Bienvenue sur Auto-ies.com

La Renault 12 a 50ans

  • février 20, 2019
  • sur Alexandre

Cette berline familiale du constructeur au losange fête en cette année 2019 ses cinquante ans. Pour autant, malgré son important succès à l’époque, elle n’est pas vraiment restée dans la mémoire collective. Le temps d’un article ressortons la de son oubli.



Renault 12, la nouveauté de 1969

En cette fin des sixties, les berlines familiales des autres constructeurs français rivalisent de nouveautés techniques ou stylistiques. Peugeot rencontre le succès avec sa 204 à moteur transversal en alliage léger et traction avant. Simca cartonne avec sa 1100, elle aussi traction avant et motorisation transversale avec une ligne moderne agrémentée d’un hayon. Et pour mémoire,chez Citroën l’Ami 8 succède à l’Ami 6. Chez Renault pour lutter dans ce créneau on trouve le couple des vieilles R8 et R10 à moteur et transmission arrières et la toute nouvelle R6, petite R16 à traction avant comme sa grande soeur, mais qui peine à conquérir la clientèle conservatrice attachée aux carrosseries à coffre et à la propulsion.
Renault veut réconcilier tout le monde en dévoilant sa R12.

R12, première production voulue mondiale par Renault

Pour réussir ce difficile challenge de plaire au plus grand nombre et de pouvoir circuler dans le maximum de pays différents, Renault va choisir de mixer des solutions anciennes et modernes. Sur le plan technique la nouvelle venue surprend par la rusticité de son essieu arrière rigide contrastant avec la modernité de ses roues avant motrices. Ces dernières sont entraînées par une évolution d’un moteur maison bien connu, le 4-cylindres présenté en 1962. Cette motorisation paraît bien vétuste face au bloc moteur en alliage d’aluminium, plus léger et plus compact, étrenné quatre ans plus tôt par sa grande sœur, la Renault 16. Avantage décisif pour la mondialisation, cette motorisation simple, solide et largement éprouvée peut être réparée et entretenue par nombre de mécaniciens à travers le monde sans nécessiter un outillage particulier ou des connaissances spécifiques et pointues en mécanique.

Une ligne quelconque mais passe-partout

Pour séduire plus d’acheteurs, Renault décide de ne pas doter la R12 d’un hayon. Un élément distinctif que le constructeur a pourtant imposé depuis 1965 sur tous ses nouveaux modèles (R4, R16, R6). Il faut reconnaître qu’en dehors de la France, cet élément n’a pas la cote. Un moindre mal car la R12 permet à Renault de proposer aux français une voiture sans ce hayon si clivant… Pour le reste, la carrosserie de la R12 demeure banale, la seule surprise demeure dans le décroché très marqué de l’arrière. La ligne est bien moins austère que la R8 qu’elle remplace, bien plus fluide avec l’arrivé de courbes. Le design final est un moindre mal quand on sait que les études de certains stylistes ont proposé des calandres avant à trois optiques ou d’autres bizarreries du même genre. Cela n’empêche pas la presse automobile anglaise de qualifier sa silhouette de “baguette de pain trop molle”. Mais les français le savent (surtout les amateurs de rugby) l’anglais est perfide pour tout ce qui vient du continent !

Une auto au succès international

Assemblée dans l’usine de Flins de 1969 à 1980, puis en Turquie jusqu’en 1999, ainsi qu’en Roumanie jusqu’en 2004, la Renault 12 occupe aussi les chaînes des usines Renault en Espagne, en Slovénie et en Colombie. Des accords sont noués pour en assurer le montage au Portugal, en Irlande, en Australie, au Canada, en Argentine, à Madagascar, au Maroc, en Côte-d’Ivoire et en Afrique du Sud. Elle est finalement produite à 4,1 millions d’exemplaires. Et encore ce score ne comptabilise pas les quelques 2 millions de dérivés fabriqués en Roumanie par Dacia (déjà!) , ni les 700.000 exemplaires assemblés en Turquie par OYAK.
Une belle réussite à méditer.

Laisser un commentaire