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ESSAI AUDI A1 Une nouvelle génération encore plus polyvalente

  • août 17, 2020
  • sur Alexandre

Bien plus habitable, sans diesel, sans version trois portes et totalement redessinée, l'Audi A1 nouvelle mouture désormais baptisée uniquement Sportback s'illustre également par de nouveaux moteurs. Du neuf, que du neuf ! Mais est-elle à la hauteur des attentes de ses acheteurs ?



L’Audi A1 et son nouveau design. Extérieur et intérieur tout est nouveau.

Le style tout en rondeurs a été abandonné au profit d’un look de bête de rallye. Son dessin auparavant sans arêtes ni lignes vives s’est converti à un style taillé à la serpe, accentué par des nervures et des découpages géométriques très marqués.
Du coup, la nouvelle A1 est peut-être la plus petite des trois cousines (4,03 mètres, contre 4,05 mètres pour la Polo et 4,06 mètres pour l'Ibiza) mais elle est la plus typée. Son caractère stylistique est encore renforcé par les couleurs audacieuses de la carrosserie, des jantes et des accents contrastés. Côté volume de coffre, l'Audi est aussi la plus petite de la famille : 335 litres, contre 351 litres pour la Volkswagen et 355 litres pour la Seat.

 

Heureusement, l'espace intérieur a beaucoup progressé et deux passagers peuvent s'asseoir confortablement à l'arrière, ce qui n'était pas franchement le cas auparavant. Le design intérieur se bonifie également. L'A1 Sportback se convertit au digital en série, avec un tableau de bord numérique et un grand écran multimédia orienté vers le conducteur. Pour le « cockpit virtuel » de 10,25 pouces, il faut payer un supplément. Idem pour la navigation, la radio numérique, Apple CarPlay et Android Auto et pour les mélomanes, Bang & Olufsen propose un système hifi performant.

 

Pas de deuxième écran tactile pour la climatisation et les équipements de confort pour cette A1 : sur toutes les petites Audi (Q3 inclus), le contrôle de ces fonctions se fait via des boutons séparés. Toutefois, il est possible d’égayer le tout avec des touches colorées.
Par contre, grosse déconvenue, l'A1 Sportback utilise de nombreux plastiques bas de gamme, ce qui est très surprenant de la part du constructeur d’Ingoldstat. A l’exception de la planche de bord, les plastiques (en partie basse comme en partie haute !) sont pratiquement tous durs, très sensibles aux rayures.

 

Nouvelle Audi A1 Sportback. Parlons moteurs.

Fini le diesel, l’A1 Sportback fait désormais l'impasse sur cette motorisation (de toute façon plus adaptée aux gros rouleurs qu’aux citadins).
La gamme mécanique de la nouvelle Audi A1 s'articule autour de quatre moteurs essence de 95 à 200 ch. Les deux premiers sont des trois cylindres remarquables de silence et de souplesse avec une absence quasi totale de vibration. L’A1 reste aussi (dans le groupe VAG) la seule à proposer le récent « 35 TFSI » 1.5 150 ch à quatre cylindres, en plus des 25 TFSI et 30 TFSI, les 1.0 95 ch et 116 ch à trois cylindres dont ses cousines disposent aussi. Si l’on se penche sur le 116 ch sans doute le plus vendu, il faut concéder que les ingénieurs ont fait du beau travail. Ce trois cylindres 1.0 développe 116 ch et surtout 200 Nm de couple, une belle valeur pour un moteur aussi petit. Il présente un léger creux sous les 2000 tr/mn mais, globalement, se montre étonnamment élastique et volontaire. L'association avec la boîte S-Tronic à double embrayage est un exemple d'appairage réussi entre transmission et moteur, avec des relances largement suffisantes pour une auto relativement légère, et surtout, une gestion de boîte bien calibrée. Malheureusement, ce moteur est aussi l'exemple des limites du downsizing. La réduction de la cylindrée et du nombre de cylindres n'a pas de grands effets sur la consommation.

 

L’A1 Sportback sur la route. Agile… mais raide.

La direction est plus précise qu'avant, et les porte-à-faux raccourcis associés à l'élargissement des voies donne un autre visage à l'A1, bien plus stable. Son plus gros défaut reste néanmoins un amortissement carrément ferme. Sur une version “classique”, déjà, les suspensions sont plutôt fermes et tapent sèchement sur les aspérités de la route, mais cela s'aggrave avec le châssis S-Line, dont les ressorts sont plus durs de 10 %. Autant dire que la version S-Line avec jantes 18 pouces est fortement déconseillée pour ceux qui ont des problèmes de dos. Pour conserver un minimum de souplesse (concept très relatif sur cette A1), il faut opter pour le châssis équipé de jantes de 17 (voire même de 16 pouces). La fermeté de l'amortissement a toutefois un effet positif , la prise de roulis est complètement inexistante, et sur des lacets avec un bon revêtement, la conduite devient un pur bonheur.

 

Conclusion.

Elle possède son propre caractère et elle est résolument plus sportive qu'avant. Plus mature aussi. Avec cette deuxième génération d'Audi A1, il faut se rendre à l’évidence La nouvelle progresse là où on ne l'attendait pas forcément, les volumes à bord. Mais Si elle corrige les places arrière étriquées de son aînée, cette nouvelle génération déçoit : la précédente était mieux construite et plus sobre. Plus attachante peut-être aussi …