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LA BATTERIE, MAILLON FAIBLE DES AUTOMOBILES MODERNES

  • janvier 12, 2019
  • sur Alexandre

Cette constatation ne concerne, bien sûr, pas les automobiles mues par un moteur électrique mais toutes celles (les plus nombreuses à ce jour) qui sont propulsées par les bons vieux moteurs atmosphériques.



Batterie de voiture, L’état des lieux

Avec les voitures d’autrefois, il était “courant” (c’est le cas de le dire en l’occurence) de rester sur le bord de la route avec l’impossibilité de démarrer son auto par manque de puissance dans la batterie. Les décennies ont passé mais le problème reste entier. D’après les données des services de dépannage européen près de 40% des appels à l’aide des automobilistes concernent un manque de puissance dans la batterie interdisant tout démarrage du moteur ou bien son fonctionnement normal (puissance bridée, message d'alerte au tableau de bord). Comment se fait-il alors que malgré des décennies de progrès techniques, la situation reste si catastrophique?

La raison est à chercher ailleurs

Et justement à cause des progrès technologiques. L'entrée en vigueur de la norme Euro 6 en 2016 a conduit les constructeurs à monter sur leurs voitures des batteries plus puissantes, rendues nécessaires par la généralisation des systèmes de Stop and Start automatiques, de récupération de l'énergie cinétique et de l'alternateur piloté. Ces trois systèmes sont censés nous faire gagner en consommation de carburant, mais sont énergivores en ampères et nos batteries ont du mal à s’en remettre. Pourquoi ? simplement parce que le courant qui l'alimente est produit par un alternateur qu'entraîne le moteur au prix d'une légère surconsommation de carburant. Pour la réduire, les constructeurs ont pris le parti de ne plus faire tourner en permanence l'alternateur. C'est l'électronique qui détermine quand l'entraîner, en fonction de la demande en courant des accessoires et du taux de charge de la batterie.

Conséquence

Afin d’être le plus vertueux possible les constructeur pré-programment l’interruption de l'entraînement de l'alternateur dès que le taux de charge de la batterie atteint les 85 %. La batterie n'est donc jamais chargée à bloc, comme elle pouvait l'être sur les véhicules d'autrefois qui rechargeaient en permanence leur alternateur. Autre point noir, la multiplication des accessoires électroniques embarqués (écrans, téléphones, antenne wifi, moteurs d’assistance, etc). Des exemples ? la simple action de verrouiller à distance les portières consomme 25 ampères. Un autre exemple? les véhicules équipés d'un frein de stationnement électrique. Le calculateur est programmé pour vérifier la tension des câbles de serrage. Cette vérification intervient à intervalles réguliers, ou bien lorsqu'un capteur détecte un mouvement par exemple au passage d'un autre véhicule, du fait du déplacement d'air. Consommation pour ce petit travail? jusqu'à 35 ampères. Au final une foule de systèmes électroniques touchant à la gestion moteur et à l'infodivertissement restent en éveil et consomment une intensité non négligeable.

Conclusion

Il n’est donc pas surprenant que nos batteries se retrouvent aux abonnés absents après un séjour d’une ou deux semaines sur un parking d’aéroport. Des appareils de maintien de charge peuvent être achetés mais pour remplir leur office, ils doivent être branchés sur une prise électrique … La meilleure des solutions est (peut être?) de prêter pendant votre absence votre chère auto à belle-maman ou à l’un de vos enfants. Eux la feront tourner. Je sais c’est dur, mais vous y gagnerez le prix d’une batterie neuve et ça justement, ça n’a pas de prix.

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