Les Marques Automobiles Disparues : MONICA - Auto-IES.com

Bienvenue sur Auto-ies.com

Les Marques Automobiles Disparues : MONICA

  • août 28, 2017
  • sur Alexandre

Nouveau rendez-vous manqué avec l’histoire pour une marque de luxe française: Monica.

 

MONICA: 1967-1975

Comme son nom ne l’indique pas cette marque française est née à Balbigny dans le Forez aux portes de St Etienne en 1967.
Son fondateur Jean Tastevin est industriel dans la Loire, à la tête d’une entreprise florissante qui fabrique et loue des wagons citernes.
En patron pragmatique et passionné d’automobile qu’il est, il décide de reprendre le flambeau de la voiture de luxe sportive à la française abandonné par FACEL VEGA. Un nouveau challenge et aussi une diversification en cas de baisse de son activité pour le rail.
Le projet MONICA part d’une feuille blanche et voit intervenir des spécialistes anglais pour créer le moteur et italiens pour le design.
Et en 1968 apparaît la MONICA 350 une 4 portes de 5m avec un dessin de coupé. Une carrosserie en aluminium basée sur un châssis tubulaire et motorisée par un V.8 de 3,5l. Son freinage est assuré par 4 disques dont 2 ventilés; technique rarissime pour l’époque.
Mais ce moteur anglais manque vraiment de fiabilité et se trouve très vite remplacé par un bon gros V.8 Chrysler de 5,8l.

Monica arrière Monica

La voiture prend alors le nom de MONICA 560 pour son lancement en 1972.
C’est une voiture d’exception pour les années 1970. Elle revendique 240 km/h de vitesse de pointe et avale le km arrêté en 27,5 secondes pour un poids coquet de 1,8 tonne sur la balance.
L’intérieur est du même niveau: ouverture électrique des portières et du coffre, vitres électriques, tableau de bord en loupe d’orme et cuir, volant en bois verni, sièges en cuir et moquettes en laine shetland.
4 personnes y voyagent confortablement avec leurs bagages, (6 grosses valises du même coloris en cuir que les sièges; dessinées spécialement pour occuper au mieux la forme du coffre) dans le confort d’une climatisation automatique avec réglage séparé à l’arrière.
En somme du premium plus que premium.

La crise pétrolière

Malheureusement l’auto n’arrive pas au bon moment, en effet la première crise pétrolière de 1973 (guerre du Kippour entre Israël et certains pays arabes) va avoir un effet dévastateur pour ce type de véhicule qui consomme en moyenne 18 litres au 100km. Citroën en fera la triste et même expérience au même moment avec sa SM à moteur Maserati.

Monica: Intérieur et tableau de bord Monica: Intérieur et tableau de bord

De plus, sa fabrication artisanale met le ticket d’entrée au prix d’une Rolls Royce de l’époque. Une marque qui, elle, est connue depuis longtemps dans le monde entier. Le constructeur français n’a pas le temps et les fonds pour se faire connaître à l’export.
Alors Jean Tastevin préfère ne pas s’entêter et risquer de couler son entreprise ferroviaire. Il arrête l’aventure en 1975 après avoir vendu seulement 27 MONICA.
C’est le pilote automobile vichyssois Guy LIGIER qui va racheter l’outil industriel mais sans continuer à produire cette voiture d’exception.

Pourquoi ce nom de marque MONICA ?

Tout simplement dérivé du prénom Monique, celui de l’épouse de Jean Tastevin. Elle aussi une passionnée de ce type d’auto exceptionnelle. D’ailleurs avant l’aventure MONICA, Madame Tastevin roule en Aston Martin pendant que Monsieur lui se contente de se déplacer en Jaguar.
Un autre monde, une autre époque !

Credit photo: blogautomobile.fr / Caradisiac

 

Laisser un commentaire