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ESSAI VOLKSWAGEN ID.3, L’ARRIÈRE-ARRIÈRE-ARRIÈRE PETITE FILLE ÉLECTRIQUE DE LA COCCINELLE

  • avril 8, 2021
  • sur Alexandre

L’ID.3 n’a pas vocation à se substituer à la Golf de près ou de loin. Les deux modèles vont cohabiter et se compléter. En effet, cette compacte est la première enfant d'une toute nouvelle famille de modèles 100 % électriques baptisée “ID”. Elle a étrenné une nouvelle plate-forme (MEB), ensuite déclinée en crossover (ID.4) et partagée avec d'autres modèles des marques du groupe Volkswagen.

 



L’ID.3 côté design. Inédite et futuriste.

Pour son premier modèle entièrement électrique, Volkswagen a cherché à optimiser le design pour offrir un coefficient de pénétration dans l’air optimal (Cx mesuré à 0,27). Esthétiquement, cela réussit à cette ID.3 qui affiche un style tout à fait atypique, inédit, simple et joliment futuriste. Le style intérieur est moins bien réussi et moins raccord avec la frimousse extérieure. L’habitacle est minimaliste pour ne pas dire cheap. La planche de bord, la console centrale et l’habillage des portes avant et arrière sont entièrement recouverts de plastique. C’est une surprise car Volkswagen habituellement n’est pas coutumier de tels matériaux low-cost.

 

La Volkswagen ID3 est une berline du segment des compactes de 4,35 mètres. Le constructeur allemand a choisi un style orienté monospace. Les portes-à-faux avant et arrière sont vraiment réduits et les roues bénéficient d’un empattement conséquent malgré la taille de l’auto. Tout ceci permet un excellent rayon de braquage de 10,2 mètres grâce à un moteur positionné sur l’essieu arrière. Car oui, la Volkswagen ID3 est une propulsion.

 

À bord de l’ID.3. Du bien, mais beaucoup de moins bien.

En pénétrant à bord, on découvre une planche de bord au design très épuré. Un petit écran, derrière le volant, indique la vitesse et l’autonomie restante, et toutes les commandes de la console centrale sont regroupées sur un écran tactile de 10 pouces. C’est mignon à regarder, moins à utiliser, surtout en conduisant. Heureusement des touches font office de “raccourci” pour régler la climatisation ou les aides à la conduite et sont judicieusement positionnées sous l’écran.

 

Au chapitre des déceptions, on peut aussi ajouter la qualité perçue dans l’habitacle. La plupart des plastiques sont durs et la sellerie des sièges n’est pas très valorisante. L’ID.3 se rattrape par une habitabilité grand format. Grâce à sa plateforme spécifique et l’absence d’organes mécaniques présents sur les véhicules thermiques (boîte de vitesses, échappement…), elle offre à trois adultes la possibilité de voyager confortablement aux places arrière. En plus, son volume de chargement est tout à fait appréciable avec un coffre de 380 litres, comme une Golf. En revanche, la modularité est plus restreinte (pas de plancher plat).

 

Au volant de la Volkswagen ID.3. Agilité et dynamisme.

À son volant, la sensation d’agilité est surprenante. Les manœuvres en ville sont très simples et la voiture reste très bien posée sur ses appuis en courbe grâce à ses batteries situées sous le plancher et son centre de gravité très bas. Décidément, l’automobile électrique montre de plus en plus, face aux véhicules thermiques, beaucoup d’avantages en termes d’agrément de conduite, en plus d’un silence reposant.

 

L’ID.3 étonne aussi par son comportement routier. Malgré un poids supérieur à 1.800 kg, en plus de son excellente stabilité dans les virages, la motricité n’est jamais prise en défaut grâce à l’avantage de ses roues arrière motrices. Le freinage est, par contre, plus “soupe au lait”. La sensation au moment de l’appui sur la pédale peut surprendre à cause de la récupération de l’énergie, qui donne l’impression que le véhicule ne freine pas même en appuyant franchement. C’est une habitude à prendre !

 

Globalement, la position de conduite est bonne. Le pare-brise est large, mais les doubles montants sont un peu gênants. Les contraintes de Cx et de style extérieur pénalisent beaucoup la rétrovision. Et les petits rétroviseurs extérieurs ainsi que la lunette arrière, n’améliorent pas non plus le ressenti.

 

Recharger l’ID3 ? Facile.

L’autonomie annoncée est d’environ 420 km (de 409 à 424 selon les équipements et la taille des jantes).
Pour la recharge, Volkswagen profite fort heureusement du réseau Ionity, un consortium dont la marque est actionnaire, ce qui lui permet de proposer ainsi des prix plus avantageux. En plus des bornes de 11 kW sur les réseaux publics et privés et les prises domestiques qui, elles, réclament 30 heures de recharge pour une charge complète, ces chargeurs rapides sont incontournables pour les longs trajets.

 

Pour l’ID.3, la puissance de charge est limitée à 100 kW. Il n’est pas prévu, pour l'instant, que celle-ci soit boostée lors de prochaines mises à jour, malgré le fait que les nouveaux chargeurs Ionity puissent désormais proposer des charges jusqu’à 350 kW. En l’espace de 30 minutes, il est possible de récupérer près de 80 % de la charge.

 

Volkswagen facture lui-même ses clients. Trois forfaits sont proposés. Le premier, sans mensualité, avec un tarif de 0,79 € par minute. Le second à 7,49 € par mois de mensualité permet de payer 0,55 € à la minute. Enfin, le dernier à 17,49 € par mois, abaisse le prix à la minute de recharge sur Ionity à 0,33 €.

 

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Généralement, un utilisateur reste un peu plus de 30 minutes branché, pour récupérer l’autonomie nécessaire à son parcours. Les deux abonnements We Charge (Go et Plus) ont l’avantage de ne pas faire payer le client sur les bornes de recharge publique sur le prix fixe de session (30 centimes sur l’abonnement gratuit de Volkswagen).

 

Conclusion. Silencieusement séduisante.

La Volkswagen ID.3 confirme que les voitures “propres” deviennent de plus en plus polyvalentes. Reste à augmenter le nombre des stations de recharge rapide (comme Ionity) afin de pouvoir envisager l’ID.3 comme un véhicule familial capable de prendre aussi la route des vacances.