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FIAT 124 SPIDER (1966 -1985) Découvrable et recommandable!

  • mars 21, 2019
  • sur Alexandre

Cabriolet rime souvent avec “anglais”. Pourtant les italiens, connus pour être d’excellents motoristes, brillent aussi par la qualité de leurs cabriolets. A l’heure où le Fiat Spider 124 “new look” sorti en 2016, commence à faire parler (en bien!) de lui, il n’est pas inutile de se retourner sur son ancêtre.



Fiat 124 Spider, une bonne filiation

Dessiné par Pininfarina et directement dérivé de la berline 124 apparue début 1966, le Spider peut s’appuyer sur des bases mécaniques saines. En effet, bien que cataloguée “populaire”, la berline dispose de sérieux atouts techniques notamment ses quatre freins à disques et son moteur double arbre à cames de 1438 cm3, inédit pour cette gamme d’automobile dans les sixties, ainsi qu’une tenue de route très rassurante pour une propulsion (à cette époque). Sur route, le Spider 124 se contrôle facilement. Ferme et précise, la direction est pour beaucoup dans le plaisir de conduite, de même que la boîte bien étagée (surtout sur les versions à 5 vitesses). Modérément survireur, le Spider 124 s'inscrit aisément en courbe et sa relative légèreté permet de tirer le meilleur parti de la puissance disponible (90 ch) qui vous emmène à une vitesse de pointe de 180 km/h.

 

Les évolutions moteur successives

Né en novembre 1966, le Spider 124 va connaître une très longue carrière qui va le conduire dès 1968 jusqu’aux USA. Plusieurs motorisations vont se succéder sur ce cabriolet, mais elles sont toujours des évolutions du premier moteur. Les 1400 et 1600 de la 1ère génération ( 1966- 1972 ) s'imposent comme les plus pointus et montent aisément en régime en chantant dans les tours. Le premier cité n'affiche toutefois que 90 chevaux. Plus ambitieux, le 1608 cm3 proposé à partir de 1970 revendique la coquette puissance de 110 chevaux à 6400 tours/minute, un rendement flatteur pour un moteur de grande série du milieu des années 1960. Plus sages, à certains égards, sont les moteurs équipant les seconde et troisième générations ( 1592, 1756 et 1995 cm3 ) mais leur architecture conserve la distribution à double arbre à cames en tête de leurs prédécesseurs. A noter que pour se plier aux normes américaines les moteurs des voitures exportées sont “dégonflés”, les rendants bien moins vivants. Par exemple le 1756 ne produit plus que 82 ch une fois parvenu outre-atlantique. Pour l’Europe, l’ultime version produite en 1983 développe quant à elle 135 ch.

 

L’esthétique du Fiat 124 Spider

Pininfarina signe là un cabriolet aux lignes intemporelles. Aucune audace dans ce dessin apparemment banal mais avec le recul du temps, on se doit d'admettre que les années n'ont pas eu de prise sur ces formes sobres et classiques qui ont su séduire sans vraiment lasser. Ce qui explique que cette automobile puisse, aujourd’hui, se prévaloir désormais d’une carrière de presque 20 ans et plus de 198 000 exemplaires sans beaucoup de retouches de carrosserie jusqu’à la fin de sa carrière, ce qui n’est pas courant. Seule concession notable au dessin original les pare-chocs proéminents que les normes de sécurité U.S. ont imposé aux modèles exportés.

 

Pour conclure, le cabriolet Fiat Spider 124 reste de nos jours un compagnon tout à fait recommandable pour qui recherche une voiture décalée, utilisable même quotidiennement et avec un réel agrément de conduite. Bien moins rustique et exotique que nombre de cabriolets anglais de son époque. C’est l’un de ses point fort, mais pas le seul !

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