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HISTOIRE DE FORD

  • août 7, 2019
  • sur Alexandre

On ne présente plus FORD. Sans doute le constructeur américain le plus connu sur la planète. Vous pensez tout savoir sur ce constructeur? Suivez-nous sur les traces de celui qui a révolutionné la production automobile.



La genèse de Ford

L’entreprise Ford Motor Company est née en 1903 à Détroit. Son créateur, Henry Ford (1863 – 1947) est le fils d’un immigré irlandais. C’est un passionné de mécanique et il devient ingénieur mécanicien pour Edison Illuminating Company. Au cours de son temps libre, il fabrique sa toute première voiture qu’il nomme la Ford Quadricycle. Il démissionne en 1899 pour ouvrir sa première entreprise automobile : la « Detroit Automobile Company ». Deux ans après, la société fait faillite mais Henry Ford crée une nouvelle affaire : « Henry Ford Company ». Jusqu’à la création en 1908 de la Ford T la réussite n’est pas au rendez-vous.. mais cette année là, c’est le début de l’ascension pour la Ford Motor Company. La demande dépasse l’offre. Au fur et à mesure des années, le modèle connaît plusieurs versions qui sont exportées dans le monde entier. En 1927 Ford décide de remplacer la mythique Ford T et lance la Ford A. Ford s'implante de manière plus importante en Europe, notamment à Bordeaux en Franc en 1925, à Dagenham, Angleterre en 1929 puis à Cologne en Allemagne en 1930. Le 18 janvier 1937, Ford sort sa 25 millionième voiture.Et c'est en 1963 que Ford ouvre sa première usine africaine, en montant des moteurs à Port Elizabeth. Avec le site d'assemblage de véhicules à Pretoria ouvert en 1968,l’Afrique du Sud demeure le seul pays d'implantation du constructeur sur le continent. Le fils d’Henry, Edsel, prend sa place en 1918. Quatre ans plus tard il achète la marque Lincoln et en 1932, Ford sort le premier V8 au monde et crée des partenariats avec l’URSS. En 1939 la marque Mercury nait.. La Seconde Guerre Mondiale éclate et encore une fois Ford est appelé à l’effort de guerre du côté des Alliés. Chars, avions, jeeps, … sortent des usines de la société. En 1943, Edsel meurt, ce qui oblige Henry Ford à revenir aux affaires. En 1947, il décède à son tour et laisse la place à son petit-fils. A cette période, Ford est en déclin à cause des concurrents qui proposent des modèles plus en adéquation avec l’époque. Progressivement Ford va se redresser et se développer dans le monde entier. La marque va connaître un grand succès notamment grâce à sa Ford Mustang en 1964. Le groupe rachète ensuite des marques telles qu’Aston Martin(1987), Jaguar (1990), Volvo (1999), Land Rover (2000) et monte au capital de Mazda pour en devenir l’actionnaire majoritaire. Mais dans la deuxième partie de cette dernière décennie notamment durant la crise de 2008 Ford connaît des problèmes de trésorerie ce qui l’oblige soit à vendre, soit à fermer définitivement la marque comme ce fut le cas pour Mercury et plusieurs autres. Le groupe originaire de Detroit se voit donc obligé de se séparer de toutes ses marques sauf Lincoln. Désormais convalescent Ford désormais procède à des coupes sombres dans ses effectifs mondiaux et tente à nouveau de renaître.

Ford, des méthodes de production révolutionnaires

Le succès de la Ford T inaugure une nouvelle révolution industrielle fondée sur deux fondamentaux : la production standardisée en grande série, qui permet d'abaisser les coûts de production, et l'octroi aux ouvriers de salaires assez élevés pour leur faire accepter un travail répétitif et contraignant. Henry Ford a introduit dans son entreprise l'« organisation scientifique du travail » (OST), une méthode de gestion aussi appelée « taylorisation » ou « taylorisme », du nom de l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor qui en a eu l'idée deux décennies plus tôt. Dès 1880, chez son employeur, l'entreprise sidérurgique Bethleem Steel Co. Taylor a analysé tous les travaux ouvriers et les a décomposés en une succession d'opérations élémentaires très simples, chaque opération étant confiée à un ouvrier spécialisé. Ainsi, aucun ouvrier ne perd de temps à passer d'une opération à une autre. Cette division du travail permet d'abaisser considérablement les coût de production. Mais Henry Ford ne s'en satisfait pas. Il imagine de faire circuler les véhicules en cours d'assemblage sur une « chaîne », d'un poste de travail au suivant. Cela évite aux ouvriers d'avoir à se déplacer et donc de perdre du temps ! Taylorisme et « travail à la chaîne » vont permettre la fabrication en grande quantité de produits standardisés comme la Ford T…Bonne idée, mais il faut parvenir à vendre en quantité pour absorber cette production ! Henry Ford parie sur le dynamisme de la société américaine. Il réussit pleinement son pari puisque le nombre d'automobiles en circulation aux États-Unis va passer de 6 millions à 27 millions au cours des années 20. À la veille de la Grande Dépression, on compte déjà une voiture pour 6 habitants. Cette deuxième révolution industrielle, induite par l'électricité, entraîne une rupture radicale par rapport à la première, née au XVIIIe siècle de l'usage de la vapeur. Les premières usines étaient organisées autour d'une grosse machine à vapeur qui produisait l'énergie nécessaire aux différentes machines. Sur ces machines s'activaient des ouvriers hautement qualifiés, héritiers directs des compagnons d'antan, solidaires, instruits et soucieux du travail bien fait. Tout change avec l'« organisation scientifique du travail ». Celle-ci répond à l'afflux aux États-Unis, avant la Grande Guerre, d'innombrables immigrants illettrés et sans qualification professionnelle, en provenance de l'Europe orientale et du bassin méditerranéen. Elle permet de former en quelques minutes un ouvrier à son travail. Dès 1913, Henry Ford doit pallier le caractère répétitif et ennuyeux du travail à la chaîne. Pour retenir ses ouvriers, il se résout du jour au lendemain à doubler leur salaire, et introduit le « five dollars day » (5 dollars par jour, une aubaine pour l'époque). Il fallait l’oser et Henry Ford l’a fait.

Conclusion

Même si aujourd’hui Ford n’est pas dans une période faste de son histoire, les légendes ne meurent jamais. Nul doute que cette maxime s’applique aussi à ce constructeur américain. Actuellement cette marque semble au creux de la vague, entre deux époques. Elle saura rebondir et surprendre. Attendons pour elle, sereinement, la suite…

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