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FACE À FACE : PEUGEOT 2008 - RENAULT CAPTUR

  • janvier 4, 2021
  • sur Alexandre

Peugeot 2008 et Renault Captur sont des stars incontournables du segment des SUV urbains. Désormais ils se sont transformés. Plus grands, plus lourds et plus polyvalents, dans leurs nouvelles livrées, ils mettent la barre encore plus haut pour contrer la concurrence.

 



Qu’est-ce qui a changé pour les deux SUV ?

Tous les deux ont évolué profondément côté look. Le 2008 a abandonné son air de break surélevé et se fait remarquer avec son imposant faciès et sa carrosserie très sculpturale, qui reprend quelques gimmicks du grand frère 3008. Le Renault, lui, se caractérise par un style tout en courbes, mais sa personnalité est également très forte avec ses feux en pointe.
Pour bien se démarquer de leurs aînés respectifs, les 2008 et Captur ont bodybuildé leurs mensurations: +14 cm pour le premier (4,30 m), +11 cm pour le second (4,23 m). Une bonne cure de gonflette qui permet non seulement de se montrer à l’aise sur l’asphalte mais surtout d’offrir un habitacle plus vaste. Et pourtant, le plus grand des deux n’est pas forcément celui que l’on constate le plus habitable.

 

Même si le Captur est plus court de 7 cm en longueur par rapport au 2008, il peut compter sur un atout déterminant : sa banquette coulissante sur 16 cm, qui lui permet d’optimiser l’espace intérieur. En fait, à part un habitacle qui propose un peu moins de largeur aux épaules et aux coudes, le Captur offre autant d’espace aux jambes à l’arrière et un coffre aussi grand que le 2008. La différence de gabarit peut éventuellement se faire sentir lors des départs en vacances, où le Peugeot permet un meilleur compromis espace aux jambes/contenance de coffre. Car pour afficher les mêmes cotes que son adversaire, le Captur oblige des choix: plus d’espace aux jambes, ou plus de contenance pour le coffre..

 

La vie à bord des deux SUV urbains. Affaire de besoin.

Le 2008 a bien grandi à l’extérieur, mais on ne retrouve pas ce gain à l’intérieur. Les progrès en habitabilité par rapport au premier modèle sont malgré tout notables et l’espace arrière et dans le coffre sont adaptés aux besoins du plus grand nombre. Contrairement aux sièges avant, l’assise de la banquette est cette fois un peu trop courte pour un bon confort et le 2008 a perdu sa banquette escamotable dans le plancher. Mais Peugeot a installé un double plancher de coffre pour disposer d’une surface à peu près plate pour les chargements en position break. Par contre, pas de banquette coulissante comme le Captur et pas de siège passager avant avec dossier rabattable. Dommage pour la modularité.

 

Le Captur ne dispose pas non plus du siège passager rabattable, mais il reconduit sa banquette coulissante (d’un seul bloc). Cela permet de moduler l’espace entre le coffre et la place pour les jambes. Pour les valeurs de coffre : de à 536 l à 1275 l pour le Renault contre 434 l à 1467 l pour le Peugeot. A noter aussi, les passagers sont mieux installés que dans le 2008 grâce à une position un peu plus dominante et une banquette plus profonde.

 

Côté High-Tech, chez Renault, la planche de bord s’avère résolument moderne au niveau du dessin et de la qualité des matériaux, aussi bien sur les versions basses qu'en milieu de gamme. L’ergonomie est également très satisfaisante, grâce à un écran tactile bien positionné, qu’il s’agisse de la grande dalle en format portrait de 9,3 pouces ou de l’écran intermédiaire en position horizontale. Les commandes de climatisation sont directement accessibles et aident à trouver ses marques tout de suite.

 

Chez Peugeot, on est un peu surpris par la complexité du nouveau I-cockpit. L’ensemble des fonctions qui passent par l’unique écran tactile de 10 pouces, abondent en menus et sous-menus. Les touches de type piano doublées d’une autre rangée de commandes (c’est un peu trop!) ou encore les compteurs en partie cachés par le haut du volant rendent perplexe. Heureusement, le 2008 préserve quelques aspects pratiques, au premier rang desquels on trouve les différents affichages (sur deux niveaux) de la dalle numérique 3D pour les compteurs. Citons aussi le volet pivotant qui fait office de support de smartphone ou encore les espaces de rangement distribués entre les sièges.

 

Sur la route. Du plaisir !

Le Captur et le 2008 parviennent tous deux à trouver le bon compromis entre confort et rigueur. Leurs châssis sont sains et équilibrés. Le Renault semble toutefois plus sensible aux jantes de 18 pouces imposées dès les finitions intermédiaires qui dégradent le confort en ville. Mais dans les deux cas, rien de rédhibitoire.

 

Sous le capot, en revanche, de vraies différences se font sentir. Prenons l’exemple des 4-cylindres turbo diesel 1.5 litre: chrono en main, le BlueHDi 100 du 2008 affiche plus de peps que le Blue dCi 95 du Captur. A l’accélération, ce dernier parvient encore à rester 5 dixièmes derrière le sochalien, mais en reprises, le Renault perd pied. Sur le classique 80 à 120 km/h en 4eme, le 2008 réclame 9,7 secondes quand le Captur a besoin de 11,7 secondes. L’écart grimpe à 3,5 secondes sur le 5eme rapport et carrément 4,4 secondes en 6eme… le 1.5 BlueHDi Peugeot se payant en plus le luxe d’être également moins gourmand que son concurrent, de 0,3 litre en moyenne d’après les mesures (5,7 l/100 km contre 6 l/100 km).

 

Deuxième exemple, si l’on teste deux motorisations essence proches, le 1,2 Puretech 155 ch de Peugeot et le 1,3 Tce 150 ch de Renault, quel sont les résultats ? Le 4 cylindres de Renault est d’abord plus onctueux à l’utilisation que le petit 3 cylindres plein de rage de PSA. En effet, le Puretech 155 peine à calmer ses ardeurs à bas régime et sa sonorité est très envahissante en charge. Son caractère est certes plus affirmé que celui du TCe 150 et mieux mis en valeur par l’excellente boîte Aisin à 8 rapports (EAT8), mais ses passages à la pompe sont aussi plus fréquents.. Les chiffres donnent une moyenne de 7,4 l/100 km pour le 2008 contre 6,8 l/100 km pour son rival.

 

La conclusion de ce face à face.

Si votre cœur balance entre l’une de ces deux stars du marché, vous ne ferez pas de mauvais choix. Plus accueillants qu’avant, plus confortables et toujours plaisants à conduire, ils affichent tous deux une vraie polyvalence. Difficile, en revanche, de déterminer un vrai vainqueur car tout dépend de vos attentes. Ils sont tous les deux de grands séducteurs et sont agréables sur route (notamment avec les moteurs essence de 150 et 155 ch). Pour autant, ceux qui privilégient l’achat coup de cœur ne vont pas hésiter longtemps, car il faut bien le reconnaître: quelle gueule ce 2008 !