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ROVER 75, Dommage d’être née dans la tourmente

  • avril 8, 2019
  • sur Alexandre

Durant les décennies 1980-1990 les constructeurs automobiles britanniques sont en perdition. La marque Rover n’échappe pas à ce naufrage général malgré le rachat (pour un temps) de la marque par les allemands de BMW.



Rover 75, le constructeur renoue avec le haut de gamme

La nouvelle venue apparaît à la fin des années 90 alors que ROVER appartient à BMW, la 75 a pour mission de remplacer à la fois la Rover 600 et la Rover 800, développées avec le partenaire Honda. Elle va connaître en Europe une carrière de 6 ans de 1999 jusqu'à la faillite de la marque en 2005. Ce nouveau modèle Rover 75 revient aux codes du haut de gamme à l’anglaise. Elle arrive avec un look classique néo-rétro et intemporel comme ses cousines britanniques de chez Jaguar. Cerise sur le gâteau, elle s’appuie sur les process d’assemblage et de finition de sa nouvelle maison mère BMW. Le châssis et les mécaniques essence sont de conception Rover, tandis que le bloc moteur diesel est issu de la BMW 320d Type E46. La Rover 75 est une formidable machine à rouler, dotée d'un charme typiquement britannique. Bien née, elle a tout pour réussir mais elle arrive bien tard.

 

Au volant de la Rover 75

L'habitabilité est en retrait par rapport à ce que l'on peut attendre d'un véhicule de cette catégorie. On n'achète pas une Rover 75 pour avoir l'espace intérieur d'un monospace, mais pour son charme tant à l’extérieur qu'à l’intérieur. A l'intérieur justement, le tableau de bord en véritable ronce de noyer (sur les premiers modèles uniquement avant d'être malheureusement en plastique par la suite) et le bloc compteur avec des cadrans ovales à fond blanc est très agréable à regarder. Il procure un véritable sentiment de bien-être et de plénitude. La ligne de cette automobile est vraiment “pretty”, so british et sa finition est allemande. C’est une routière agréable à conduire. La plupart des commandes tombent parfaitement sous la main. C'est surtout sur autoroute que l'on profite au mieux des qualités de la 75. Son excellente insonorisation permet de filtrer le bruit du diesel (d'origine BMW), malgré l'absence d'une 6 ème vitesse. La voiture tient parfaitement la route même à vitesse élevée. En ville, les 4m75 de la Rover peuvent être gênants, surtout au moment de trouver une place et de faire un créneau. C'est là que l'on regrette l'absence d'un radar de recul, présent uniquement sur les finitions haut de gamme. Sur route, on notera avec plaisir l'absence de trou à l’accélération au profit d'une progression plutôt linéaire. La consommation est correcte, il est rare de dépasser les 7 litres (de gas-oil) aux 100 km, sauf à bousculer la mécanique.
Fausse Jaguar pour le look mais pas son ersatz qualitativement parlant, elle est de nos jours un achat mûrement réfléchi sur le marché de l’occasion, car par contre, le coût de son entretien est élevé.
Aaah ces anglaises !!!

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