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TOUS LES PICK-UPS BIENTOT SOUMIS AU MALUS AUTOMOBILE

  • octobre 24, 2018
  • sur Alexandre

Enfin PRESQUE tous !!! car la France si elle est la patrie des règlementations est aussi celle des exceptions à la règle édictée.


 

Pick-ups, reprenons l’histoire depuis le début

Loin des scores du Ford F150, le véhicule le plus vendu au monde (surtout en Amérique du nord) les pick-ups font, depuis quelques mois, une percée remarquée en France. En quatre ans les ventes de ce type d’auto ont bondi de plus de 80% atteignant l’an dernier un peu plus de 20000 unités. Même si cela ne représente encore que 1% des ventes dans l’hexagone le phénomène est en marche.
De l’engin pur et dur et inconnu du grand public qu’il était, la ligne des pick-ups s’est adoucie et civilisée jusqu’à devenir une possibilité d’achat de plus en plus crédible pour les consommateurs. Les constructeurs toujours à la recherche de nouveaux créneaux ont senti ce vent nouveau et profitant de la vague des SUV, ils investissent les uns après les autres dans ce qui n’est encore qu’une niche prometteuse. Le grand ancêtre et déclencheur a été le Nissan Navara, rejoint ensuite par le Volkswagen Amarok, le Ford Ranger, le Renault Alaskan et le Mercedes Classe X pour ne citer qu’eux. Mais la marque qui cartonne le plus en ce moment sur ce marché c’est le petit constructeur japonais Isuzu grâce un rapport qualité/prix imbattable et des modèles re-dessinés dans l’air du temps.
 

Une aubaine pour les amoureux des grosses caisses

Parmi les motivations d’achat qui pourraient expliquer (partiellement) ce début de succès figure l’absence de malus automobile lors de l’acquisition d’un pick-up. Le malus créé pour taxer les véhicules les plus polluants concerne uniquement les voitures de tourisme. Il renchérit beaucoup le prix d’achat notamment des véhicules essence puisqu’il est basé sur les rejets de CO2, et les moteurs essence en rejettent plus que leurs homologues diesel. On peut d’ailleurs s’interroger sur la logique du système puisque l’état,en priorité, veut faire la chasse aux voitures diesel…
Mais revenons à nos moutons.Si nous prenons l’exemple du Ford Ranger (cité plus haut) il rejette selon les modèles de 181 à 231 grammes de CO2/km. Selon le barème actuel du malus il faudrait rajouter de 9353€ à 10500€ à son prix d’achat s’il y était soumis. Ce bel avantage qui rend cette automobile si désirable s’appuie sur une exception notifiée par une instruction fiscale publiée en 2015. Elle exonère du “vilain” malus:”les véhicules équipé d’une plateforme arrière ne transportant pas les voyageurs et les marchandises dans un compartiment unique”. Le pick-up entre pleinement dans cette catégorie. A croire que le texte a été fait sciemment pour lui. Oui mais tout ça, c’était avant comme le dit la Pub.
 

Une épée de Damoclès au dessus de la tête

Les parlementaires qui traquent les niches fiscales (tout au moins certaines d’entre elles) se sont aperçus du manque à gagner pour les finances de l’Etat à cause de cette exception. Dans le cadre du budget 2019 un amendement pour l’instant seulement voté en commission prévoit la suppression de l’exonération du malus pour les pick-ups. Au vu des chiffres de ventes de 2017 cela représenterait un gain d’environ 200 millions d’euros pour le budget de l’an prochain.
 
Reste désormais à connaître la liste des probables exceptions à cette future nouvelle réglementation. Nul doute que des lobbyistes ou des parlementaires par le biais d’amendements parviendront à faire exonérer de cette taxe telle ou telle catégorie de gens ou de véhicules.

 

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