et encore !). On se console avec les nombreux rangements disséminés dans l'habitacle : énorme boîte à gants, rangement immense entre les deux sièges avant, bacs de portières capables d'accueillir une bouteille de 1,5 litre… Sans parler du coffre, très profond et disposant d'un ingénieux système qui rabat électriquement les sièges.

 

En recul aussi, la garde au toit — à cause du design — assez réduite aux places arrière. Pour contre-balancer, Renault propose une commande automatique pour rabattre les assises, et un coffre plutôt généreux (785 litres en 5 places). Le positionnement haut de gamme passe aussi par un multimédia soigné. La tablette R-Link 2 propose une installation high-tech inédite chez le constructeur au losange, avec une multitude d'aides à la conduite (freinage d'urgence, avertissement de franchissement de ligne, alerte angles-morts, assistance au stationnement…) et à l'agrément. Autre bonus, il est désormais possible de se faire masser, tout en réglant le confort d'amortissement ou la réactivité de l'auto. Des équipements connus chez certaines allemandes premium et qui sont démocratisés par le Renault Espace 5. Pourtant, quelques ratés font tâche: Le GPS se montre parfois capricieux, les menus manquent d'intuitivité et on regrette parfois l'absence de commodos "standards" pour régler plus simplement la radio ou le chauffage. Enfin, le Renault Espace multiplie les “alertes sonores” en tous genres. Heureusement il est possible de les supprimer en réglant le paramétrage.

 

Conclusion

Le style est très réussi et le confort est royal. L’habitabilité “xxl” et le progrès en finition sont réels. Par contre, côté négatif, au volant le gabarit est difficile à cerner et la rétrovision arrière est aléatoire.
A vous de choisir par rapport à vos goûts et priorités. Mais avant tout, bonne route à tous !

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