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Essai Toyota Yaris : la star des citadines

  • juin 13, 2022
  • sur Mayra

Élue Voiture de l'année 2021, Toyota peut se targuer de 590 000 Yaris en circulation, en France, toutes générations confondues, à fin juin 2021 et 4 millions d’unités vendues en Europe depuis la naissance de la première génération, elle aussi élue voiture de l’année en 2000. Elle comptabilise aussi 500 000 unités à motorisation hybride, la voiture de l’année 2021 est devenue une star.



À l'extérieur : nouveau style, nouvelle plateforme

Avec un physique plus personnel que sa devancière, la citadine de Toyota séduit. Si certains modèles se contentent de retouches légères lors d’un changement de génération, c’est tout l’inverse pour cette Toyota Yaris. Le look sage de la troisième génération laisse place à un style plus expressif et plus innovant, tout en gardant un gabarit compact.

 

 

Sa longueur reste identique avec 3,94 m mais sa largeur augmente de 6 cm pour atteindre 1,75 m et sa hauteur baisse d’un petit cm (1,50 m). Elle paraît aussi plus collée à la route, un effet accentué par des ailes plus rebondies et des porte-à-faux plus réduits. De face, l’imposante calandre agressive ne passe pas inaperçue tandis que l’arrière se démarque grâce à son pare-chocs bombé et ses feux en relief. Ces derniers sont reliés entre eux par un bandeau noir, un gimmick de plus en plus utilisé par les marques automobiles.

 

À l'intérieur : une révolution

Très différente à l'extérieur, elle a aussi, et c'est la surprise, nettement transformé son intérieur. On est assis plus bas, et plus en arrière, dans une position moins droite, finalement plus agréable. L’ergonomie est excellente et l’on trouve vite ses repères une fois installé au volant. Les compteurs (analogiques en version de base, ou numériques) sont lisibles et joliment dessinés tandis que la dalle tactile au format tablette se montre simple à utiliser. En revanche le design de son interface manque de modernité.

 

 

Bon point, de nombreux rangements sont présents et facilitent le quotidien. Les commandes physiques de ventilation, elles, se retrouvent en bas de la console centrale. Si l’on se sent bien à bord, l’ambiance est cependant bien noire, une couleur que l’on retrouve partout dans l’auto.

 

À l'arrière aussi, il y a nettement plus de place pour les jambes, grâce à l'empattement accru (+6cm) qui augmente l'espace entre les 2 rangées de sièges. L'espace pour la tête en revanche est un peu juste pour les grands, et l'angle d'ouverture des portes arrière gagnerait à être plus large, mais ces inconvénients se retrouvent dans nombre de citadines. Car la Yaris reste une citadine, elle a le bon goût de se maintenir sous les 4m de longueur. Contrepartie, avec seulement 286 litres, le volume de coffre n’est pas ridicule mais reste plus petit que celui de ses concurrentes plus imposantes.

 

Aidée par sa “petite” taille, la maniabilité de la Yaris fait merveille en circulation urbaine. Enfin, en offrant à ses passagers un habitacle de belle facture agrémenté d’un éclairage bleuté des commandes, cette Yaris atteint un niveau de sophistication, et d'élégance surprenant dans ce créneau. La voiture a fait un bond conséquent vers un standing supérieur, grâce aussi à un splendide équipement (détection d'obstacles dans les angles morts, lecture des panneaux de signalisation…).

 

Motorisations : du choix et du moderne

La Yaris dispose de blocs essence uniquement thermiques, mais elle met en avant sa motorisation hybride. Apparue sur la précédente génération, c’est un grand succès massivement plébiscitée par les clients. Fort logiquement, elle a été reconduite sur la Yaris quatrième du nom.

 

Cette version hybride est motorisée par un trois cylindres de 1.5 litre fort de 91 ch. et associé à un moteur électrique. Résultat, la puissance totale culmine à 116 ch. soit 16 de plus qu’auparavant. Nouvelle génération et nouvelle batterie, c’est une batterie lithium-ion qui succède à l’ancienne nickel-hydrure. Elle est plus légère et plus performante. Sa puissance d’environ 1 kWh permet à la Yaris de démarrer en tout électrique et de faire bénéficier ses occupants d’un agréable silence de fonctionnement. En ayant le pied léger et à pleine charge, il est possible de rouler 3 km en zéro émission et d’atteindre une vitesse de 70 km/h. En conduite normale et sans faire spécialement attention, le trois cylindres démarre seulement entre 30 et 35 km/h dans une belle discrétion.

 

Pour les versions 100% thermique, trois choix sont au menu :
La 70 VVT-i équipée du 1.0 litre, et la 120 VVT-i avec le 1.5 litre. Mais elles ne représentent à elles deux que moins de 14 % des ventes de Yaris pour la France.

Enfin, on peut choisir la GR, explosive sportive à transmission intégrale permanente dont le 1.6 litre revendique 261 ch.

 

Sur la route, la Yaris progresse en agrément de conduite. La nouvelle plateforme TNGA-B a notamment permis d’augmenter la rigidité de la caisse de 37 % d’après Toyota, ce qui se ressent vraiment volant en main. En ce qui concerne le confort, l’amortissement est parfait. En revanche, les jantes de 17 pouces provoquent des remontées sèches à basse vitesse.

 

 

La naissance de sa quatrième génération permet à la Toyota Yaris de progresser partout, notamment en qualité de finition et agrément de conduite. Elle soigne encore davantage sa consommation grâce à une technologie hybride parfaitement maîtrisée. La Toyota Yaris est une vraie réussite, d’autant plus qu’elle ne fait pas payer ses qualités trop chères et se montre compétitive face à ses concurrentes directes. En résumé, la Yaris n’a pas remporté le titre de voiture de l’année 2021 par hasard !