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CG la sportive française injustement oubliée

  • mars 7, 2019
  • sur Alexandre

Qui se souvient des jolies frimousses de ces petites voitures sportives qui ont rivalisé en leur temps avec les berlinettes Alpine? Et de leur emblème le coq gaulois dessiné par un des pères d’Astérix, le célèbre Uderzo?



En savoir plus sur la création de la marque CG

Fondée par les trois frères Chappe associés à Amédée Gessalin leur beau frère (d’où les initiales CG) la société se spécialise dans la construction de carrosseries en polyester, armées de fibre de verre. Elle réalise avec ce matériau des carrosseries pour Alpine, René Bonnet et Matra. Pour divers motifs (relocalisation de la production ou nouveaux partenaires) ces constructeurs abandonnent au fur et à mesure leur fournisseur CG. Celui-ci décide alors de produire sa propre voiture de sport en s’alliant pour la partie mécanique à un constructeur solidement établi dans ces années soixantes Simca.
Active de 1966 à 1974 la marque va produire un peu moins de 400 autos . Des coupés et des spiders dont 280 de son plus “grand succès” la CG type B1200. Toutes assemblées dans les ateliers maisons situés rue du Coq Gaulois (d’où le sigle) à Brie Comte Robert en Seine et Marne.

 

La sportive CG doit beaucoup à Simca

Jean Gessalin (le fils qui succède à son père décédé) dessine un petit coupé sportif et, pour la partie mécanique, un accord est trouvé avec Simca. Le coupé Sport 1000, équipé d’un moteur de Simca 1000, apparaît en 1967. Il est suivi l’année suivante par le coupé 1200 qui hérite du moteur de la Simca 1200 et devient le modèle de loin le plus diffusé de CG. En 1972, le coupé 1300 gronde grâce au moteur de la Simca 1000 Rallye2, modèle iconique de la jeune génération à blouson de cuir court et pantalon “pattes d’eph”. Les CG sont construites grâce à des pièces puisées dans la banque d’organe de Simca mais la mécanique, certes de même origine, est revue et corrigée pour en tirer des puissances bien supérieures (170 ch et jusqu’à 225 ch sur le modèle de compétition). De quoi offrir des accélérations redoutables compte tenu de la légèreté de l’ensemble (moins de 700 kg).

 

CG suite et fin

Si la Simca 1000 Rallye2 se présente comme l’anti-R8 Gordini, la gamme CG se pose comme une alternative aux Alpine. Les CG sont moins puissantes et moins démonstratives que les Alpine de Renault mais elles sont bien plus légères et moins chères. La Matra Djet, autre petite sportive populaire, se trouve aussi dans la ligne de mire des CG. Faisant preuve d’idées innovantes le petit artisan constructeur CG séduit les apprentis pilotes en leur proposant avant tout le monde de personnaliser leur voiture en choisissant la couleur qu’ils souhaitent. (il n’existe pas de nuancier préétabli), les équipements dont ils ont besoin et même la puissance du moteur. Destinée à la course, la CG à moteur central qui ne pèse que 548 kg, sensiblement moins qu’une Alpine A110, se forge un superbe palmarès. En 1973, elle décroche même 22 victoires en rallye. Hélas le premier choc pétrolier et les restrictions que le gouvernement met en place pour les épreuves de courses automobiles fragilisent CG exclusivement tourné vers la compétition. De plus Simca passé sous la bannière Chrysler abandonne le petit coq gaulois. Conséquence en 1974 la société des automobiles CG dépose le bilan.

 

Verra-t-on un jour la marque CG ressuscitée? Certains y songent mais rien de concret pour l’instant à se mettre sous la dent. Alpine, pour sa part, après des décennies de sommeil est bien revenu au premier plan mais seulement grâce au bon vouloir et à la puissance financière de sa maison mère Renault.

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