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ESSAI BAYON : L'autre SUV urbain de HYUNDAI

  • juin 3, 2021
  • sur Mayra

Le Bayon (4,18m de long) nouveau venu chez Hyundai débarque en renfort chez le constructeur sud coréen sur le segment des SUV urbains aux côtés du Hyundai Kona (4,20 m de longueur). Mais qu’apporte-t-il de plus ce petit dernier, lui qui a pour objectif d’assurer l’accès à la gamme grâce à des tarifs attractifs et une offre de motorisations simplifiée?



Plutôt qu’un concurrent du Kona, le Bayon (réservé à l’Europe et fabriqué en Turquie) est en réalité le successeur de l'i20 Active, la version baroudeuse de l’i20, citadine de la marque. Il est construit autour de sa plateforme, ses motorisations et même son intérieur. Mais contrairement à cette génitrice, il assume complètement son appartenance au segment des SUV grâce à des panneaux de carrosserie inédits comme, par exemple, son montant arrière, façon aileron de requin terminé par des feux boomerang, ses arêtes saillantes sur les flancs ou encore sa face avant agrémentée de feux très fins et d’une calandre expressive.

Par rapport au Kona, il propose une offre simplifiée. Donc pas de moteur diesel, hybride ou électrique et pas de version 4x4. Pour lui, seulement deux moteurs essence, deux roues motrices et des tarifs moins élevés. Le modeste quatre cylindres 1.2 84 ch représente le ticket d’entrée et n’est commercialisé qu’en une unique finition Initia. Quant au plus moderne trois-cylindres turbo de 100 ch, il est équipé d’une hybridation légère de 48 V. 

Son principe de fonctionnement permet de stocker l’énergie cinétique dans une petite batterie de 0,46 kWh, puis de la restituer via l’alterno-démarreur de 10 kW pour aider le moteur thermique à l’accélération ou bien aussi de l’activer rapidement après une phase de roue libre. Ce petit plus est disponible aussi bien avec la boîte mécanique que la boîte robotisée à double embrayage.

Les différentes versions, du choix malgré tout !

Le Bayon 1.0 T-GDi 100 débute en finition Initia avec la BVM 6. 

L’Intuitive, un peu plus chère, reçoit déjà beaucoup d’équipements en sus (compteurs numériques 10,25”, écran central 8” avec Android Auto et Apple CarPlay, radars et caméra de recul, jantes alliage 16’’).

La Creative, un cran au-dessus, ne manque plus de rien: GPS à écran central 10,25”, clef mains libres, feux bi-LED, jantes 17”... 

L’Executive implique la boîte robotisée pour offrir des équipement high tech peu courant dans le segment: conduite semi-autonome de niveau 2, stationnement semi-automatique, surveillance des angles morts. 

Et pour toutes les versions une garantie constructeur de 5 ans.

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Le Bayon : une voiture à vivre

A bord, on se retrouve face à une planche de bord sur laquelle court un bandeau horizontal qui se poursuit sur les portières. L’ensemble est à la fois moderne et classique. L’éclairage intérieur, agréable, fait appel à des LED. Mais, si la finition est soignée, les plastiques basiques sont un peu trop présents. 

Toutefois, le regard se détourne rapidement des matériaux rigides, attiré qu’il est  par l’excellente lisibilité de l’instrumentation numérique (10,25 pouces) et l’originalité de l’ensemble, servie par des grilles d’aérateur semblant barrer la totalité de la planche de bord. L’ergonomie est excellente, avec suffisamment de commandes physiques pour les fonctions essentielles (par exemple la ventilation et la désactivation de l’aide au maintien dans la voie notamment) et des rangements bien répartis.

Le Bayon fait partie des plus compacts du marché (4,18 m) et pourtant il est l’un des plus accueillants. Il séduit le chaland par l’espace qu’il propose aux passagers arrière accueillis sur une assise longue et confortable, même en place centrale, malgré un tunnel de servitude toujours un peu gênant au plancher. La prise de recharge USB et les spacieux bacs de porte achèvent de séduire. A retenir, il offre aussi un surprenant volume de coffre (411 litres). 

La conception reste classique et la modularité très basique mais les petites familles apprécieront l’espace, la luminosité et les nombreux rangements. En résumé, ce Bayon est l’un des plus habitables de sa catégorie.

En route avec le Hyundai Bayon !

Avec son pavillon abaissé de 5 cm par rapport au Kona, le Hyundai Bayon accueille son conducteur et ses passagers davantage comme une berline haut perché qu’un vrai SUV pur et dur. La position de conduite peut être réglée largement. Elle permet soit de dominer la route, soit de piloter assis bas au plus près de la chaussée. Mais un conseil, il vaut mieux s’élever un tantinet pour éviter les angles morts en ville, où le Bayon frétille comme un poisson dans l’eau.

En ce qui concerne le trois cylindres, motorisation la plus vendue, il est disponible à bas régime et dénué de vibrations après le ralenti.En agglomération, il fait briller son fameux alterno-démarreur, qui coupe le moteur bien avant l’arrêt à l’approche d’un feu rouge et le redémarre sans le moindre soubresaut. 

Face aux prestations du moteur, le châssis du Bayon, particulièrement plaisant dans les sinuosités n’est que rarement mis en difficulté. La direction est franche et précise, et le train avant incisif. Ce SUV urbain fait preuve d'une agilité inattendue et confirme les progrès déjà perçus sur la i20. Le Bayon semble ainsi plus léger à mener que le Kona, tout en se montrant plus confortable sur mauvais revêtements. 

Si en dehors de son design original et de sa garantie longue durée (5 ans), ce Bayon ne révolutionne pas le segment, il n’en offre pas moins une remarquable homogénéité. Du coup, il risque d’en surprendre plus d’un sur le très concurrentiel segment des petits SUV urbains.