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Ma première 2CV : souvenirs, souvenirs,... d'une époque épique

  • mai 7, 2018
  • sur Alexandre

22 septembre 1970, le précieux sésame rose en poche, je débute mes recherches pour faire l’acquisition de ma première auto. En cette époque lointaine, le salaire d’un bon job d’été permet tout à fait l’achat d’une voiture d’occasion premier prix.

 

Néanmoins la Coccinelle de mes rêves est encore hors de portée de mes modestes économies. Ma première vraie voiture est donc une Citroën 2 cv millésime 1961.

 

Alors pour tous ceux de ma génération et aussi ceux qui n’ont pas eu la chance de connaître cette époque et ce type d’auto, je ne résiste pas au plaisir nostalgique de décrire en vrac quelques équipements, astuces et trouvailles que dissimule cet engin de légende.

 

La jauge à essence: Une simple tige en bois enfichée dans le conduit de remplissage du carburant. Il faut la sortir de temps à autre pour vérifier le niveau dans le réservoir (comme une jauge d’huile). Panne d’essence garantie pour les étourdis!

 

Les clignotants: Un système sur le modèle du sablier. Impossible de l’oublier en fonctionnement, il s’arrête de lui-même au bout de quelques secondes. D’où l’obligation d’une deuxième tournée lorsque l’attente au stop s’éternise.

 

Les essuie-glaces: Une seule vitesse, celle de la voiture. La molette pour les déclencher est solidaire du compteur de vitesse (en haut à la gauche du conducteur). Quand la voiture est à l’arrêt sous une pluie battante, il faut les activer à la main!

 

Les vitres avant: La moitié inférieure s’ouvre et permet en la remontant (à la force du poignet) de la “clipser” sur la moitié supérieure en position ouverte. Ce système simple permet d’aérer l’habitacle et éventuellement rouler le coude à la portière. Cette dernière proposition est à éviter car les clips censés bloquer la vitre en position ouverte sont défaillants. Ils vous infligent souvent la chute inopinée de la vitre sur le coude et une douleur qui vous dissuade de recommencer l’exercice.

 

La capote: (et oui la 2 cv est aussi un cabriolet!) Le pavillon est une simple toile plastifiée que l’on roule manuellement le long du toit. On la fixe soit à mi-parcours, soit à la naissance de la lunette arrière. Bien pratique pour les virées au soleil.

 

Les aérateurs (plutôt l’aérateur) : En prise directe avec l’extérieur, un volet unique qui court sous toute la largeur du pare-brise. Une fois ouvert, il apporte de l’air frais au travers d’un grillage suffisamment serré pour empêcher l’entrée des insectes. Par contre il ne stoppe ni la poussière ni la pluie.

 

Les sièges: A l’avant comme à l’arrière ils sont amovibles. Pratique pour le nettoyage. A l’occasion, ils servent aussi de chaises de pique-nique.

 

Les poignées de maintien pour les passagers arrière: Bien sûr à l’époque pas de ceintures de sécurité. Mais un gros boudin de mousse entoure le haut du tube métallique qui sert de structure à la banquette avant. Les passagers arrière peuvent s’y cramponner dans les virages ou sur un ralentissement.

 

Invention involontaire du constructeur: La clé de contact est l’ancêtre partiel et imprévu du système main libre de nos actuelles automobiles. En effet, après un quart de tour de cette clé (d’un format de clé de valise) et action sur la tirette du démarreur, il est tout à fait possible de circuler en la retirant de son logement pour la glisser dans une poche. Penser ensuite pour stopper le moteur à la remettre en place et lui faire refaire un quart de cercle en sens inverse …

 

Finalement: Citroën devrait songer à faire renaître certains de ces concepts très simples. Basiques et résistants Ils ne nécessitent pas pour leur entretien un outillage complexe. Et en les adaptant aux normes actuelles, ils peuvent rendre de grands services.

 

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