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Le Match : Renault Zoé vs Peugeot e-208

  • juillet 21, 2021
  • sur Mayra

Lorsque votre vie d’automobiliste est majoritairement faite de courts déplacements, posséder une citadine électrique trouve tout son sens. En effet, sans émissions polluantes, avec une autonomie suffisante et grâce à ses recharges peu dispendieuses, la voiture 100% électrique est la réponse évidente. Renault l'a vite compris et l’a mis en pratique avec sa Zoé. Elle est depuis 2012 la référence des citadines électriques sur le marché et la plus vendue. Peugeot propose désormais, lui aussi, une concurrente aux crocs acérés, prénommée e-208. Les deux constructeurs français, une fois de plus, s'affrontent sur un marché très en phase avec l’époque.



Alors comparons aujourd’hui ces deux stars du marché de l’électrique

Renault bénéficie d’une longueur d'avance avec sa citadine vedette dite "zéro émission". Le constructeur au losange en est à la troisième génération de sa Zoé : 2012, la première, puis 2016, pour le restylage, et plus récemment, en 2019, cette nouvelle mouture.

 

Elle est la plus vendue sur le vieux continent. Car non seulement elle est n°1 des ventes en France sur son segment, mais elle l’est également en Espagne et en Allemagne.
Une pionnière qui a su capitaliser, même pour son intérieur, sur ses atouts écologiques ; par exemple, les sièges « Zen tissus » sont en matériaux recyclés à partir de ceintures de sécurité et de bouteilles en plastique.

 

Avec son nouveau regard caractéristique, des optiques full LED, et quelques lignes de carrosserie bien pensées, la petite Renault conserve son joli minois et ses agréables rondeurs tout en se modernisant. Avec 4,08 m de long, elle s'offre, en prime, un coffre suffisamment généreux (338 litres).

 

De son côté, la Peugeot e-208 est pétrie d'atouts. Certainement parce qu'il s'agit en premier lieu d'une 208. Peugeot propose cette 208 avec une palette presque complète d'énergies différentes sans changer le style ni le look particulièrement affûté, et les qualités dynamiques qu'on lui connaît. La e-208 est donc la petite dernière de la fratrie mais elle ne se nourrit qu’à l’électricité. Conçue en Slovaquie sur la plate-forme E-CMP du groupe (qui équipe déjà les 208, 2008, e-2008, Corsa, Corsa-e), la e-208 reste visuellement identique à la version thermique classique, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Seuls quelques logos “e” bleus et des détails comme sa calandre spécifique la différencient. L'objectif de Peugeot est affiché et ambitieux : commercialiser une 208 électrique sur sept vendues. La e-208 propose 5 places, s’étire sur 4,05 m, et dispose d'un coffre de 311 litres.

 

La vie à bord

En pénétrant dans ces deux citadines, on se trouve en présence d'un intérieur qui respire la qualité. Les assemblages et les finitions sont, eux aussi, soignés.
La e-208 offre le même habitacle et le même coffre que ses sœurs à motorisation thermique. Elle en reprend le marqueur distinctif avec ses compteurs surélevés à effet 3D, au-dessus d’un mini volant à deux branches et deux méplats de petit diamètre. A droite on retrouve l’écran central tactile, sous lequel sont positionnées deux rangées de touches dites “piano”.

 

Pour le reste, cette planche de bord, très travaillée, adopte des plastiques souples en partie haute, et pas mal de rangements en partie basse, avec en prime 4 prises USB (2 à l’avant et 2 à l’arrière). L'habitabilité est dans la moyenne basse de la catégorie, c’est une des différences principales avec la Zoe qui, bien que de dimensions comparables, exploite mieux son espace à bord. La Renault offre plus de place (+ 6 cm) pour les jambes des passagers arrière, sans sacrifier le coffre. Sa planche de bord, qui présente des matériaux moussés en partie supérieure, est plus réduite que celle de la Peugeot, donnant une sensation d’espace plus importante. Côté équipements, les deux françaises se valent. Il faut juste rajouter 350 € pour disposer du grand écran central de 9,3 pouces sur la Zoe. Mais le 7 pouces de série propose un système multimédia à la prise en mains plus aisée que la large dalle de 10 pouces de sa rivale.

 

L’espace à l’arrière est compté chez la e-208 comme dans la Zoé. Cependant, on est mieux installé sur la banquette de la Peugeot, que ce soit au niveau de son assise (y compris à la place du milieu) ou de la position des jambes. Elle profite surtout d’un petit défaut de sa concurrente, dont la batterie surélève le plancher et relève les genoux des passagers arrière. En plus, il s’avère difficile de glisser plus que la pointe des orteils sous les sièges avant de la Zoé. Elle se rattrape côté coffre, avec 338 litres contre 311 litres dans l’e-208, un accès légèrement plus grand et un petit bac pour remiser une partie des câbles de recharge.

 

Le comportement sur route

Elles se révèlent sur l’asphalte silencieuses, maniables avec de bons rayons de braquage, et confortables. Il est franchement agréable d’évoluer en ville au volant de la Renault (essai de la Zoé 2020) comme de la Peugeot.

Dans les deux voitures, il est aussi possible de sélectionner un mode de récupération d’énergie plus ou moins prononcé, réglable depuis le sélecteur. Enfin, la stabilité de la Zoé sur voies rapides la révèle très à l’aise quel que soit le parcours.

 

Les temps et capacités de recharge

C’est sur la question de l’autonomie, que la Renault Zoé prend sa revanche : elle annonce 386 km en cycle WLTP contre 340 km pour la Peugeot e-208. Dans la vraie vie, ces chiffres sont tous les deux vraiment très optimistes. D’après les essais de la presse spécialisée, la consommation moyenne est de 17,2 kWh/100 km pour la Renault Zoé et de 19,5 kWh/100 km pour la Peugeot, ce qui permet de compter sur une autonomie de respectivement 302 km et 238 km.

 

Pour “faire le plein”, la Renault profite d’un chargeur allant jusqu’à 22 kW quand celui de la Peugeot s’arrête à 11 kW en option (300 €) et même seulement 7,4 kW en série. En revanche, pour la charge rapide, cette dernière pousse jusqu’à 100 kW en courant continu alors que la Zoé devra cocher l’option charge rapide à 1 000 € pour une puissance limitée à 50 kW. Dans les deux cas, le câble pour Wallbox de Type 2/Mode 3 n’est pas livré en série (300 € chez Renault, 249 € chez Peugeot).

 

En ce qui concerne les durées de charge, la batterie de 52 kWh de la Renault Zoé demande des temps de charge de 0 à 100 % plus longs que ceux de la Peugeot e-208 et sa batterie de 46,4 kW nets. Sur des Wallbox de 3,7 kW à 11 kW, la Renault demande entre 19 heures et 6 heures environ, la Peugeot, entre 15 heures et 5 heures. Avec son chargeur de 22 kW, la Renault peut descendre jusqu’à 3 heures environ.

 

Au-delà des considérations esthétiques propres à chacun, il convient de rester rationnel : une voiture électrique reste plus onéreuse à l’achat qu’une thermique (mais c’est l’inverse en entretien et en carburant), tout en étant, malgré beaucoup de progrès ces dernières années, moins polyvalente à cause des temps de recharge. Sur le point essentiel et incontournable de l’autonomie, la Zoe s’avère plus convaincante. Avec un rayon d’action supérieur à celui de la e-208 et la possibilité de louer sa batterie afin d’abaisser son tarif. Elle dispose donc d’un petit plus pour séduire l’automobiliste prêt à se convertir à l’électrique.