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ESSAI SEAT ARONA : Un SUV urbain pas si ibérique

  • septembre 17, 2020
  • sur Alexandre

Longtemps,Seat a été l'un des seuls constructeurs à ne pas disposer de SUV dans sa gamme. Désormais la marque espagnole comble petit à petit son retard ! Après l'Ateca en 2016, le petit frère Arona est né. A lui la ville…



A la découverte de l’Arona. Direction les îles Canaries..

Baptisé du nom d’une cité de l’île de Ténérife, ce petit crossover est comme de nombreux modèles de la gamme Seat, fabriqué à Martorell, à côté de Barcelone. Ce nouveau venu urbain ,simple traction reprend la plateforme de sa soeur l’Ibiza, une base technique issue du groupe Volkswagen. Ses dimensions: 4,14 m de long, 1,78 m de large et 1,55 m de haut. Résultat, elle est 8 cm plus longue et 11 cm plus haute que l'Ibiza.

 

L'Arona est immédiatement identifiable comme une SEAT. Sa ligne reprend en réduction le dessin de son grand frère l’Ateca. De vastes surfaces vitrées et un toit haut offrent un bel espace habitable. Un panneau de custode large avec (en option) une couleur contrastante tentent un peu de gaieté dans cette ambiance monacale. Par rapport à l'Ibiza, son plus gros avantage est son coffre de 400 litres (pour 355 litres dans l'Ibiza), mais la modularité se limite à une banquette arrière rabattable. Heureusement, une fois cette banquette rabattue, le coffre dispose d’un plancher de chargement plat.

 

La vie à bord du SEAT Arona. Tristounet mais germanique et rassurant.

Tout l'intérêt de ce type de véhicule est d'offrir une position de conduite surélevée permettant un meilleur accès à bord. Assis plus haut, un certain nombre de personnes se sentent aussi plus en sécurité, même si cela reste subjectif. Effectivement, dans ce cas on anticipe mieux la circulation. A l’intérieur, tout est très (trop) sobre. La planche de bord est verticale et le tableau de bord est celui de l'Ibiza. L’habillage peut être choisi avec une couleur contrastée sur toute la largeur de la planche de bord, passant par la console centrale pour finir dans les portières. Les matériaux employés sont les mêmes que l'Ibiza, à savoir, des plastiques durs, mais de relative qualité. L’habitabilité est convenable avec de la place pour les jambes et une hauteur au toit suffisante pour quatre passagers.

 

En série, l’Arona offre un écran d'infodivertissement de 6,5 pouces ou en option, un écran tactile de 8 pouces. Les fonctionnalités les plus recherchées, telles que MirrorLink, Apple CarPlay et Android Auto sont présentes. La recharge du smartphone par induction est également possible. Sur la longue liste des options, il y a la radio digitale et un système audio Beats, un avertisseur de collision avec assistance de freinage d'urgence, un régulateur de vitesse adaptatif, un avertissement de fatigue, des essuie-glaces et phares automatiques, ainsi qu’une caméra de recul. Une aide à la sortie de parking, un avertisseur d'angle mort et une aide au stationnement figurent également sur la liste.

 

Les moteurs de l’Arona. Cinq possibilités

Au choix, des moteurs essence TSI turbocompressés ou des moteurs diesel TDI.
Les TSI sont des trois cylindres de 1 litre de 95 ch (transmission manuelle à cinq vitesses), et 115 ch (couplé à une boîte de vitesses manuelle à six rapports ou boîte de vitesses DSG à double embrayage et sept rapports). En prime, Il existe aussi une version suréquipée propulsée par un 1.5 TSI de 150 ch avec boîte manuelle à six vitesses.

 

Pour les motorisations diesel, on retrouve le 1.6 TDI, également disponible en 95 ch (avec boîte manuelle à cinq vitesses ou DSG7) et 115 ch (boîte manuelle à six vitesses).
Une précision à propos de la lettre « X » plaquée sur le montant arrière, elle est présente pour le fun, car contrairement à ce qu'elle semble annoncer, l'Arona ne dispose pas de transmission intégrale. Il est seulement proposé en 2 roues motrices. Il bénéficie simplement d'une garde au sol rehaussée de 5 cm par rapport à l'Ibiza. Juste de quoi escalader quelques (petits) trottoirs.

 

De beaux équipements

La finition d’entrée de gamme baptisée Reference est uniquement disponible avec les motorisations de base (95 ch). Elle dispose de l’essentiel: six airbags, aide au démarrage en côte, freinage d’urgence autonome en ville, climatisation manuelle, quatre vitres électriques, limiteur de vitesse, prise USB, connexion Bluetooth.

 

Le niveau Style ajoute un peu de glamour et de fonctionnalité avec le GPS, les feux de jours à diodes, les jantes alliage de 16 pouces, le régulateur de vitesse ou encore le chargeur à induction.

 

Au dessus se positionne l’Xcellence. On gagne la climatisation automatique bi-zone, l’accès et le démarrage mains libres, les radars de recul, les rétroviseurs rabattables électriquement, les feux arrière à diodes, les phares et les essuie-glaces automatiques.

 

Enfin mais snobant le moteurs essence le plus petit et réservée au diesel le plus puissant arrive la finition FR qui représente le haut de gamme sportif. Cette finition ajoute au niveau précédent (Style) les phares à LED, les jantes alliage 17 pouces, la climatisation automatique bi-zone, la caméra de recul, la régulation de conduite (quatre modes), les rétroviseurs rabattables électriquement, la suspension sport, le combiné d’instruments numérique, les phares et les essuie-glaces automatiques, et une sellerie spécifique.

 

Conclusion

En résumé, l’Arona est un crossover bien né. Cependant, il reste encore un peu trop germanique et manque vraiment “d’accent espagnol”. Mais on oublie vite ce petit travers au moment de signer le chèque pour son achat, car il est bien inférieur à celui que réclame Volkswagen pour la plupart de ses autres cousins crossovers au sein du catalogue VAG.