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ESSAI RENAULT ARKANA : LE DÉBUT DU RENOUVEAU POUR LA MARQUE AU LOSANGE ?

  • mars 22, 2021
  • sur Alexandre

Le Renault Arkana a été dévoilé au salon de Moscou en 2018, avant d’être commercialisé (uniquement) en Russie en 2019 sur une base de Dacia. Devant le succès rencontré, la firme au losange a décidé de le lancer désormais cette année sur le marché français mais avec une base moins “rustique”, celle du nouveau Captur.

 



Renault Arkana, qu’apporte-t-il de nouveau? Il est inédit.

Il est le premier SUV coupé de Renault. Et c'est même un des tout premiers modèles de ce type chez un constructeur généraliste. L'Arkana pourrait se révéler un joli succès et permettre à la marque de prendre une petite revanche sur le Peugeot 3008, dont les scores de ventes ridiculisent ceux du vieillissant Kadjar.

 

Si l'Arkana est placé sur le segment des compactes, avec une longueur de 4,57 mètres, sa base technique est celle du Captur sur la plate-forme CMF-B. C'est d'ailleurs la grosse différence avec l'Arkana proposé en Russie depuis 2019, qui a une plate-forme low-cost de Duster.

 

Plus moderne, elle permet d'avoir une motorisation hybride. C'est d'ailleurs ce type de motorisation que Renault veut promouvoir. Il s'agit de l'E-Tech avec hybridation simple, comme sur la Clio. Ce bloc sera épaulé par des motorisations essence micro-hybrides de 140 et 160 ch. Mais pas de motorisation diesel.

 

L’Arkana côté design. Une silhouette de coupé.

Plus long que le Kadjar (4,57 m contre 4,49 m), l’Arkana s’en démarque par une allure moins classique grâce à sa silhouette de SUV coupé. Ce dessin, vu pour la première fois en 2008 sur la BMW X6, très novateur à l’époque, est aujourd’hui de plus en plus copié.

 

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Si l'Arkana est classé dans le segment des SUV compacts, sa plate-forme est issue du segment inférieur. En effet, la base technique est celle du Renault Captur, étirée de 34 cm. Mais l'Arkana ne peut complètement cacher ses origines de petit SUV, il est plus étroit que ses concurrents. Côté look, le modèle reprend la silhouette typique de ce type de carrosserie, avec un pavillon qui plonge rapidement, une lunette très inclinée et une malle haut perchée. Pour indiquer clairement son positionnement sportif, l'Arkana hérite aussi d'une version RS Line, au look plus dévastateur !

 

La planche de bord, reprise du Captur, se caractérise par une instrumentation numérique et un écran multimédia tactile de 9,3 pouces implanté verticalement selon les finitions. L'équipement est très actuel: vision 360°, conduite semi-autonome sur autoroute avec maintien dans la voie et régulateur de vitesse actif, etc…

 

Le volume de coffre est de 513 litres pour les essences et 438 litres avec l'E-Tech. La qualité des matériaux a fait un net bond en avant.

 

L'Arkana RS Line profite d'une dotation généreuse intégrant compteur digital, écran tactile de 9,2” avec GPS, régulateur adaptatif, sièges chauffants. Il profite aussi d'un look sportif grâce à sa sellerie cuir RS Line, son pédalier alu, ses boucliers spécifiques et ses jantes en alliage 18” Silverstone. La conduite autonome de niveau 2 (la voiture gère son maintien dans sa file et sa distance avec les autres voitures) est au catalogue des options, mais il manque des équipements que l’on trouve chez les concurrents comme l’affichage tête haute ou la climatisation automatique bi-zone.

 

Les motorisations du Renault Arkana. Dans l’air du temps.

Pas de version tout électrique ou diesel sous le capot de l'Arkana qui est uniquement disponible en essence avec micro-hybridation (140 ou 160 ch) ou en hybride (140 ch). Il s'agit du même moteur que la Clio. Malgré l'absence de diesel pour ceux qui roulent beaucoup, on remarque que le choix est là. À noter, tous les moteurs sont assistés par un système électrique. Le 1.3 TCe 140 ch est d’ailleurs le premier moteur Renault à être équipé d’une micro-hybridation via un alterno-démarreur et une petite batterie de 12 V logée sous le siège du passager avant. On peut constater aussi qu’aucun modèle n’est pénalisé par le malus 2021 grâce à l’hybridation et que la version TCe 160 ch miro-hybride est programmée pour la fin de l'année. Enfin il faut savoir que tous les Arkana sont livrés en boîte automatique.

 

Au volant de l’Arkana la prise en main est rapide.

On trouve bien vite ses marques à bord de ce nouveau crossover. Le volant à jante épaisse est agréable, le levier de boîte automatique tombe pile sous la main, et le compteur digital au graphisme soigné flatte l'œil. La position de conduite est haute, ce qui est le principe de base dans un SUV, mais perfectible à cause du volant pas assez vertical et des assises de siège un peu courtes. Renault a travaillé les trains roulants pour démarquer son Arkana du Kadjar, jugé trop mou au niveau du comportement routier. Les amortisseurs sont plus fermes et la direction est retravaillée, apportant des appuis plus francs et une conduite plus dynamique.

 

Les prestations routières collent à la silhouette suggestive de l’Arkana, avec une bonne maîtrise du roulis et des passages rapides en virages. Pour autant, Renault n’est pas allé trop loin dans les réglages sportifs afin de conserver un niveau de confort en accord avec les prétentions familiales de son véhicule. Il y a d'ailleurs quelques réactions sèches de la suspension sur les saignées à basse vitesse, mais pas de sentiment d’inconfort dans la globalité.

 

Conclusion.

Bien dans l’air du temps, ce suv coupé de Renault semble promis au succès. Il risque, en tout cas, de pousser en interne le Kadjar vers la sortie. Ce dernier n’a plus pour lui que son offre en diesel et sa boîte mécanique, deux propositions inexistantes sur l’Arkana.