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ESSAI TOYOTA YARIS HYBRIDE 2020

  • mars 18, 2021
  • sur Alexandre

Dans notre pays, la petite Yaris est vraiment chez elle. Produite à Valenciennes depuis 2001, la Yaris est actuellement la voiture étrangère la plus vendue en France. D’autant plus remarquable que c’est un modèle en fin de carrière. Alors pour continuer à surfer sur la bonne vague, Toyota a décidé de faire preuve d’audace en revoyant sa citadine de fond en comble.

 



Le tour du propriétaire. Que de changements.

Force est de constater que le constructeur japonais fait de gros progrès depuis quelques années en termes de design. Du coup, la citadine Yaris adopte enfin une carrosserie dotée d’une personnalité affirmée. Il est certain que la petite nouvelle va séduire rien que par ses lignes agressives.

 

A l’intérieur, les rangements sont nombreux, et toutes les commandes se révèlent lisibles. Au sommet de la console est posé un écran multimédia tactile de 8 pouces, qui conserve des touches de contrôle physiques.

 

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Et avec en prime une planche de bord à la fois simple, bien conçue et pas désagréable au regard, la nouvelle Yaris fait de gros progrès par rapport à la précédente version.

 

Les sièges offrent un confort très acceptable, et grâce au volant réglable en hauteur et profondeur la position de conduite est impeccable. À l’arrière, l'espace est compté, mais il apparaît suffisant. Par contre, le coffre, même s’il grandit face à celui de l’ancienne Yaris, reste au-dessous des moyennes de la catégorie avec ses 286 litres. Et une fois la banquette rabattue, le plancher n’est toujours pas plat.

 

Cette citadine compte surtout sur sa nouvelle hybridation pour se démarquer. Equipée d'un système électrique similaire à celui de la récente Corolla hybride et aussi sur son nouveau trois cylindres essence atmosphérique de 1,5 litres et 91 ch. Puissance cumulée de cet ensemble motopropulseur hybride 116 ch. Pas mal pour une puce !

 

Sur la route. Tout nouveau, tout beau.

L’ergonomie est sympathique avec des com­mandes directes et un écran réactif placé à bonne hauteur tandis qu’on profite d’un volant à l’implantation plus verticale. Bien installé au volant,on aperçoit entre les cadrans circulaires digitaux un écran multifonction de 4,2 pouces.

 

Après avoir automatiquement déverrouillé son frein de stationnement électrique, la Yaris quitte son arrêt sur son seul moteur électrique, mais celui-ci est bien (trop) vite relayé par le 3-cylindres thermique, même si on a sélectionné le programme EV.

 

En revanche, on retrouve immédiatement l'extraordinaire douceur de fonctionnement de la précédente Yaris hybride. L’ensemble moteur progresse encore avec un niveau d'agrément qui approche désormais celui d'une citadine tout électrique: Il démarre sans bruit, mais c’est dommage, la voiture doit solliciter très souvent son bloc thermique. En revanche, même lors des fortes accélérations, le bruit à l'intérieur paraît moins gênant qu'auparavant.

 

En tout cas aujourd’hui, la voiture ne manque plus de peps quand on s’aventure hors de la ville. L'expertise et l'expérience des ingénieurs de Toyota se retrouvent aussi dans la consommation relevée : Il faut tabler sur à peine plus de 4,2 litres/100 km sur un trajet urbain et péri-urbain. Et en bousculant un peu la voiture en la conduisant moins soft, il faut compter sur un bon 5,5 litres pour parcourir 100 km.

 

Ceci dit, la Toyota offre de bonnes performances: le 0 à 100 km/h est annoncé en 10,3 s , et l’auto atteint les 130 km/h sans mollesse. Et en plus, le 3-cylindres se coupe régulièrement sur autoroute pour optimiser la consommation, celle-ci tourne alors autour des 6 l/100 km.

 

Bien planté sur ses roues, et équipé d’un amortissement moins souple tout en restant confortable, le châssis se montre rassurant, bien équilibré et agréablement dynamique. En revanche, la direction apparaît trop légère et ne se raffermit pas suffisamment en virage, ce qui empêche une bonne perception du train avant. Dommage, car celui-ci présente une précision digne d’intérêt, tout comme le volant.

 

Plutôt agile et bonne “freineuse” sur route, la Yaris est finalement plus dynamique qu’avant à conduire. Cette citadine hybride est devenue délibérément délurée.

 

Hybride amélioré. Oui, c’est vrai.

Non seulement la nouvelle venue a musclé à la fois le moteur thermique (92 ch, + 16 ch) et l’électrique de traction (79 ch, + 18 ch), mais en plus la Yaris s’avère moins sujette au phénomène d’emballement moteur de sa transmission de type CVT. On le subit encore lors des dépassements ou dans les côtes, mais, le reste du temps, il se fait oublier d’autant plus vite que la sonorité du 3-cylindres essence n’est pas désagréable.

 

En outre, si l’appui sur le frein révèle une pédale encore un peu spongieuse, le dosage s’avère facile à gérer au quotidien en ville.

 

Auparavant, il fallait conduire avec le pied droit hyper léger pour rester en 100 % électrique passé 15 km/h, désormais, on atteint facilement 35 km/h avant que l’inédit 3-cylindres essence ne s’ébroue pour l’épauler. Si la petite batterie (1 kWh environ) affiche plus de 50 % de charge, un pied de velours et de la patience permettent de dépasser 70 km/h sans émettre d’émissions, mais sans sa vigueur non plus. Quand la batterie dédiée de la Yaris est pleine, on peut forcer la conduite 100 % électrique, mais cela ne dure pas plus de 3 km, et le 1,5 l démarre cette fois dès qu’on dépasse 45 km/h. Autant laisser le système se gérer tout seul, il fait ça tout à fait bien.

 

Conclusion.

Cette nouvelle Toyota Yaris progresse nettement en matière de qualités routières, d’insonorisation et d’agrément de conduite. A part son moteur thermique encore un peu présent, cette version hybride est aboutie. Elle devient réellement plus polyvalente tout en restant très sobre. Et pour couronner le tout, la gamme Yaris vient de se voir attribuer le titre envié de voiture de l’année 2021…