Bienvenue sur Auto-ies.com

Guide d'achat Auto-ies: COMPARATIF MONOSPACE

  • mai 2, 2019
  • sur Alexandre

Ce n’est pas parce que la famille s’agrandit que l’on doit renoncer au plaisir de conduire. Découvrez avec nous trois monospaces bien dans leur peau: Le Renault Scenic, le Ford C-Max et le Citroën C4 Space Tourer.



Premier contact avec ces trois monospaces

Léger restylage, évolutions moteur et quelques équipements supplémentaires : le Renault Scenic renouvelle constamment sa gamme. Pourtant c'est bel et bien le C4 Space Tourer qui profite désormais de l'attrait de la nouveauté. Plus léger et plus technologique, il se donne les moyens de ses ambitions.Le Ford C-Max, pour sa part, a été le premier des monospaces à oser adopter un tout petit trois-cylindres turbo-essence. Mais pas n’importe lequel, le très réussi et sophistiqué 1.0 Ecoboost 125 ch, élu quatre fois de suite Moteur de l’année toutes catégories par un jury international de soixante-journalistes.. En dépit de sa cylindrée très modeste, ce 1.0 surprend par sa capacité à déplacer avec une certaine facilité un monospace de presque 1.500 kg à vide. Grâce à ses 170 Nm de couple disponibles dès 1.400 tr/mn (200 Nm avec overboost sur les trois derniers rapports accélérateur écrasé), il offre quasiment l’agrément d’utilisation d’un diesel, mais sans les vibrations ni le bruit. Sa sonorité typique de trois-cylindres se montre même assez agréable lors des montées en régime, et sa discrétion est totale sur route et autoroute. Et comme sa consommation demeure raisonnable (7,8 l/100 km en moyenne), il y a vraiment matière à hésiter avec les variantes diesel, pour peu que votre kilométrage annuel demeure sous la barre des 15.000 km.
Autrefois leaders dans le paysage automobile français, les monospaces compacts sont en perte de vitesse. Entre temps, les SUV et autres crossovers compacts sont entrés dans la danse avec des arguments de choix : style aventurier, consommations en baisse grâce à des versions deux roues motrices et qualité de vie à bord correcte. Certes les monospaces en question se montrent encore plus économes et plus spacieux, mais l'allure plus atypique de ces crossovers décidément bien encombrants emporte souvent la décision finale. Arrivée sur le marché récemment, cette nouvelle génération de C4 Space Tourer se donne les moyens d'inverser la tendance : style toujours moderne, ambiance lumineuse et habitacle accueillant. Il y ajoute désormais une technologie bien plus poussée : régulateur de vitesse adaptatif et capteurs de surveillance d'angles morts sur la version haut de gamme. Désormais doté d'une interface multimédia intégrant toutes les fonctions de divertissement et de fonctionnement du véhicule, il prend une longueur d'avance sur ses rivaux. Ajoutez à l'ensemble un poids réduit et vous obtenez un monospace compact des plus prometteurs. En face, le Scénic compte sur son léger restylage pour rester dans la course grâce à sa face avant légèrement redessinée et sa nouvelle articulation de gamme.

Vie à bord

Parce que l'on achète un monospace compact pour la qualité de sa vie à bord, nos deux tricolores se mettent en quatre pour chouchouter leurs occupants. Par rapport à une concurrence souvent plus traditionnelle, les Scénic et C4 réservent une atmosphère futuriste : instrumentation digitale installée au centre et atmosphère lumineuse. Citroën va plus loin encore avec des compteurs au graphisme plus travaillés, même si ceux de son rival sont personnalisables. Le Space Tourer y ajoute en outre une interface installée sous le combiné, regroupant climatisation, réglages et les autres fonctions de divertissement du véhicule. Bien aidé par son pare brise panoramique, il transforme son habitacle en véritable puits de lumière. Côté ambiance, le Renault ne peut lutter. Mais il se rattrape par une ergonomie plus évidente et une meilleure qualité de fabrication avec ses matériaux plus valorisants. Les deux multiplient les rangements et proposent des tablettes aviation et des aumônières au dos des sièges avant. Le Space Tourer profite de plus grandes trappes sous les pieds des passagers arrière. Le Scénic réplique par la présence de trappes également à l'avant et de tiroirs nichés sous les sièges conducteur et passagers. Léger avantage Renault.
Les deux disposent de trois sièges individuels et coulissants en guise de places arrière. D'une largeur identiques, ceux du Space Tourer manquent un peu de longueur d'assise et de hauteur par rapport au plancher. Résultat des courses, les occupants auront davantage l'impression d'avoir "les genoux sous la mâchoire". Les deux passagers latéraux sont bien mieux installés sur le Renault : assises plus larges et longueur aux jambes supérieures. Celui du milieu sera en revanche bien moins loti que les deux autres et ceux de son rival, le siège central étant plus étroit. Mais le Scénic conserve toujours sa modularité dépassée. Ses sièges extractibles qui se replient en portefeuille sont toujours aussi fastidieux à manipuler sans parler du problème de stockage… En face, le Space Tourer propose ce qui se fait de mieux, avec un ensemble escamotable qui libère au besoin une surface de chargement plane. Les contenances pratiquement équivalentes de leur coffre (537 litres pour Citroën contre 555 litres chez Renault) ne parviendront pas à les départager sur ce point. Les deux profitent d'un seuil de chargement bas. Un bon point pour installer des objets lourds !
Le C-Max a opéré, lui, un choix original avec son siège central se repliant en arrière dans le coffre – son volume chute alors à 300 dm3 – et les deux extérieurs reculant en diagonale vers le centre pour donner davantage d’aisance à deux occupants. De plus, les sièges arrière du Ford doivent être démontés, péniblement, pour obtenir son volume maximal de 1.600 dm3, quand le Citroën libère en un tournemain 1.540 dm3 juste en rabattant les siens. Et puis, si ces deux monospaces disposent de suffisamment de rangements, le Citroën va plus loin avec des bacs de portes plus vastes, une boîte à gants climatisée et un espace pour poser son smartphone, bien en vue, tout près des prises USB au milieu de sa console centrale. Enfin, aucun des deux ne fait référence en matière d’ergonomie. Le Ford progresse en adoptant un écran tactile qui supprime une multitude de boutons sur la console centrale, mais conserve bien trop de commandes sur le volant, comme le Citroën d’ailleurs. Et si ce dernier a mené une grosse chasse aux boutons, son écran tactile manque de réactivité pour être vraiment fluide.

Sur la route

A force de prendre soin de ses occupants, la précédente mouture du monospace Citroën oubliait un peu le plaisir de son conducteur, transformant l’automobile en bateau ivre au moindre itinéraire sinueux. Son remplaçant privilégie toujours le confort, avec ses suspensions souples. Toujours prévenant sur les dos d'ânes, il isole parfaitement ses occupants des agressions de la chaussée. Son amortissement moelleux engendre toujours du flottement dans les grandes courbe prises à vive allure. Reste qu'il se montre bien plus agile que son prédécesseur. Son train avant accrocheur et sa nouvelle plate forme -qui lui permet de gagner 140 kg- le rend plus efficace qu'avant. Pourtant, le Scénic reste toujours devant, côté dynamisme. Maîtrisant davantage ses mouvements de caisse et profitant d'une direction plus communicative, il se montre un des monospaces les plus enjoués de la catégorie. Attention toutefois à son confort plus ferme à basse vitesse ! Dans leurs déclinaisons diesel cœur de gamme, nos deux monospaces français se montrent suffisamment performants pour envisager de longs trajets avec armes et bagages. Pourtant les sensations mécaniques diffèrent. Profitant de son couple supérieur et de son poids réduit, le Citroën se montre autrement plus tonique dès les plus bas régimes. En face, le 1.5 dCi du Scénic semble désespérément creux et vous oblige à constamment jouer avec une commande de boîte au demeurant agréable. Ajoutez au C4 Space Tourer un système stop and start bien plus réussi et vous obtenez un bloc bien plus agréable au quotidien. Il ne lui reste plus qu'à réduire ses grondements à l'accélération face à un bloc Renault plus discret.Avec un tel moteur, il faut un châssis qui assure. Celui du Citroën fait le travail, mais pas aussi bien que celui du Ford, qui réalise la synthèse quasi parfaite entre confort et tenue de route. Malgré quelques trépidations aux basses vitesses, l’américain bénéficie de suspensions très progressives et ses prises de roulis restent raisonnables.Dans le Ford, une planche de bord façon "cockpit" et une position de conduite proche de celle d'une berline gomment la sensation d'être au volant d'un monospace. Sa direction, assistée juste ce qu’il faut, offre la consistance adéquate pour sentir le niveau d’adhérence et commande un train avant très précis, presque incisif. Pour les amateurs de conduite et de routes sinueuses, c’est le bon choix.

Le Citroën opte, lui, pour une direction bien plus assistée et des suspensions assez souples qui talonnent assez vite en cas de conduite poussée. S’il n’apprécie pas d’être brusqué, il soigne davantage le confort de ses occupants. Un trait de caractère que l’on retrouve à bord où, en dépit d’une largeur habitable équivalente à celle de son rival, le Space Tourer, avec sa planche de bord plus claire, moins "enveloppante", et des montants avant plus fins, donne davantage la sensation d’espace. À l’arrière, la place aux jambes, suffisante pour des adultes, ne permet pas de les départager, contrairement à la modularité, plus réussie chez le français avec ses trois sièges qui se rabattent contre le soubassement et forment un plancher plat dans le prolongement du coffre. De plus, ses trois assises indépendantes coulissent vers l’avant sur 14 cm, pour accroître le volume de la soute en cas de besoin (de 380 à 450 dm3 sous tablette).

Conclusion

Difficile de départager ces monospaces qui se veulent des références dans leur catégorie. Agréables à vivre tous les trois, ils offrent une ambiance unique. Le Space Tourer va plus loin encore avec une atmosphère plus lumineuse, une technologie plus moderne et une modularité mieux pensée. Plus dynamique à conduire et plus accueillant à l’arrière, le Scenic conserve tout de même de belles cartes dans son jeu face à un Space Tourer plus récent, plus confortable et plus compétitif côté tarif. Quant au C-Max lui aussi est moins cher, tout en offrant une motorisation pleine de qualités et un châssis plus dynamique.
Alors à vous de jouer !

Laisser un commentaire