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L’éclairage automobile est né avant la Révolution

11 juillet 2022

Histoire Automobile

Surprenant ? Oui, mais non ! Bien sûr à cette époque l’automobile n’existe pas encore. Pourtant, l’obligation d’éclairer les carrosses a été décidée par Louis XV en 1746. Contraints, les propriétaires ont dû équiper leur véhicule avec des lanternes à bougie. C’est d’ailleurs ce même principe qui sera repris plus tard sur les toutes premières voitures automobiles.

Un peu d'histoire

Par la suite, les voitures ont utilisé des lanternes à huile ou à acétylène, qui nécessitaient d'être allumées… à la main. Et pour ces premières automobiles, à l’intérieur des lanternes, des miroirs furent installés, censés augmenter l’éclairage jusqu’à la distance phénoménale de… deux mètres.

À défaut de voir loin, on était vu de loin. Viendra ensuite la période du pétrole lampant qui permettait de voir un petit peu plus loin.

La généralisation des deux phares remonte à 1901. Auparavant le véhicule devait être éclairé mais aucune réglementation n’existait pour uniformiser l'installation de cet accessoire de sécurité.

La révolution de 1870 par Thomas Edison

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Depuis 1905, la réglementation impose de circuler la nuit avec les lanternes allumées. Fort heureusement, en 1906, l’éclairage à l'acétylène apparaît. 

Une vraie révolution, grâce à Thomas Edison qui réussit à faire fonctionner une lampe à incandescence. Inventée en 1870, elle va se généraliser à partir de 1915, notamment grâce à la batterie de 6 volts. 

Le constructeur américain Cadillac a, de son côté, lancé le premier système moderne de phares électriques en 1912, suivi quelques années plus tard par l'arrivée des premiers feux de croisement.

Et en France ?

Particularité bien française, l'arrêté imposant les phares jaunes en France date du 3 novembre 1936. 

La mesure aurait été prescrite par les militaires en prévision d’une guerre éventuelle, pour distinguer les véhicules ennemis pourvus, eux, de phares blancs… Cette bizarrerie perdurera jusqu’en 1993. 

Date à laquelle il est autorisé d’adapter un éclairage blanc sans risquer une amende. Autre exception franco-française, la forme des phares qui restera circulaire dans l’hexagone jusqu’à la Citroën Ami 6 qui inaugurera les phares rectangulaires en 1961. 

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Avec les sixties, c’est le bond technologique.

Depuis la bougie, beaucoup d’améliorations techniques se sont succédé pour booster les performances du phare. Mais ce sont les optiques à halogène puis au xénon qui vont d’abord révolutionner la conduite de nuit.

En 1965, l’halogène arrive avec la lampe H1, le travail sur les gaz utilisés dans les projecteurs porte ses fruits. Le filament en tungstène est porté à incandescence dans un tube rempli d’iode élevé à haute-température.

Avantage, une intensité très supérieure à l’ampoule classique. Inconvénient, le dispositif consomme beaucoup d’énergie.

C’est BMW qui innove en 1991. Cette fois, plus de filament. Deux électrodes génèrent un courant très puissant dans un environnement constitué du xénon. 

C'est l’arc électrique qui crée la lumière. Et l’intensité est trois fois plus forte que sur un système halogène. 

Pendant ce temps, dès 1962, la première diode électroluminescente (Led) est inventée par Nick Holonyak Jr.

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Et de nos jours ?

L’ampoule classique, c’est fini. Place à la Led. Ce dispositif, plus économe en électricité et plus compact sous les verres, fait partie intégrante du dispositif qui facilite la conduite nocturne pour les constructeurs et équipementiers automobiles depuis la fin des années 2000.

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Aujourd’hui, ce sont les feux led dit « intelligents » qui figurent au menu des options high-tech des constructeurs. 

À l’aide de capteurs, la voiture est capable d’analyser la route devant elle. Elle adapte le faisceau des phares en fonction du trafic, le faisceau des feux avant évolue en direct pour occulter les zones où l’on trouve d’autres voitures.

L’effet est surprenant et presque déstabilisant au départ ; on observe le flux de lumière évoluer à chaque seconde pour assombrir les véhicules que l’on croise, tout en maintenant un éclairage très puissant sur les autres secteurs. 

Il faut s’y habituer, car le phare donne l’impression d’un paysage évoluant sans cesse. Mais on s’y fait en quelques minutes et le dispositif fonctionne plutôt sereinement, même s’il peut parfois confondre les bandes réfléchissantes et les véhicules en stoppant les LEDS un peu plus que nécessaire.

Ce type de feux est appelé à se généraliser. Du coup, dans quelques années, plus personne ne se souviendra qu’on passait autrefois de la position « code » à la position plein phare.

Autre avantage important pour ce qui concerne le design des automobiles, la technologie de la diode électroluminescente (Led) a considérablement modifié l’esthétique des voitures en raison de la grande liberté qu’elle procure aux designers pour dessiner le regard des voitures.

Il n’y a plus qu’à attendre quelques années pour leur généralisation, en raison de leur faible consommation, avant l’arrivée du phare laser, mille fois plus puissant que l’ampoule H1 et dont le faisceau lumineux a une portée double des LEDS.

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Une dernière chose très importante à savoir : aujourd’hui, devant la complexité de l'opération et les risques électriques encourus (électrocution) il est désormais impossible (et totalement déconseillé dans les manuels d’entretien auto) au premier venu de procéder au moindre changement d’ampoule sur sa voiture. 

Il faut sagement se rendre chez un spécialiste qui effectuera le travail en toute sécurité. C’est d’ailleurs pour cela que les automobiles modernes ne sont plus livrées avec la petite boîte d’ampoule dans la boîte à gant… eh oui, tout évolue !