Bienvenue sur Auto-ies.com

LE GROUPE CHINOIS XIAOMI NOUVEL ACTEUR AUTOMOBILE

  • octobre 14, 2021
  • sur Mayra

Comme le dit Lei Jun, le patron de Xiaomi : « Les voitures électriques, c'est comme un grand smartphone avec quatre roues ». Fort de cette déclaration, depuis début septembre 2021, le géant chinois Xiaomi s’est lancé à son tour dans le monde de l'automobile avec la création d'une filiale destinée à produire des voitures électriques.



Un petit nouveau de plus sur le marché ?

Après Apple (qui devrait lancer son Apple Car en 2024 si l'on en croit les dernières rumeurs) et Huawei, qui a récemment obtenu une nouvelle autorisation afin de se fournir en composants nord-américains pour sa future voiture électrique, plus Sony qui lui, est déjà passé à l’action avec sa Vision-S, c'est au tour de Xiaomi de se lancer officiellement sur le marché des voitures électriques. Le constructeur vient en effet d'officialiser l'existence de la marque Xiaomi Automobile.

 

Ce tentaculaire groupe industriel de l’Empire du Milieu, numéro deux mondial du smartphone, a annoncé la création de Xiaomi Auto, une filiale dédiée à la voiture électrique. Un marché très compétitif, dominé aujourd’hui par l’américain Tesla, qui attire de plus en plus d'acteurs en quête de futurs méga profits.

 

La société Xiaomi Auto a donc été officiellement enregistrée au mois de septembre. Sa feuille de route : la création de voitures électriques, avec la sortie d’un premier modèle prévu pour 2023. Pour atteindre cet objectif, le géant chinois a débloqué une enveloppe d’1,5 milliard de dollars et prévoit une rallonge de 10 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.

 

D’après le Big Boss de Xiaomi, Lei Jun, le segment choisi pour le premier modèle sera soit une berline soit un SUV et son prix devrait se situer entre 100 000 et 300 000 yuans, donc entre 12 853 et 38 552 € hors taxe en Europe.

 

Le grand patron du constructeur chinois n'a toutefois pas confirmé l'arrivée du véhicule en dehors des frontières chinoises.

 

En tout cas, rien que sur le marché chinois la concurrence est déjà rude entre les constructeurs de véhicules hybrides et électriques. Des firmes qui telles Aiways, BYD, SAIC, Geely, Byton, pour ne citer que les principales, sont déjà nombreuses en Chine.

 

La recette à succès pour l’automobile chinoise est depuis plusieurs années bien au point. Elle s’appuie sur des technologies “high-tech” de pays extérieurs que ce soit en Asie, en Amérique du Nord ou en Europe, mais la production se fait exclusivement à l’intérieur des frontières chinoises. Résultat les coûts de production sont bas et, les prix de vente sont canons.

 

Un autre groupe chinois – le géant de l’Internet Baidu – est également présent sur ce marché, mais se consacre à la mise au point de programmes de conduite autonome.

 

Connu pour ses smartphones, ses tablettes et ses objets connectés, Xiaomi est donc le dernier arrivé sur le secteur de la voiture électrique. Pour entrer à marche forcée sur ce nouveau créneau, Xiaomi a racheté DeepMotion, une entreprise spécialisée sur la mobilité qui développe des logiciels d’aide à la conduite. Il a également annoncé des partenariats avec notamment le constructeur Great Wall Motor Co, connu pour ses SUV.
Son PDG Lei Jun a aussi rencontré plusieurs fois Elon Musk, le patron du leader mondial Tesla. Mais pour ce dernier, l’arrivée d’un nouveau venu chinois sur le marché de l’automobile électrique n’est pas une bonne nouvelle pour sa marque, car celle-ci écoule en Chine un quart de sa production totale.

 

 

Un nouveau bond en avant vers le tout électrique.

Les constructeurs automobiles chinois sont scrutés de très près par les grands acteurs américains et européens.

 

Face au leader actuellement incontestable Tesla, les constructeurs historiques misent eux-aussi sur le tout-électrique. General Motors et Ford ont ainsi pour objectif de parvenir à plus de 50% de véhicules de ce type vendus chaque année aux États-Unis.

 

En Europe, les groupes Volkswagen, BMW, Stellantis, et Renault multiplient également les modèles de véhicules hybrides et 100% électriques. Leur objectif: vendre d’ici à 2030 de 70% à 90% de véhicules électrifiés. Dans leur ligne de mire, l’échéance de 2035 qui marque la fin des ventes de nouveaux véhicules à moteur thermique en Europe.

 

“Tout vient à point à qui sait attendre”

A la fin du 19ème siècle, la traction électrique aurait, déjà à l’époque, pu devenir un moyen de locomotion alternatif aux moteurs dits à combustion interne. Mais malgré l’exploit, le 29 avril 1899, du belge Camille Jenatzy battant le record du monde de vitesse à 105,88 km/h au volant de son automobile électrique de course La Jamais Contente, ce sont les moteurs fonctionnant à l’essence puis au gas-oil qui ont gagné la partie pendant plus d’un siècle.

 

Désormais place au changement, l’électricité revient dans le jeu et pas pour faire de la figuration. Quoiqu’il en soit, une chose est certaine, les prochaines années s’annoncent tout à fait passionnantes pour le monde de l’automobile et plus largement celui de la mobilité sur les cinq continents.