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NOTRE SAGA YOUNGTIMER : L'ALFASUD SPRINT (1976-1989)

  • juin 25, 2020
  • sur Alexandre

Durant l’été 1976, ALFA ROMEO présente le modèle Sprint, un petit coupé 4 places vif et plaisant, dessiné chez Ital Design par Giorgetto Giugiaro sur la base de la berline Alfasud sortie en 1971. Visuellement, il s’en éloigne beaucoup avec ses faux airs d’Alfetta GTV.



L’Alfasud, c’est le vilain petit canard de la marque pour les puristes d'Alfa. Ils ne supportent pas sa différence à cause de sa traction avant et son moteur boxer 4 cylindres à plat.
Un crime de lèse majesté au milieu des autres modèles Alfa Romeo tous propulsion et motorisés par des 4 ou 6 cylindres en ligne. Mais le coupé Sprint va finalement parvenir à entrer avec panache dans la noble famille de la marque au Biscione.

 

Alfasud Sprint, un coupé mécaniquement bien né

En 1976, le premier Sprint est motorisé par un 1286 cm3 qui propose déjà 76 ch et permet 165 km/h. Pas si mal pour l'époque. Par contre, même si le moteur est vif et “chante” bien, Alfa comprend très vite qu'il faut donner du muscle à ce coupé sympathique car ses qualités routières sont excellentes et il possède une grande marge de progression.

 

Deux ans plus tard, en 1978, le coupé Sprint connaît alors sa première évolution. Le 1286 cm3 est remplacé par un 1351 cm3 développant 79 ch et surtout il offre un couple plus généreux. Au dessus est proposé un 1 490 cm3 qui développe 85 ch. Les performances commencent à être au rendez-vous avec notamment une vitesse de pointe de 170 km/h.
La gamme Sprint s'articule donc autour de deux modèles : le Sprint 1300 et le Sprint 1500.

 

Pas encore suffisant pour la marque qui voit bien que l’écart de performances est encore trop important entre le Sprint et ses très performantes Alfetta GTV.

 

Alors, Alfa sort l’artillerie lourde. Le 4 cylindres Boxer reste le même, mais alimenté cette fois-ci par deux carburateurs double corps et lui attribue une toute nouvelle appellation "Veloce" pleine de promesse. Conséquence, le Sprint 1300 Veloce commercialisé dès 1980, développe 86 ch, soit plus que le Sprint 1500 normal, tandis que le Sprint 1500 Veloce développe d'abord 95 ch dès 1979 puis 105 ch ensuite. Les rendements moteur deviennent évidemment plus conséquent, de même que les rapports poids/puissance. Et là, avec le Sprint 1500 Veloce, on caresse les 180 km/h !

 

Début des années 1980, la ligne du coupé Sprint commence à accuser son âge. Ses fins pare-chocs en inox commencent à dater. L’époque est aux embellissements de plastique noir pour les sportives, alors le coupé Sprint va y céder en se parant d’appendices noirs mat et d’une face avant entièrement revue. Pour stimuler les ventes, une série spéciale, (première d'une longue liste), baptisée Trofeo est diffusée à 400 exemplaires.

 

1985 Adieu ALFASUD, Bonjour ALFA 33

En 1985, l'Alfa 33 remplace l'Alfasud après une carrière (très ou trop ?) longue de 14 ans. Le coupé Sprint dont l'ensemble mécanique est intégralement repris de l’Alfasud va hériter des dessous de la nouvelle venue. Du coup il “bénéficie” malheureusement du système de freinage à tambours à l'arrière de la 33 et non plus à disques comme cela avait été le cas jusqu'à présent. L'année suivante en août, nouvelle série spéciale appelée Grand Prix, en hommage aux nombreuses participations de la marque milanaise en Formule 1. Les Sprint Grand Prix sont équipés d'office de lave-phares, ont des boucliers avant et arrière peints ton caisse et possède une présentation spécifique.

 

En 1988, c'est le début de la fin pour ce coupé sympathique qui reste, par ailleurs, sans descendance. Le moteur 1500 est arrêté au profit d'un 1700 de 118 ch.
Baptisé Sprint 1.7 QV, ce nouveau modèle Sprint reprend le moteur de la 33 et autorise une vitesse maximale de 190 km/h. C'est la dernière sportive de la gamme.
L'année 1989 est celle de l'arrêt de toute la gamme Sprint. Après nous avoir offert leurs mélodies envoûtantes pendant 13 ans, les boxers se taisent définitivement. La 145 qui succède ensuite à la 33 reviendra à une motorisation plus classique.

 

Le Sprint sur la route. Le bonheur tout simplement

Dans l’habitacle, l’espace se révèle suffisant, alors que le volant réglable autorise une bonne position de conduite. Le moteur est un régal : souple, doux, mais aussi rageur et musical. le châssis, de son côté est bien amorti et équilibré. Il offre un excellent comportement routier, complété par un freinage suffisant et une direction à l’excellent ressenti. Plus surprenant, la suspension filtre bien les inégalités, et l’insonorisation convenable facilite les longs trajets. Au final, ce Sprint procure un agrément surprenant, même si, vu les qualités routières, un surcroît de punch serait bienvenu. Quant à la consommation, elle est tout à fait raisonnable, (si le moteur est bien réglé).

 

Conclusion

Monter dans un Coupé Alfasud Sprint c'est l'adopter, tant le boxer qui l’anime enchante.
De plus, c’est un moteur très fiable. Les premières séries ont la préférence des Alfistes surtout en 1500 Veloce. Toutefois, certains préfèrent quand même la dernière 1.7 QV pour ses performances plus affriolantes. Mais attention le Coupé Sprint a contre lui deux ennemis mortels propres aux italiennes de l’époque: la rouille et un système électrique très…transalpin !