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LA VOITURE À HYDROGÈNE SERPENT DE MER OU RÉALITÉ POUR BIENTÔT?

  • janvier 28, 2021
  • sur Alexandre

La voiture à hydrogène fait partie de la catégorie des véhicules à moteur électrique: pas besoin d’essence ou de gas-oil dans le réservoir. Elle offre une autonomie de déplacement et un temps de recharge identiques à ceux des moteurs électriques traditionnels.

 



Quel est son principe de fonctionnement ?

On prend de l’hydrogène et de l'oxygène, on crée un courant électrique et on rejette de l’eau. Si le principe s’énonce simplement, son développement technologique reste cependant plus complexe. Le cœur d’une voiture fonctionnant à l’hydrogène c’est sa pile à combustible. Elle permet de transformer de l’hydrogène, en électricité et en eau grâce à de l’oxygène. Dans la pile, une réaction appelée oxydoréduction se produit et permet de créer de l’électricité.

 

La propulsion à hydrogène, une technologie nouvelle ?

Ce principe d'oxydoréduction ne date pas d’hier, il a été découvert par William Grove en 1839. Mais les constructeurs automobiles ont attendu presque deux siècles avant de s’y intéresser vraiment. Pourquoi? parce que l’hydrogène est très longtemps resté difficile à stocker, car il devait l’être nécessairement sous pression (700 bars). Par conséquent, il était difficile à transporter.

 

En 1994, Chrysler s’est intéressé au concept et a développé un prototype resté sans descendance. Puis en 2005, c'est Mercedes qui se lance et propose la première voiture à hydrogène de série : la Classe B type F-Cell.

 

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Aujourd’hui, les projets de développement se multiplient. Aussi bien pour des voitures par exemple la Toyota Mirai, première voiture à hydrogène de grande série dans le monde. Cette Toyota Mirai a été commercialisée dans quelques pays dont la France en 2018. Toyota annonce en 2021 sa seconde génération complètement repensée et avec autonomie boostée à 650 kilomètres. D’autres projets voient le jour, comme les camionnettes Kangoo et Master ZE Hydrogen de Renault, le SUV BMW I Hydrogène, et enfin les transports en commun telle la ligne de bus entre Jouy-en-Josas et Versaille expérimentée depuis 2019. Et même des poids lourds, avec le Xcient Fuel Cell programmé pour 2025.

 

Quel avenir pour ce mode de propulsion?

Tout véhicule à hydrogène subit les contraintes d’autonomie du même ordre que celles d’un véhicule essence ou diesel : on peut parvenir à faire 500 km avec un plein. Ensuite, il faut passer à la pompe, avec un temps de remplissage généralement inférieur à cinq minutes. Au tarif d’une quinzaine d’euros le kilo (car l'unité de mesure pour l’hydrogène est le kilo), il faut compter entre 50€ et 70€ pour refaire le plein du réservoir.

 

La mise en place de réseaux de stations-service à hydrogène en Europe indique que la technologie souhaite passer progressivement à une phase de développement plus grand public. En 2020, 158 stations ont été listées en France: 86 ouvertes, ou en cours de réalisation, et 71 encore seulement en projet… Ce décompte pose question car l’objectif des pouvoirs publics prévoit 100 stations opérationnelles en 2023, puis entre 400 et 1000 en 2028. Ce qui permettrait aux automobilistes concernés de ne plus avoir à dépendre, pour réaliser un trajet, des stations de ravitaillement trop disséminées. Il faut savoir aussi que pour l’instant, l'hydrogène est moins performant: avec la même quantité d'énergie, le véhicule électrique à batterie parcourt 70 % de distance en plus que celui à hydrogène. Autre désavantage (actuel) Il faut compter une quinzaine d'euros pour parcourir 100 kilomètres contre seulement deux euros avec une automobile électrique mue par batterie. Pour l'instant, la démocratisation n’est pas encore en route.

 

Conclusion provisoire

Si l'hydrogène n'a pas l'avantage aujourd’hui, à l'avenir tout peut changer. D’après une étude publiée au second semestre 2018 par la banque Morgan Stanley, le coût de production de l'hydrogène devrait baisser de 70 % d'ici 2030 pour atteindre un chiffre annuel mondial de 2 300 milliards d'euros contre 135 milliards actuellement. De quoi attirer les investisseurs et…les automobilistes.