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ESSAI NISSAN JUKE 2

  • août 6, 2020
  • sur Alexandre

9 ans après son lancement, l’heure est venue pour Nissan d’offrir une deuxième carrière à son best-seller et pionnier des crossovers urbains: le Juke. Pas question pour le constructeur japonais de réinventer son véhicule. Il lui faut simplement gommer les défauts du précédent tout en le rendant meilleur. Nissan y est il parvenu ?



Visite à l’intérieur du Juke Nouveau. L’effet waouh !

C'est la grande surprise de ce Juke deuxième génération, Nissan a sorti le grand jeu ! le nouveau modèle apparaît plus premium, avec ses buses d'aération rondes, son écran central, ses éléments en noir laqué, ses nombreuses parties moussées et son niveau de finition. L’ambiance “monde de la moto” de la première génération (console centrale en forme de réservoir à essence et les compteurs dignes d’un deux-roues) se veut préservée malgré un intérieur plus moderne (écran de 8 pouces en tête de planche de bord) et plus soigné, surtout en finition N-Design avec les matériaux bicolore. Le Juke 2 adopte d’autres détails sportifs, comme les aérateurs circulaires. Le constructeur japonais a fait le bon choix en conservant une instrumentation à aiguille très moto, mais complétée par un écran de 7 pouces entre les compteurs pour les informations de bord (vitesse numérique, consommation, rappel des informations du GPS lors des changements de direction).

 

Son coffre s'autorise 422 l (+ 20 %), une valeur proche de celle du coffre de son grand frère le Qashqai. Autre détail bien vu, Nissan a séparé les feux arrière en deux parties pour élargir l’ouverture du hayon et permettre un chargement facilité. Malheureusement, malgré le coffre à double fond, la modularité est basique .

 

Connectivité. Le Juke 2 va ravir les Geeks.

Le Juke 2 est connecté. Branché à internet, il offre différents services à son conducteur et à ses passagers. Ces fonctionnalités sont opérationnelles directement depuis l'écran central de 8 pouces. En plus de l'Apple CarPlay et d'Android Auto, le Juke bénéficie de Google Assistant (contrôle par voix). En plus, grâce à une application installée sur smartphone, il est possible de consulter à distance certaines données du véhicule, comme le niveau de carburant, vérifier la fermeture des portes, etc. Vous pouvez même planifier un trajet à distance, via votre smartphone, et le rentrer directement dans le GPS de votre petit crossover.

 

Inédit: Si vos passagers s'ennuient lors de vos trajets, ils peuvent profiter du Wifi.
Oui, vous ne rêvez pas, le Juke 2 a le "In-Car Wifi" grâce à une eSim installée à son bord (moyennant un abonnement bien sûr).
En plus de la connectivité, le Juke 2 peut aussi se déplacer de manière semi-autonome. Il est en effet équipé du ProPilot activé facilement via un bouton situé sur le volant. Une fois configuré, le Juke 2 va tout seul gérer la direction, respecter les distances de sécurité et maintenir la vitesse souhaitée.

 

Au volant du Juke 2. Mieux que le 1.

Le Juke 1 offrait une perception bien à lui une fois installé au volant: jambes légèrement allongées, petit levier de vitesses dans le creux de la main et habitacle étriqué. Avec le nouvel opus, changement de programme. C’est moins typé, mais la position de conduite propose plus d’aisance et on ne joue plus à touche-coudes avec son passager.

 

Dès les premières manœuvres, on retrouve un des défauts déjà existant sur le modèle originel: la mauvaise rétrovision de trois quarts arrière. Heureusement on peut maintenant se faire assister par la caméra 360° pour se garer (en série à partir du niveau Tekna).
Avec son nouveau châssis, le Juke présente de meilleures dispositions pour sortir des villes.
La voiture est plus stable et elle est facile à guider grâce à sa direction très douce. Petit bémol sur le point du confort, car l’amortissement est peu progressif et les réactions un peu trop fermes, surtout avec la monte de 19 pouces. On retrouve du mieux avec les 17 pouces montés d’origine.

 

Motorisation, le choix est vite fait.

Un seul moteur trois cylindres 1.0 de 117 ch est au programme. Ce bloc tracte l’auto avec vigueur en ville et pour un usage quotidien. Les amateurs de boîte automatique sont comblés, la nouvelle transmission DCT7 à double embrayage remplace avantageusement l’ancienne CVT qui moulinait sous le capot des Juke 1. La DCT7 épaule bien le moteur avec un fonctionnement en douceur, à condition de frôler l’accélérateur au démarrage ou en manœuvres afin d’éviter les à-coups. Dommage, les vibrations du trois cylindres se montrent un peu trop présentes dans l’habitacle à basse vitesse.

 

Les versions proposées. 5 possibilités:

  • Le Nissan Juke débute en finition Visia équipée d’une boîte manuelle à six rapports.
  • La finition supérieure, Acenta, permet de profiter des jantes en alliage de 17 pouces, de l'écran tactile de 8 pouces, de la caméra de recul et surtout, du Wi-Fi (service payant) ainsi que de la reconnaissance vocale.
  • La Finition N-Connecta est grandement plus équipée avec un volant gainé de cuir, une climatisation automatique, un démarrage sans clé, un combiné d'instrumentation de 7 pouces, etc.
  • Encore plus haut, on trouve les finitions Tekna et N-Design.

 

Conclusion

Comme les grands vins, le Nissan Juke se bonifie avec l’âge ! Plus agile en ville, sobre sur route et même à l’aise en montagne, il offre de belles prestations. Il n’a pas trop perdu de son originalité en devenant un peu plus sérieux et pratique. Il ne lui reste plus qu’à étoffer l’offre moteur. Un seul bloc, n’est-ce pas trop juste pour les acheteurs potentiels ?