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ESSAI TOYOTA COROLLA 2019

  • décembre 3, 2019
  • sur Alexandre

Finalement Toyota ne présente pas une troisième génération d’Auris. La berline compacte du constructeur nippon, rivale des Golf et 308 reprend désormais un patronyme à succès abandonné en Europe, depuis 2007 par la marque. Voici donc la nouvelle… Corolla.



Corolla, premier contact

Disponible en berline à hayon depuis mars 2019 en France, la japonaise, produite au Royaume-Uni, est également proposée en break sous l’appellation Touring Sports. Une troisième carrosserie, tricorps à malle existe, mais pas pour la France.

 

Pour notre pays, la Corolla est commercialisée avec deux motorisations hybrides de 122 et 180 ch. Pas de diesel, pas de moteur uniquement essence. Ici, c’est un bloc électrique qui épaule un moteur essence dans les phases qui demandent plus de puissance. Autrement dit le démarrage et les fortes accélérations.

 

La première s’en remet à une mécanique de Prius, qui associe un 1.8 litres et un moteur électrique, alimenté par une batterie lithium-Ion. La seconde, permet à la Corolla de se mettre au niveau des concurrentes diesels compactes les plus puissante, grâce à un 2.0 litres de 152 ch accouplé à un moteur électrique de 80 kW. Ce dernier est équipé d’une batterie NiMH logée sous la banquette arrière. Autre détail technique : l’encombrement supérieur du moteur 2.0 par rapport à celui du 1.8 a obligé les ingénieurs à déplacer la batterie 12V. Elle glisse dans le coffre, mais occupe 50 litres de sa capacité (313 litres).

 

A bord de la Corolla 2019

Agréable à conduire et douce. La nouvelle compacte nippone consomme peu. Elle fait preuve de bonne volonté à l’accélération et ses performances sont agréables.
Les trajets et les voyages se font dans le calme, notamment en ville où, au “démarrage”, la Corolla débute en mode 100 % électrique avant de faire appel à son moteur thermique, qui s’ébroue sans presque que le conducteur s’en rende compte.

 

Le comportement routier se révèle rassurant aussi, avec une tenue de route très saine, un train avant précis et un freinage efficace. Et ce dernier ne s’accompagne plus du léger flou ressenti dans la pédale, dû à la régénération de l’énergie cinétique. La Corolla démontre des qualités routières proches des meilleures compactes européennes. Le comportement est orienté confort, ce qui ne veut pas dire mollasson pour autant. Le centre de gravité bas et l’excellent travail des suspensions offrent un châssis équilibré. Grâce à l’empattement revu à la hausse par rapport à celui de l’Auris (+ 4 cm), l’espace pour les jambes progresse aux places arrière… mais reste en dessous de la concurrence.

 

L’ergonomie est bien pensée et la qualité de fabrication est soignée, notamment en haut de gamme, avec des surpiqûres qui courent sur la planche de bord et une sellerie partiellement vêtue de cuir.

 

L’écran tactile est, comme toujours, chez Toyota, facile à utiliser mais un brin “vintage” dans sa présentation. Le niveau d’équipement est élevé avec, par exemple, un régulateur de vitesse adaptatif (actif de 0 à 180 km/h), la reconnaissance des panneaux, la pré-collision avec détection des piétons et des cyclistes. ainsi qu’un maintien actif dans la voie de circulation. Tout cela fourni en série sur toute la gamme.

 

Toyota Corolla, quelles versions ?

La compacte démarre avec la déjà très complète finition Active comprenant notamment les feux à LED avant et arrière, la climatisation automatique bi-zone, les rétroviseurs dégivrants à réglages électriques, le système audio avec radio, lecteur CD, quatre haut-parleurs et Bluetooth, l'alerte de franchissement de ligne avec maintien dans la voie, la lecture des panneaux et le régulateur de vitesse adaptatif.

 

La finition Dynamic ajoute la caméra de recul, les jantes alliage de 16 pouces, les phares antibrouillard, les rétroviseurs rabattables électriquement, l'écran central de 8 pouces et l'instrumentation numérique de 7 pouces.

 

Le troisième niveau de finition Design, enrichit la dotation précédente de jantes alliage de 17 pouces, des lunettes et vitres arrière surteintées, des phares bi-LED et de l'accès sans clé.

 

Enfin, le haut de gamme Collection, complète avec la peinture bi-ton, les jantes de 18 pouces, la sellerie mixte cuir/tissu, les sièges avant chauffants, la navigation et l'aide active au stationnement.
Au chapitre des options, il existe un pack Techno (constitué d'un système audio JBL à 8 haut-parleurs, d'un chargeur de smartphone par induction et de l'affichage tête haute), une sellerie cuir et un toit ouvrant panoramique.

 

Toyota propose aussi un impressionnant dispositif d’aides à la conduite. Ainsi dès l'entrée de gamme vous disposez du régulateur de vitesse adaptatif, de l'assistance au maintien dans la trajectoire, de la lecture des panneaux et la pré-collision avec détection des piétons et des cyclistes. Revers de la médaille, cela se traduit par une multitude de bips sonores fatigants (et pénibles à désactiver) si vous évoluez souvent en agglomération.

 

Par le biais des finitions hautes et des options, la Corolla pourra également profiter d’un affichage tête-haute, d’un freinage d’urgence autonome avec détection piétons/cyclistes actif de nuit et la surveillance des angles morts.

 

Conclusion

Toujours aussi sobre, mais plus polyvalente, plus silencieuse et plus agréable que sa devancière, la Corolla devrait séduire les automobilistes, de plus en plus nombreux, attirés par l’hybridation. Compte tenu de ses prestations globales, de l’équipement très généreux et des avantages fiscaux propres à l’hybride comme l’absence de malus écologique et de taxe sur les véhicules de société pendant 3 ans, cette Corolla mérite sa place sur le podium des compactes européennes.

 

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