Bienvenue sur Auto-ies.com

ESSAI NOUVEAU JEEP COMPASS : Wild, Wild West

  • septembre 24, 2020
  • sur Alexandre

Finie la vieille garde des anciens Compass et Patriot, le nouveau Compass se la joue “deux en un”. Il remplace les deux en s’habillant de la plateforme et des motorisations du Renegade, mais avant tout il évoque un Renegade qui se serait glissé dans la peau du Grand Cherokee.



Nouveau Compass. Le grand méchant look.

C’est un grand Renegade et un petit Grand Cherokee. Le lien de parenté avec ces deux modèles est d'ailleurs savamment mélangé. La face avant avec l'incontournable calandre à 7 fentes laisse penser à un Grand Cherokee en réduction alors que les passages de roues carrés et la poupe anguleuse rappellent le petit Renegade. Un mélange réussi sur un segment où le style compte énormément.

 

Les lignes sont agréables, discrètes. L'originalité se révèle grâce à un jonc chromé sur la ligne de toit qui descend vers l'arrière. L'ensemble reste bien un produit Jeep, assez massif, et arbore une certaine personnalité. On regrette toutefois la vitre de custode vraiment petite, selon la mode actuelle, qui réduit la visibilité de trois-quarts arrière. Avec 4,39 m, les places arrière sont plutôt accueillantes pour le segment. L’assise est certes assez courte, mais l’espace est largement suffisant pour recevoir des adultes sans contraintes. La vue plongeante vers l’avant est agréable, et le toit ouvrant panoramique optionnel calme les claustrophobes.

 

Le Compass lui aussi est devenu connecté.Via le système d’info-divertissement (écran tactile de 7 ou 8,4 pouces), le Jeep propose ses services connectés (Uconnect) qui vont de l’appel SOS à des applications plus sophistiquées,disponibles sur le téléphone portable (My Remote, My Car, My Navigation…). Pour certaines il faut souscrire un abonnement.

 

Motorisations du Nouveau Compass. Du choix.

Pour le millésime 2020, Jeep a repensé sa gamme Compass. Désormais également produit en Italie, le SUV américain reçoit une offre complète, essence et diesel, mais uniquement proposée en version 4x2. Un système hybride rechargeable, baptisé 4xe associant un bloc essence à un électromoteur de 60 ch est également disponible depuis cet été.

 

Deux puissances sont proposées : 190 et 240 ch. Grâce à l’implantation sur l’essieu arrière de cet électromoteur, le Compass dispose alors d’une transmission intégrale en hybride, et devient une propulsion 100 % électrique. Elle est disponible dans les mêmes finitions que l'offre 100 % thermique.

 

La variété des motorisations permet à chacun de trouver son bonheur. Après avoir reçu, dans un premier temps, le nouveau bloc essence 4-cylindres 1.3 GSE (en remplacement du 1.4 MultiAir 140) décliné en deux puissances (130 et 150 ch), la gamme du Compass accueille un moteur diesel : le 1.6 MultiJet 120 ch. A noter que seule la version la plus puissante (essence 150 ch) est obligatoirement associée à une boîte robotisée à double embrayage (DCCT) à 6 rapports, qui dispose pour la première fois d’un mode Sport. D'autres pays ont droit au 2.4 de 184 ch associé à la boîte auto 9, une doublette américaine pas géniale car le moteur gronde et fait grimper les rapports d'une boîte habituellement très fluide chez nous en Europe.

 

Jeep Compass. Confortable mais peu précis

Sur la route l'engin n'a pas la belle assurance d'un Peugeot 3008. Sa conduite est pataude. La voiture se dandine dans les virages. Un comportement routier qui incite très vite à une conduite calme et sereine. Même la direction se montre onctueuse. C'est finalement cohérent avec le caractère mécanique de la voiture. Ce Jeep séduit d'ailleurs par cette agréable douceur générale, que l'on apprécie au fil des kilomètres. Mais le freinage gagnerait à se montrer plus mordant. L’amortissement est réussi, sans excès de souplesse. Le dessin des sièges (bien rembourrés) est malheureusement conçu pour des carrures beaucoup trop larges pour maintenir correctement les occupants. La position de conduite est bonne et satisfait toutes les personnes qui aiment la vue dominante sur le trafic.
Malgré son patronyme Jeep il faut noter qu'en version 4x2, le Compass n'a aucune aptitude tout-terrain. Si la garde au sol reste assez généreuse, le becquet aérodynamique qui descend très bas risque de racler le sol sur les chemins un peu creux.

 

Conclusion

Voilà un crossover compact agréable, confortable, doux, à conduire (très) tranquillement, qui ne fait pas d'étincelles, mais ne déçoit pas. Sans renoncer à son aspect de baroudeur, il abandonne sa rusticité pour se transformer en citadin accueillant et confortable.