Bienvenue sur Auto-ies.com

L’HISTOIRE DE FIAT

  • août 1, 2019
  • sur Alexandre

FIAT pour Fabbrica Italiana Automobili Torino est le plus grand constructeur automobile italien. Une légende, peut-être même LA légende industrielle dans la péninsule. Voici un peu de son histoire.



FIAT la genèse

FIAT est créée le 11 juillet 1899 au Palazzo Bricherasio par trente actionnaires. Fiat inaugure sa première grande usine en 1900, au no 35 du Corso Dante à Turin. Sur une surface de 12 000 m2, 150 ouvriers produisent vingt-quatre automobiles durant cette première année de production. En 1906, les effectifs de Fiat s'élèvent à 1 500 salariés qui produisent 1150 voitures,
Fiat adopte une stratégie de croissance axée sur la mondialisation et conquiert des parts importantes sur des marchés porteurs, en particulier aux États-Unis, au point de créer une filiale outre-atlantique la FIAT Motor Corporation en 1908 avec la construction d'une usine pour une fabrication locale. Une succursale est aussi ouverte en Russie. En 1916 débute la construction de l’usine du Lingotto à Turin, la plus grande et la plus moderne d'Europe pour l'époque, qui entre en fonction en 1923.Le bâtiment de cinq étages est époustouflant. Il abrite sur son toit une piste d’essai révolutionnaire. Chef d’oeuvre de la mise en musique du Taylorisme, les pièces détachées arrivent au rez de chaussée et les voitures sont ensuite assemblées en“grimpant” au fur et à mesure les cinq étages. Elles sont enfin transportées par des ascenseurs pour être testées les unes après les autres sur la piste ovale et inclinées qui occupe tout le toit.

 

FIAT et la famille Agnelli, une saga centenaire

Tout remonte au début du XXe siècle avec Giovanni Agnelli dit « le Senator ». Actionnaire de la « Fabbrica Italiana Automobili Torino » ou « Fabrique italienne d’automobiles de Turin » (FIAT), il en devient président en 1902 pour plus de 40 ans. Il assure le succès de l’entreprise grâce à la production d’automobiles « populaires » et de véhicules industriels, camions, autobus, tracteurs agricoles…
Son fils Edoardo mort décapité par une hélice d’avion en 1935, la relève de la présidence est assurée jusqu’en 1966 par Vittorio Valletta (ancien directeur général). Le règne de « Gianni » Agnelli, petit-fils du fondateur, commence alors à 45 ans. Beau, séducteur et riche, il fait la couverture des magazines de mode avec sa montre portée sur la manche de sa chemise. Il devient même président du célèbre club de football turinois, la Juventus entre 1947 et 1954. Malgré une formation dans une école de cavalerie, celui que l’on appelle « l’Avvocato » (l’avocat) transforme Fiat en la plus grande entreprise italienne et principal constructeur automobile européen avec les marques Lancia, Autobianchi, Ferrari et Abarth. Le groupe se diversifie : aviation, agriculture avec Ford, domaine ferroviaire, presse avec la Stampa… puis doit se réorganiser (Iveco, Fiat Avio, Fiat Engineering, Fiat Auto…). Considéré comme certain comme le « vrai roi d’Italie », Gianni devient l’emblème du boom industriel italien.
La fin du siècle se fait plus morose. Le déclin de la marque s’accompagne de pertes financières lourdes et du décès prématuré en 1997 de son neveu « Giovannino » (« le petit Giovanni ») désigné comme successeur, puis de son fils Edoardo en 2000. La dette de Fiat Auto atteint des records en 2002. La famille Agnelli devient actionnaire minoritaire. Les tentatives d’accord avec General Motors échouent. Giovanni meurt en 2003, son frère Umberto en 2004.
L’équipe dirigeante se restructure alors. Luca Cordero di Montezemolo, patron de Ferrari, devient président, John Elkann, le petit-fils de Gianni, vice-président et Sergio Marchionne son nouveau directeur général. Réduction des coûts, résurrection du modèle mythique Fiat 500, nouveaux partenariats technologiques, abandon des activités médias (RCS Mediagroup), entrée au capital de Chrysler, modèle électrique bon marché Centoventi… Le groupe italien se redresse.
En juin 2018, John Elkann devient PDG de la holding financière et familiale Exor. Ses participations couvrent le secteur de la réassurance (groupe Partner Re), du football (la Juventus de Turin) et des médias (The Economist Group) et de l’automobile avec dix marques : Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Maserati, Abarth, Chrysler, Dodge, Jeep, RAM…Le ciel semble alors s’éclaircir pour le groupe.

 

Mais FIAT est toujours et encore prisonnier d’un modèle unique

Malgré un nombre pléthorique de modèles différents depuis 120 ans FIAT reste dans l’histoire comme le constructeur d’un seul modèle, la 500 produite de 1957 à 1975 à 4 250 000 exemplaires. Pour les 50 ans de l’ancêtre en 2007, le constructeur transalpin va retrouver le succès en lançant la nouvelle 500. Nouveau succès planétaire. D'abord commercialisée en Italie et en France, elle est ensuite disponible dans le monde entier y compris aux États-Unis, au Canada et en Chine, marchés alimentés par l'usine mexicaine de Toluca. Produite à Tychy en Pologne, c'est un véritable succès commercial au-delà de toutes les espérances, plusieurs mois de délai pour pouvoir recevoir sa voiture malgré un régime de fabrication de 190 000 exemplaires par an. Elle a été élue « Voiture de l'année 2008 ». Sa réussite remet FIAT en selle et le constructeur saura décliner son modèle fétiche en de multiples variantes qui continuent leur épopée aujourd’hui en 2019.

 

ALORS QUEL AVENIR DESORMAIS POUR FIAT?

Bien malin qui peut le prévoir après les mariages ratés de ces derniers mois avec d’autres constructeurs…

Laisser un commentaire