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Comment bien conduire la nuit ?

  • novembre 14, 2019
  • sur Alexandre

Revoilà la saison “automne-hiver” et son cortège de contraintes en matière de conduite automobile. Une des plus connue étant l’augmentation des déplacements en période nocturne (les jours sont plus courts) et en corollaire, la baisse de visibilité. Alors voici quelques conseils pour conduire plus confortablement par visibilité réduite et notamment la nuit.



Les dangers de la conduite de nuit

Représentant moins de 10% des kilomètres parcourus, la nuit est pourtant impliquée dans près de la moitié des décès sur la route. La nuit tue donc proportionnellement bien plus souvent que le jour. Le risque d’avoir un accident mortel à la tombée du jour est d’ailleurs sept fois supérieure au risque diurne et un quart des accidents mortels de nuit se produisent entre 2 et 6 heures du matin. Une fois la nuit tombée, l’insécurité routière est plus élevée, notamment en raison du manque de visibilité. Une mauvaise visibilité demande davantage d’attention et de vigilance chez le conducteur.

 

Par ailleurs, d’autres dangers liés à la conduite de nuit existent pour le conducteur :

 

  • Perception visuelle fortement diminuée
  • Contrastes atténués
  • Champ visuel réduit
  • Sens du relief perturbé
  • Feux des autres véhicules davantage éblouissants
  • Les animaux constituent aussi une source de danger sérieuse sachant qu’ils se déplacent davantage la nuit. Conduire la nuit demande donc d’avoir de bon réflexes !
  • En cas de fortes pluies ou d’averses de nuit, il est important de faire attention à l’aquaplaning. La vision limitée ajoutée à la perte d’adhérence multiplie le risque d’accident.

 

Enfin, conduire de nuit est parfois aussi synonyme de somnolence. Il est donc important de savoir reconnaître les premiers signes de fatigue : picotements des yeux, nuque et dos plus raides, paupières lourdes…

 

Conduire de nuit, adoptez les bons réflexes

Lorsque vous prenez le volant la nuit, vous devez évidemment allumer vos feux. Même si la route est éclairée, il est interdit de conduire la nuit sans feux. En agglomération ou hors-agglomération, il est préférable d’activer les feux de croisement. Cependant il est possible de rouler avec uniquement les feux de position dans une agglomération bien éclairée (tunnel compris). Si l’éclairage n’est pas suffisant, les feux de croisement sont obligatoires.

 

Ces feux de croisement doivent normalement éclairer la route sur une distance de 45 à 75 mètres. Vous devez les utiliser si vous roulez sur une route éclairée ou que vous suivez ou croisez un autre usager sur une route non-éclairée, afin de ne pas l’éblouir. Attention, un réglage trop haut des feux de croisement peut gêner les autres conducteurs et/ou demander une contre-visite du contrôle technique de la voiture.

 

Si vous-même êtes éblouis par un conducteur qui arrive en face de vous, regardez le bord droit de la route afin d’éviter les coups de volant et, lorsque le véhicule est passé, vous pourrez replacer votre regard au centre de la voie. Les feux de route, ou plein phares éclairent une distance de 90 à 150 mètres devant le véhicule. Il est donc indispensable d’avoir des phares bien réglés pour disposer d’un large éclairage. Vous devez les utiliser lorsque vous roulez sur une route qui n’est pas éclairée et que vous êtes le seul véhicule sur les voies.

 

Résumons-nous. Pour conduire la nuit en toute sécurité, le conducteur doit adapter son comportement et prendre certaines précautions supplémentaires, comme:

 

  • Vérifier que tous les feux du véhicule fonctionnent, pour bien voir mais aussi pour être vu.
  • Allonger la distance de sécurité avec le véhicule devant soi pour réduire les risques de collision (rappeler distance de sécurité réglementaire).
  • Réduire la vitesse pour diminuer la distance d’arrêt en cas de freinage d’urgence
  • Ne pas fixer les feux des véhicules qui arrivent en face pour éviter d’être ébloui : regarder plutôt le bas-côté de la route ou à droite de la source lumineuse.
  • Mettre son rétroviseur en position nuit pour ne pas non plus être ébloui par les véhicules qui sont derrière soi. Attention toutefois à la perte de la notion de leur éloignement !
  • Sur route sinueuse, se méfier des phares qui semblent venir face à vous. Un virage ou une déclivité peuvent se trouver entre vous et le véhicule qui arrive en sens inverse.
  • Ne pas rouler trop près des bas-côtés où peuvent circuler des piétons et cyclistes ainsi que des animaux, parfois peu visibles.
  • En cas d’arrêt d’urgence, utiliser ses feux de détresse et éclairer aussi l'intérieur de sa voiture afin d’être visible des autres usagers de la route et leur signaler son immobilité.
  • Faire des pauses toutes les deux heures, voire plus régulièrement en cas de premiers signes de fatigue. Et lorsque l’on s’arrête, le faire dans un endroit sûr.

 

Conclusion

Après tous ces (bons) conseils, vous pourrez désormais aborder la conduite de nuit avec plus de sérénité. Keep cool et bonne route!

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