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ESSAI PEUGEOT RIFTER ou comment gagner en personnalité

  • juin 1, 2020
  • sur Alexandre

Le Rifter s’inscrit dans le segment ludospace. Pour le grand public, les ludospaces sont avant tout des utilitaires ré-aménagés pour accueillir des familles. Alors, pour sortir de cette image, Peugeot a décidé de couper son offre en deux. D’un côté, le Partner, destiné à un usage professionnel, de l’autre, le Rifter, avec sa personnalité bien à lui, idéal pour les loisirs.



Quelle perception du Rifter vu de l’extérieur ? Sympathique.

Ce nouveau venu est équipé de portes latérales coulissantes, conçues pour optimiser les volumes transportés et l’accès à bord. Les lignes cubiques, destinées à faciliter le chargement, sont donc de rigueur.

 

Deux variantes de carrosseries sont proposées: une taille « M » de 4,40 mètres de long et une taille « XL » de 4,75 mètres. La base technique reste identique pour les deux : la plate-forme EMP2 des Peugeot 308 et 3008, et un train arrière adapté, repris de l’ancien Partner. Intéressant aussi le choix entre 5 ou 7 places, aussi bien en « M » qu’en « XL ».

 

Mais le Peugeot Rifter a d’abord pour objectif d’affirmer sa propre personnalité face à la version utilitaire (qui, elle, s’appelle toujours Partner). D’abord grâce à sa face avant spécifique, dotée d’une agressive calandre verticale et d’une signature lumineuse (les griffes) très Peugeot. Il se veut aussi davantage SUV, avec des protections de carrosserie sous les pare-chocs, autour des passages de roues et sur les côtés. Enfin, le Rifter s’offre aussi une nouvelle taille qui, sous la toise, atteint les 1,84 mètre.

 

Et à l’intérieur, le Peugeot Rifter est-il adapté ? il est astucieux.

L’habitacle de ce cube est vaste, pratique et facile d’accès grâce aux portes arrière coulissantes. Le Rifter se dote du fameux i-Cockpit cher au Lion, avec un petit volant à fond plat et des cadrans installés en hauteur. Cet i-Cockpit fait toujours débat, mais après une toute petite période d’adaptation, il se révèle très abouti et pratique.

 

Mais le Rifter se déguste surtout à l’intérieur. Car dans un gabarit assez restreint, il dévoile une habitabilité remarquable. La largeur aux coudes comme l’espace aux jambes ou la garde au toit, conviennent à toutes les tailles.Chacun se sent à l’aise et cinq personnes voyagent confortablement à son bord. Question bagages, c’est carrément une soute qui est proposée, avec 775 litres sous la tablette et jusqu’à 3 500 litres une fois les sièges arrière escamotés. Ces sièges arrières qui, grâce à un système de pliage astucieux, permettent de profiter d’un plancher parfaitement plat. La malle autorise donc le chargement du nécessaire et du superflu et même dans ce cas, il reste de la place… Idéal pour les familles ! En prime, pour cacher de nombreux objets en vrac, le Rifter propose jusqu’à 186 litres de rangements nichés dans le pavillon, la console centrale, la boîte à gants ou encore les bacs de portières. Un seul regret, le hayon (très large) n’est pas aisé à manipuler surtout dans les parkings un peu étroits, mais heureusement la lunette arrière s’ouvre de façon indépendante pour les petits chargements.

 

Quels moteurs se trouvent sous le capot ? Ceux de ses cousins de chez PSA.

On trouve donc trois moteurs diesel et un essence. Le moteur à essence est le trois cylindres PureTech turbo de 110 ch, couplé à une boîte manuelle à 6 rapports.

 

L’offre diesel est composée autour du 1.5 BlueHDi, un 4 cylindres proposé en trois niveaux de puissances : 75, 100 et 130 ch. Les deux premiers niveaux n’ont droit qu’à une boîte manuelle à 5 rapports, tandis que la variante 130 ch reçoit une boîte 6 manuelle ou une automatique EAT à 8 rapports en option.

 

Au volant du Rifter. De vrais progrès.

La position de conduite reste un peu trop fourgonnette, trop surélevée avec un siège qui manque de réglages complémentaires. L’assise et le dossier sont fermes. L’insonorisation a été renforcée, le les bruits de roulement sont correctement filtrés. Au volant, contre toute attente, l’impression d’être aux commandes d’une berline surprend… une fois que la position de conduite très typée utilitaire est assimilée. Si la hauteur importante génère une prise de roulis qui peut surprendre, la précision du train avant et de la direction sont purement Peugeot et ravissent le pilote. Sans être sportif, le comportement routier dévoile une efficacité redoutable accompagné d’un confort de suspensions impressionnant.

 

La tenue de route se montre stable et efficace. On se croirait donc au volant d’une berline classique, mais avec toutefois un centre de gravité plus haut perché.

 

Conclusion. Une vrai personnalité.

En s’offrant une identité visuelle typée SUV, le Rifter se positionne à la croisée des chemins. Pratique, facile à charger et confortable, il abandonne son côté trop professionnel au Partner. Il arrive au bon moment pour détourner certains clients des monospaces qui, eux, sont en perte de vitesse face aux SUV.