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COMPARATIF FORD PUMA/NISSAN JUKE, Deux SUV citadins qui se démarquent

  • février 25, 2021
  • sur Alexandre

Dans le cercle de moins en moins restreint des petits SUV, les Ford Puma et Nissan Juke jouent la différence. A regarder comme à conduire ils sont attractifs. Et si le confort n’est pas leur qualité première, ils se rattrapent sur les aspects pratiques.

 



Le face à face. Deux philosophies différentes.

Le Nissan Juke est le précurseur du segment des SUV citadins. Son style original lui a permis de ne pas vieillir trop vite, mais le besoin d’une deuxième génération est quand même arrivé. Chez Ford on a pris son temps. Après l’échec de son Ecosport, le constructeur américain n’avait plus le droit à l’erreur. Avec son tout nouveau Puma, Ford est donc un des derniers constructeurs à investir cette catégorie.
Ces deux petits SUV jouent la séduction, mais dans des styles totalement différents.

 

Pour le nippon il lui fallait conserver le style de la première génération, pour conserver ses fans. Le nouveau venu en conserve l’aspect trapu, les phares à double étage, et les grandes optiques rondes style rallye. La carte de la personnalisation est jouée à fond sur certaines finitions avec un toit contrasté, assorti aux inserts de bas de caisse. Pari gagné, sur son passage le chaland l’identifie immédiatement comme un Juke, même si on ne peut le confondre avec la génération précédente. La face avant futuriste, les arêtes marquées sur les flancs et le hayon qui pointe vers l’arrière sont autant de marqueurs inédits, inspirés du concept-car Gripz dévoilé au Salon de Francfort 2015.

 

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A côté du japonais aux lignes agressives, le Ford Puma joue l’enfant sage. Il cherche ainsi à séduire ceux qui trouvent le style du Juke trop fort en gueule. Car le petit américain ne manque pas de charme avec ses clins d'œil au Jaguar E-Pace. Les rondeurs sont douces, les feux de jour rappellent ceux de la Ford GT et il est possible d’obtenir en option un toit contrasté. Même côté taille des roues, il reste mesuré avec 18 pouces pour les plus grandes contre 19 pouces pour le Juke deuxième du nom.

 

Les impressions au volant. Assez similaires.

Basé sur la plateforme de la Fiesta, le Puma se révèle convaincant. Assis pas trop haut, le conducteur profite d’un véhicule agréable en ville grâce à son gabarit raisonnable et adroit sur la route avec un bon compromis entre agilité et précision de conduite. Mais il manque de confort, la faute à un amortissement tantôt sec, tantôt mou qui engendre des mouvements de caisse et des percussions sur les bosses.

 

Le Juke est encore plus raide (surtout avec les jantes optionnelles de 19 pouces) même s’il s’est amélioré depuis la génération précédente. Ce petit Nissan donne lui aussi du plaisir au volant. Avec sa prise de roulis contenue en courbes et sa rassurante stabilité, le japonais, comme l’américain offre les prestations que l’on attend d’un petit SUV moderne. Reste que, dans les deux cas, il faut composer avec une direction agréable et légère en ville mais qui perd ensuite en consistance, en haussant la cadence.

 

Quoi qu’il en soit, ces deux SUV manquent d’habitabilité, c’est le revers de leurs profils dynamiques. Si, à l’avant, tout va bien, à l’arrière, les passagers sont moins heureux, surtout à bord du Puma. Même si le Juke propose quelques centimètres de plus, on ne s’en aperçoit pas vraiment.

 

Côté coffre, inversement, la place ne manque pas. Avec un petit plus pour le Ford qui dispose sous le plancher de coffre, d’un profond bac lavable grâce à son bouchon de vidange. Autre détail au bénéfice du Puma, des sièges déhoussables grâce à des zips et lavables en machine.

 

Conclusion.

Plus séduisant extérieurement grâce à son dessin au goût des Européens, l’habitacle du SUV Ford pèche surtout par un manque de place, en particulier à l’arrière. En contrepartie, il surprend avec son coffre accueillant et astucieux grâce au bac “lavable” au jet.

 

De son côté, Nissan a su corriger, pour sa seconde génération de Juke, les principaux défauts de son prédécesseur, et il reste, dans son segment, un engin à part. Mais avec un confort vraiment ferme et une banquette arrière peu accueillante, il impose des concessions à ceux qui auront le coup de foudre pour sa bouille atypique. Sa conduite n’est pas désagréable, mais elle est toutefois en retrait et moins plaisante que celle du Ford.