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Histoire de Volkswagen

  • août 15, 2019
  • sur Alexandre

La marque Volkswagen aurait pu disparaître au lendemain de la deuxième guerre mondiale après la défaite de l’Allemagne nazie. Sauvée par son modèle emblématique la Coccinelle, la marque est de nos jours plombée par le scandale du “Diesel Gate”. C’est donc peu de dire que l’histoire de ce constructeur allemand est tout sauf un long fleuve tranquille.



Volkswagen : « la voiture du peuple ».1930

Le pays vient de réaliser nombre d’autoroutes pour employer les nombreux chômeurs que compte l’Allemagne désormais nazie. , Pendant qu’il est encore seulement le chancelier du IIIe Reich durant les années 1930, Adolf Hitler demande à l’ingénieur Ferdinand Porsche, futur créateur des mythiques automobiles du même nom, de s’atteler à la conception d’une voiture que tous les Allemands seront en mesure de s’offrir. À cette époque, l’objectif du Führer est de remplir le nouveau réseau autoroutier qui demeure jusque-là désert. Ordre assigné: construire une voiture vendue à un prix “plancher”. Une automobile dont le poids n’excède pas les 600kgs, qui ne consomme pas plus de 7 litres au cent kilomètres, tout en étant capable d’atteindre les 100km/h. Porsche s’inspire alors de la Ford T. Après des débuts difficiles, le concept de l’automobile pour tous finit par se démocratiser : tous modèles et toutes marques confondus, 380 000 exemplaires sont produits en 1938, record national. La demande devient suffisamment importante pour lancer la production à grande échelle.

 

Volkswagen et la Seconde Guerre mondiale

En 1939, l’usine de Wolfsburg est transformée en usine d’armement afin notamment d’équiper l’aviation allemande. La majorité des voitures qui sortent des usines nationales à l’époque sont mises à disposition de l’armée : les trois véhicules produits par Volkswagen ne font pas exception à la règle. Il s’agit du modèle Kübelwagen, du Schwimmwagen et du Kommanderwagen qui a la même carrosserie que le Kübelwagen (mais pour les officiers). L’usine Volkswagen, faute de main d’œuvre ne parvient pas à tourner à plein régime. Des travailleurs étrangers, volontaires ou forcés sont engagés. Les bombardements des Alliés sur l’Allemagne n’arrangent rien. Aux lendemains de la guerre, l’usine en partie démolie est placée en zone d’occupation britannique. Ces derniers vont mettre à profit leurs compétences pour la remettre en état, machine par machine, avant de relancer la production de KDF dans le but avoué d’équiper les forces d’occupation. En 1948, un ancien cadre du constructeur allemand Opel dénommé Heinrich Nordhoff reprend les commandes. Il va poser les bases de ce qui restera comme la marque de fabrique du groupe allemand : un réseau de distribution étoffé et une grande qualité du service après-vente.

 

La Coccinelle type 1, premier succès de Volkswagen grâce aux Britanniques!

Dévastée, elle-aussi, par la guerre, l’Angleterre qui a hérité des infra-structures du constructeur VW dans le partage territorial des forces d’occupation alliées en Allemagne, fait de la coccinelle Type 1 un véhicule d’exportation de premier ordre. Le modèle se vend très bien à l’étranger. Dans de nombreux pays européens comme les Pays-Bas et la Suisse, mais aussi aux États-Unis où Volkswagen rencontre ses plus grand succès. La Coccinelle de Volkswagen est plébiscitée pour sa faible consommation d’essence, son look et son prix tout à fait accessible : la « voiture du peuple » (Volkswagen dans la langue de Goethe) a enfin un visage. La type 1 est régulièrement mise à jour, connaît de multiples déclinaisons et atteint les 16 millions d’exemplaires produits en 1976 (soit plus de 30 ans après la fin de la guerre).

 

Volkswagen et la publicité

Afin d’accompagner son développement aux Etats-Unis, Volkswagen a la bonne idée de faire appel à la publicité. Sa première campagne de publicité reste dans l’histoire comme un modèle du genre. Pleine d’humour et d’autodérision, mettant toujours en avant le produit, cette campagne permet à la marque de très vite se faire un nom outre-atlantique
La naissance du groupe Volkswagen AG d’autres modèles emblématiques vont suivre, comme le fameux combi (ou Type 2) en 1950 qui met fin à la politique du modèle unique chère à la marque, ou encore les moins populaires Type 3 et Volkswagen Type 4. Ces deux derniers modèles marquent la fin d’un cycle pour Volkswagen. En 1964 le constructeur rachète Audi. Ce rachat entraîne la création du groupe Volkswagen et marque le début d’une nouvelle ère : celle des Passat, Golf (1974) et Polo qui aujourd’hui encore, font la réputation de la marque. Sa gamme de voitures désormais est très diversifiée, sa cible touche en réalité tous les segments de clientèle. Grâce à la marque Skoda qui est sa filiale tchèque ou bien SEAT sa filiale espagnole, le groupe Volkswagen tente désormais d’attirer des clients à la recherche du meilleur rapport qualité-prix. Par contre, avec sa marque Audi, Volkswagen vise beaucoup plus le haut de gamme. Elle cible par ailleurs les consommateurs qui ont le pouvoir d’achat des véhicules de luxe avec ses modèles des marques Bentley et Lamborghini. En tant que constructeur, Volkswagen n’a pas à proprement parler de cible et elle se veut généraliste. Désormais, le constructeur automobile allemand dispose de la signature « Das Auto » qui est écrite ou prononcée en allemand durant les campagnes de communication à l’international. Ce choix révèle avec efficacité le positionnement de cette marque germanique. Cette dernièr e concentre alors son discours autour des produits de qualité qu’elle met à la disposition de ses clients. Puisque sa stratégie de brand building s’est depuis toujours montrée très fructueuse, Volkswagen continue alors de l’utiliser pour assurer une excellente promotion de ses différents produits. Outre cette stratégie, Volkswagen peut aussi compter sur sa présence de plus en plus visible sur le marché chinois pour continuer à prospérer.

 

L’automobile mondiale ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui sans le géant allemand. Réactif et ouvert aux nouvelles formes de mobilité, sa capacité à surprendre reste intacte et son avenir malgré les scandales récents reste bleu azur…

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