Bienvenue sur Auto-ies.com

AC COBRA : Brutal, vous avez dit brutal !

  • août 3, 2020
  • sur Alexandre

Plus encore que toutes les autre sportives mythiques comme certaines Porsche ou Ferrari, la bestiale américaine a, dès sa naissance, attiré sur elle tous les superlatifs. Mais pourquoi une telle aura ?



Un peu d’histoire

Lorsqu’en 1960, Caroll Shelby (pour des raisons médicale) est obligé d’abandonner sa carrière de pilote automobile, il décide de se consacrer à la conception d’une auto américaine capable de damer le pion aux Ferrari. Il n’imagine pas que plusieurs décennies plus tard son nom sera entré au Panthéon de l’automobile, grâce à son étonnant gros bébé. Son idée “déjantée”, marier un V8 américain gorgé de couple et un châssis freluquet de roadster anglais. Une idée folle et un résultat hors du commun.
En 1962, donc, apparaît la Cobra. Si les premiers exemplaires accueillent un V8 Ford 4.2, la fameuse 427 ne fait son apparition qu’à partir de 1965, avec un redoutable V8 de 410 ch sous le capot avant.

 

Finalement, autour de 1000 exemplaires seront fabriqués entre 1962 et 1967 se répartissant entre (environ) 700 à moteur 4,2 l et 4,7l 289 CI et un peu plus de 300 427 CI 7 litres qui bénéficieront d’un châssis plus robuste pour absorber les 420 ch du big block Ford.
A partir de 2013, c’est toujours un V8 Made in USA (désormais un General Motors) qui se cache sous le long capot. Le 6.2l annonçant 437 ch de la Camaro.
Cette Cobra baptisée Mk VI (pour sixième génération) a grandi. Par rapport à la version des origines, elle est désormais plus longue de 6 cm et plus large de 10.

 

La conduite de l’AC Cobra. Des frissons au goût américain.

S’installer au creux de cette auto, c’est plutôt s’y lover moyennant quelques contorsions. La portière est étroite et le seuil extrêmement haut. Le volant et le siège sont, eux, placés, quelques centimètres seulement au-dessus de la chaussée. Mais une fois à bord, bien sanglé dans le siège enveloppant, coincé entre la portière et le tunnel de transmission, le pilote ressent vraiment une saisissante sensation de ne faire qu’un avec la belle.

 

Après un quart de tour de la clé de contact, il suffit de presser le bouton de démarrage pour que les huit pistons se mettent à chanter en faisant trembler la bête. Le « glou-glou » caractéristique en provenance du moteur annonce à l’avance la couleur pour la consommation très…nord américaine. Dans la Cobra, l’insonorisation est une notion inconnue. L’absence de toit et l’épaisseur réduite du pare-brise permettent au moindre bruit mécanique de se répandre dans l’habitacle…
Surprise, la Cobra reste très bien accrochée à l’asphalte. Il est vrai que sa monte pneumatique ultra-large (235 mm à l’avant, 295 mm à l’arrière) favorise cette tendance mais au détriment du confort. Attention toutefois aux excès d’optimisme, la Cobra est dépourvue d’ESP et son train arrière n’hésite pas à glisser généreusement si le conducteur se laisse aller à quelques secondes d’inattention.

 

AC Cobra. Chère, mais pas tant que ça.

Bien sûr, une telle rareté n’est pas réalisée pour le commun des mortels, y compris sur le plan financier. Il faut prévoir 135 700 € pour la version de base. Pour les amateurs argentés (et pas seulement du côté des cheveux !), le catalogue propose une version GTS Big Block (V8 7.2 de 640 ch) à 174 500 €, une GTS qui pousse le compresseur du 6.2 jusqu’à atteindre les 647 ch (179 400 €) et la GTSR (265 000 €), uniquement destinée à la compétition, qui atteint les 780 ch ! Ces tarifs vous semblent stratosphériques ? Sachez qu’un modèle des années 1960, moins polyvalent et bien moins facile à maîtriser, se négocie aujourd’hui entre 400 000 € et 600 000 €.

 

Dernière minute. Les AC Cobra 2021 seront proposées en thermique et en électrique.

Elle sera proposée avec deux motorisations au choix : soit 100% électrique soit thermique. C'est une icône dans le monde de l'automobile qui cède elle aussi aux sirènes de la motorisation électrique. Fabriqué par AC Cars, le modèle zéro émission sera limité à seulement 58 exemplaires, un nombre choisi pour célébrer les 58 ans écoulés depuis la sortie de la première AC Cobra.

 

Elle sera identique au modèle d'origine et sera basée sur le même châssis, bien qu'adaptée pour l'intégration des composants électriques. La batterie de 54 kWh, avec une capacité de charge de 6 kW lui offrira une autonomie estimée à environ 241 km. Le moteur développera 312 chevaux et 250 Nm de couple, avec un pic à 500 Nm. Le tout lui permettra d'avaler le 0 à 100 km/h en 6,7 secondes. Sur la balance, cette version électrifiée n'affiche que 1.250 kg. Côté tarif, il faudra débourser au moins 170.100 dollars (environ 150.000 euros).
Les livraisons débuteront au dernier trimestre de l'année 2020.

 

Reste le choix du modèle thermique.

L'AC Cobra 140 Charter Edition, baptisée selon la nomenclature de l'AC traditionnelle, d'après la taille de son moteur, cache un 4 cylindres turbocompressé de 2,3 litres sous son capot. Provenant de chez Ford, ce bloc EcoBoost partagé avec la Mustang d'entrée de gamme développe 350 chevaux et 440 Nm de couple. Celui-ci permet à cette AC Cobra d'abattre le 0 à 100 km/h en environ 6 secondes.

 

Ce modèle pèse environ 1.100 kg et partage la plupart des composants avec la variante 100% électrique. Il ressemble également à l'AC Cobra d'origine et sera proposé dans une large gamme de couleurs. La version de lancement sera limitée à 58 unités également, chacune au prix de 104.772 dollars (environ 94.000 euros), et les livraisons, comme pour sa soeur électrique, débuteront au dernier trimestre de 2020.