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ESSAI CITROEN SpaceTourer. Ne l’appelez plus utilitaire !

  • novembre 2, 2020
  • sur Alexandre

Les grands monospaces n’ont plus la côte auprès des acheteurs, mais le SpaceTourer, lui, propose une autre façon de vivre la route. Il embarque huit personnes dans d’excellentes conditions. Les grandes familles ou les bandes de copains risquent bien de le trouver à leur goût.

 



Citroën SpaceTourer : à chacun sa taille.

 

PSA poursuit son partenariat avec Toyota. Pour cette gamme, les véhicules s’appellent SpaceTourer chez Citroën, Traveller chez Peugeot et ProAce chez Toyota.
Tous les trois sont assemblés en France dans l’usine de Sevelnord (59). Ils partagent châssis, motorisations et technologie embarquée. Seul le design varie en fonction de la marque.

 

Le SpaceTourer est disponible en 3 tailles : de 4,60 m pour le XS à 5,30 m pour le XL en passant par les 4,95 m de long du modèle M. Après avoir fait le choix de la taille, il vous reste encore à décider du nombre de sièges : de cinq à neuf !!!

 

Deux niveaux de finitions : Feel ou Shine vous sont proposées. L’entrée de gamme « Feel », embarque de série, la condamnation centralisée, le miroir de surveillance enfants, le pare-brise acoustique et athermique, le siège passager individuel avec accoudoir, les tablettes, la banquette 3 places 2/3-1/3 coulissante, la banquette 3 pl 2/3-1/3 coulissante déposable au rang 3, les lève-vitres avant électriques séquentiels, la climatisation, la porte latérale coulissante droite, le régulateur/limiteur de vitesse, les rétroviseurs extérieurs électriques et chauffants, le filet de coffre, l’aide au stationnement arrière, les vitres arrière surteintées, les feux diurnes à LED, les boucliers et baguettes couleur caisse, les antibrouillards, les airbags latéraux avant tête-thorax, l’aide au démarrage en pente, le systèmes audio et télématique Connect Radio sur tablette tactile 7''.

 

Le haut de gamme « Shine » ajoute, le pack HiFi avec 9 HP et caisson de basse , les projecteurs Xenon, la porte latérale coulissante motorisée, les sièges avant à électriques, chauffants et massant, l’aide au stationnement avant et arrière, les jantes aluminium 17'', le toit vitré en deux parties, etc.

 

A l’intérieur du Citroën SpaceTourer

Par rapport à sa version utilitaire baptisée Jumpy, le SpaceTourer peut se prévaloir d’une insonorisation plus aboutie et d’un aménagement intérieur spécifique avec des rails pour faire coulisser les assises ou encore la possibilité de choisir un toit vitré.

 

Le conducteur, est perché très haut sur son siège. il domine la route avec une position de conduite assez proche de celle d’une camionnette. Les commandes tombent bien sous les mains et le système d’infodivertissement, issu de la banque d’organes technologiques de PSA, est facile d’utilisation et de compréhension.

 

A l'intérieur, on trouve uniquement des plastiques durs mais le design ressort plus cossu que sur un utilitaire et on trouve des équipements issus du monde des berlines, par exemple l'écran central tactile ou même un affichage tête haute. Une bonne idée, la caméra de recul qui change d'angle à l'approche d'un obstacle. L'habitabilité est généreuse en hauteur et en longueur, y compris pour la rangée du fond. Un bémol, les vitres arrière restent fixes.

 

Côté moteurs, le SpaceTourer ne boit que du gas-oil.

 

Dommage le beau gosse ne carbure qu’au diesel avec ses quatre cylindres BlueHDi de 95, 115, 150 ou 180 ch. Le plus puissant est marié à une boîte automatique EAT6 tandis que le modèle 95 ch peut recevoir une boîte robotisée à simple embrayage, dite ETG6. Un réservoir supplémentaire (de 22,5 litres) a été rajouté pour le seul usage du liquide de dépollution AdBlue.

 

Citroën SpaceTourer sur la route. Peut faire mieux.

 

Malgré une bonne isolation phonique, le SpaceTourer ne peut cacher sa filiation d’utilitaire avec une position de conduite et une garde au sol surélevées qui le pénalisent du point de vue dynamique. Même constat concernant la direction trop démultipliée qui altère la précision de conduite. L’amortissement est soigné (c’est une Citroën !) mais les passagers, eux, doivent composer avec quelques mouvements de caisse. L’option Grip Control vient renforcer la motricité des roues avant en conditions délicates. Malheureusement elle est couplée à une monte de pneumatiques 4 saisons dont l’adhérence est très moyenne autant sur le sec que sur le mouillé.

 

Conclusion

 

Le nouveau Citroën SpaceTourer monte en gamme c’est certain… mais ses tarifs aussi.
La technologie embarquée, les matériaux et l’environnement gagnent en qualité. Toutefois pas assez pour pouvoir accéder à la catégorie premium face à certains de ses concurrents comme le Mercedes Classe V par exemple.