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ESSAI NISSAN LEAF : Une pionnière toujours bien verte

  • mars 15, 2021
  • sur Alexandre

La Nissan Leaf est la voiture électrique la plus vendue à travers le monde (plus de 400 000 unités produites) depuis son lancement en 2010. Après plus de 10 ans d'existence, elle est devenue l’illustration parfaite des progrès des motorisations électriques en une décennie. Les chiffres sont là pour le confirmer : 109 ch et 160 km d’autonomie pour la première Leaf en 2010 contre 217 ch et 385 km d’autonomie (cycle mixte WLTP) pour la nouvelle Leaf e+.

 



Du neuf pour la compacte électrique Nissan.

Le constructeur japonais propose, en effet, désormais un double choix pour les acheteurs de sa compacte:

 

  • D’une part, la Leaf classique, dotée d’une batterie de 40 kWh qui propose une nouvelle version d’accès baptisée « Leaf First » vendue avec un chargeur simple de 3,6 kW (au lieu de 6,6 kW) et un câble de charge domestique.
  • Et une version toute nouvelle, la Leaf e+ dotée d’une autonomie augmentée grâce à l'apport d’une batterie de plus grosse capacité (62 kW/h). Cela lui permet désormais, d’offrir une autonomie de 385 km en cycle d’homologation WLTP, plus conforme à la vraie vie.

 

A bord de la Nissan Leaf 2, le ressenti est mi-figue, mi-raisin.

La silhouette de cette seconde génération est plus affûtée (et aussi plus agréable à regarder). La Leaf s'inscrit désormais parfaitement dans la gamme Nissan, en reprenant les derniers codes stylistiques avec des phares étirés et une calandre en V soulignée de noir. Cela donne une silhouette plus équilibrée, plus dynamique tout en conservant le même excellent Cx de 0,28 que celui de la première Leaf qu’elle remplace.

 

C’est en montant à bord que l’air de famille avec la première génération saute aux yeux: l'agencement intérieur est identique et semble désormais un peu dépassé. Bien que la finition et les matériaux aient progressé. Le ressenti est malgré tout positif et à l’arrière, il y a suffisamment d’espace pour accueillir deux adultes.

 

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En revanche, au poste de conduite, il y a toujours beaucoup trop de boutons et l’interface média gagnerait à être rajeunie. Le système multimédia Nissan Connect et son écran tactile de 7’’ font pâle figure face à la concurrence; l’ergonomie est médiocre et la réactivité vraiment trop lente. Pour la position de conduite, pas de changement, elle est toujours aussi haut perchée avec une assise très courte et le volant n’est réglable qu’en hauteur. On trouve quand même une amélioration conséquente dans la nouvelle mouture: son coffre, plus généreux (435 dm3 soit 65 dm3 supplémentaires) malheureusement toujours aussi peu pratique avec des contours étriqués, un seuil de chargement trop haut, et toujours pas de plancher plat.

 

La Nissan Leaf 2 sur la route. Plus rigoureuse.

Le châssis a été retravaillé pour que la puissance augmentée soit encaissée sans dommage et cela se ressent. Le couple passe bien sur la chaussée sans “cirer”. De plus, la suspension est plus consistante, et les mouvements de caisse dus au poids élevé (1.535 kg quand même!) sont maîtrisés. En revanche, c’est l’amortissement qui en fait les frais avec un ressenti toujours aussi raide. Le confort n’est pas au rendez-vous.

 

Point positif, les évolution technologiques comme l'assistance semi-autonome ProPilot par exemple qui offre le maintien dans la file et le régulateur adaptatif.

 

Un nouveau mode de conduite est proposé, la e-Pedal, une sorte de super mode B (qui reste disponible) augmentant la récupération d'énergie au lever de pied et ce, jusqu'à l'arrêt, les freins classiques étant activés sous une certaine vitesse. Avec un peu de pratique et d'anticipation, cela permet de ne conduire qu'avec la pédale d'accélérateur.

 

Conclusion.

La seconde génération de la Nissan Leaf prend désormais une avance confortable sur ses concurrents par ses performances et son autonomie, mais aussi en termes d'aspects pratiques et d'équipements technologiques. Et tout cela sans une augmentation de tarif significative par rapport à son aînée. Avec sa version e+, la Leaf étend son rayon d’action et s’adresse à des personnes qui réalisent des trajets quotidiens (aller-retour) de plus de 140 km. Avec une autonomie réelle qui tournera toujours aux environs de 350 km, la Leaf e+ rassure les angoissés de la panne sèche sans pour autant faire flamber ses tarifs.