Bienvenue sur Auto-ies.com

HONDA S800: PETIT MAIS COSTAUD !

  • mars 26, 2019
  • sur Alexandre

Dans cette deuxième moitié des “sixties” le motoriste Honda est surtout connu pour ses deux roues. Mais en 1966, il fait une entrée fracassante dans le monde des quatre roues avec un turbulent coupé/cabriolet: le Honda S800.



Honda S800, une mécanique hors du commun

Le S800, c’est comme le fameux bonbon P’tit Pie Mousse (merci de m’excuser pour cette publicité gratuite!), une petite boule de nerfs, toute menue mais aux rugissements de lionne grâce à un moteur issu de la technologie moto. Un véritable bijou de précision, digne des mouvements d’horlogerie de nos amis suisses: un moteur de 800cc atmosphérique qui délivre 70 cv à 8.000 trs/mn et dont la zone rouge s’étend de 8.500 à 11.000 trs/mn, grâce à un vilebrequin spécial monté sur roulements. Il est gavé par 4 carburateurs et s’offre un double arbre à cames en tête.
La S800, c’est aussi le rugissement de son double échappement caractéristique, une sonorité envoûtante, qui passe du grave à l’aigu avec une rapidité démentielle ! Les 160 km/h sont une réalité et atteints dans un feulement étonnant ! Pour profiter de cette musique wagnérienne, la boîte à 4 vitesses offre des verrouillages parfaits et un étagement court qui ne donne pas loin de 6.000 trs/min à 120 km/h ! Quel changement pour l’époque, à côté des tranquilles moteurs européens culbutés ou même des gros V8 américains !

 

Honda S 800, un coupé/cabriolet ensorceleur

La ligne est classique des années 60-70. Elle présente des marquages sportifs évidents : bossage sur le capot, bouchon de réservoir chromé et petits manomètres de contrôle cerclés de chrome. La version coupé propose un poupe très sexy. Du côté du châssis, la S 800 utilise une plateforme à profilés soudés sur laquelle la carrosserie est boulonnée. Les suspensions AV sont à roues indépendantes, l’essieu AR est rigide, les freins avant sont à disques. C’est dans les habitudes de l’époque. Un missile un rien sautillant et déstabilisant sur revêtement dégradé. Le confort est également dans la norme, mais il ne faut pas mesurer plus de 1m80, sinon les déplacements sont douloureux. J’ai personnellement connu un trois-quart aile de rugby à Quinze, basque de naissance, qui ne jurait que par sa belle asiatique mais devait s’y faufiler au chausse-pied pour assouvir sa passion du pilotage.

 

Quelle passion de nos jours ?

La S800 tout coupés et cabriolets confondus a été fabriquée à 11.500 exemplaires en 5 années de production seulement. Mais à l’époque, avec un réseau pratiquement inexistant et une taxation élevée imposée par l’état français pour les produits importés d’Asie, la S800 est restée une automobile rare sur les routes de l’hexagone . Elle n’en est que plus désirable pour se démarquer au milieu des flots de Triumph, Austin ou MG de la même période ! Des engins qui eux sont des voitures bien moins fiables. La côte actuelle: de 8.000 à 18.000 euros pour le coupé,de 10.000 à 25.000 euros pour le cabriolet.

 

Conclusion: Dégainez vite vos euros si les petites automobiles japonaises sont votre tasse de thé (ou votre verre de whisky japonais !) … la tendance de leur côte reste à la hausse.

Laisser un commentaire